« Casser Son Esprit » à travers l’objectivation , la Fragmentation : un Concept de Structure pour mieux comprendre le Trafic Sexuel Domestique (2018)

Traduit de l’anglais par INDIE – administrateur des sites laveritesurleporno.unblog.fr et pornosciencesante.blog, de l’article paru le 23/03/2018 : « “Breaking Her Spirit” Through Objectification, Fragmentation, and Consumption: A Conceptual Framework for Understanding Domestic Sex Trafficking (2018) »

Herrington, Rachael L., and Patricia McEachern.

Journal of Aggression, Maltreatment & Trauma.

Pages 1-14 | Received 04 Sep 2017, Accepted 25 Nov 2017, Published online: 21 Feb 2018

https://doi.org/10.1080/10926771.2017.1420723

Il est maintenant reconnu que le trafic sexuel est un problème majeur aux États-Unis et que les victimes sont fréquemment des enfants, des adolescents et des adultes qui ont grandi aux États-Unis. Les chercheurs sur le sujet du trafic sexuel et les avocats spécialistes qu’il s’agit d’un problème d’offre et de demande et que le trafic d’individus vulnérables continuera tant que la demande pour le sexe commercial se poursuivra. Un des buts de cet article est de montrer comment le modèle de Carol Adam traitant des violences envers les femmes est uniquement applicable à la question du trafic sexuel. Plus particulièrement cet article décrit les façons dont l’objectivation, la fragmentation et la consommation permettent à l’exploitation sexuelle commerciale par le trafic sexuel de continuer. L’article explore aussi les liens entre le trafic sexuel et la pornographie, ainsi que les méthodes selon lesquelles les trafiquants opèrent pour exploiter les personnes à des fins de prostitution, et surtout d’une façon qui garantit leur docilité. Finalement, l’article cherche également à expliquer aux cliniciens qu’il est urgent de considérer tout ceci, afin d’augmenter leur compréhension des problématiques exclusives aux survivants du trafic sexuel et d’adopter une approche théorique intégrant ces données lors des thérapies et soins psychologiques des individus victimes de la traite/trafic sexuel.

Qu’en est-il de Fantasmer pendant le « Reboot »[/Sevrage] ?

Article publié sur le site YourBrainOnPorn le 11/08/11 et traduit par INDIE – administrateur des sites PornoScienceSante et laVeritesurleporno.unblog.fr

Question : « Quelle est la différence entre fantasmer sur du porno et regarder du porno ? »

Réponse : « La souris ».

Peut-être que j’exagère, mais fantasmer sur le porno ou lire des histoires « érotiques » rend le rétablissement plus difficile et éventuellement plus long. Fantasmer sur le porno que vous avez visionné active les « voies de dépendance sensibilisées » (« sensitized addiction pathways »), provoquant des pics de dopamine, qui semblent être en lien avec des envies (« cravings ») et une agitation accrue. Cela augmente le risque de rechuter, et maintient les voies neurales de l’addiction en vie. (voir cette courte vidéo à propos de fantasmes et de pornographie).

La recherche sur l’imagerie mentale indique que fantasmer ou imaginer une expérience active plusieurs des « mêmes circuits neuronaux » que lorsqu’on vit réellement l’expérience. En d’autres termes, fantasmer sur du porno renforce vos voies de dépendance. Citation de l’étude « « Est-ce que les actions réelles (exécutées) et imaginées partagent le même substrat neural ? » . Les chercheurs concluent :

« Ces trois sources de données fournissent un soutien convergent à l’hypothèse que les actions imaginées et exécutées partagent, dans une certaine mesure, les mêmes structures centrales. »

D’un autre côté, d’après ce que disent les gars sur le forum, utiliser son imagination pour imaginer de vrais partenaires potentiels est plus satisfaisant que de se laisser aller en « autopilote » en permettant passivement au porno / aux souvenirs porno de faire tout le travail.

Question : « Qu’en est-il de fantasmer sur le sexe réel pendant le reboot ? »

Réponse : « Qui sait ? »

Beaucoup de gens disent que fantasmer sur le sexe réel, ou d’ « objetiser » les femmes / hommes est généralement contre-productif lors du sevrage. Nombreux sont ceux qui rapportent que le fait d’éviter toute forme de fantasme permet de vivre des changements très satisfaisants sur leur perception, telle que le fait de pouvoir percevoir les êtres humains comme réels et non comme des « objets sexuels ». D’un autre côté, les humains fantasment depuis des éons… En regardant le positif, il serait logique de reconnecter votre cerveau au sexe réel si vous avez déjà un peu d’expérience sexuelle. La clef peut être alors de NE PAS imaginer la partenaire dans vos scénarios pornographiques préférés, mais plutôt de rester dans le côté édulcoré et romantique, si vous devez vous masturber.

J’aime la vision de ce gars :

« La nuit dernière, j’étais assis en train de me relaxer après l’entraînement, occupé à ne pas me masturber (vous savez bien de quoi je parle) et bien sûr, je pensais au sexe.  Puis j’ai pris conscience de ça : j’aime vraiment penser à de belles femmes. Je veux dire que ça me rend HEUREUX. Je me suis senti m’affirmer, en acceptant d’être excité sexuellement sans le voir comme un problème. Pour la première fois de ma vie je ne le voyais pas comme un problème à régler. J’ai réalisé que c’est mon état naturel en tant qu’homme et qu’il est important  d’être un homme vrai. »

« Pensez-y: si vous êtes pris dans le cycle quotidien du PMO, vous considérez que votre désir sexuel est un problème qui a constamment besoin d’être régler. Nous avons en quelque sorte peur d’être excités parce qu’à chaque fois que nous commençons à ressentir ce désir, nous commençons immédiatement à nous protéger jusqu’à ce qu’il s’en aille. POURQUOI? La nuit dernière, j’ai découvert que si vous ne vous précipitez pas pour « éteindre ce feu », il se trouve que ce feu est celui qui devrait être constamment en train de brûler dans tous les hommes, nous poussant dans le monde pour avancer.

Nous avons besoin de ressentir cette chaleur. Nous sommes vraiment bénis d’être des hommes, en bonne santé et en vie. »

Un autre gars :

« Je me rends compte maintenant que je regarde en arrière, que j’ai arrêté de me masturber en fantasmant, en pensant à des vraies filles à l’âge de 13 ans. Le fantasme sur les vraies femmes est, à mon avis, la masturbation saine et normale des jeunes adultes mâles qui a probablement eu lieu pendant des milliers d’années. Les problèmes commencent quand votre masturbation passe de ça à la masturbation axée sur la nouveauté, avec de fausses femmes sous forme de pixel. Mi-lycée j’ai trouvé mon premier VHS porno, qui proposait un tas de scènes différentes dessus. Bientôt j’ai eu besoin de ça pour me masturber et avoir un orgasme. J’ai de la chance car je n’avais pas internet haut débit avant mes 18 ans.

Puis j’ai rencontré une fille que j’ai séduit pendant 2 ans (beaucoup d’autres aventures sexuelles en cours de route avec Dysfonction Erectile, mais je voulais vraiment être avec cette fille). A cette époque, j’ai donc pensé que ma DE pouvait être causée par ma consommation de porno. J’ai alors arrêté d’en regardé pendant 3 semaines, quand j’ai finalement eu un rencard avec la femme en question. Quand nous sommes allés au lit, j’ai réussi à maintenir des érections toute la nuit, mais sans orgasme. Après environ une semaine de rapports sexuels réguliers avec cette fille, j’ai cependant eu mon premier Orgasme avec exclusivement une stimulation vaginale (j’avais 23 ans), et laissez-moi vous dire que c’est un sentiment génial quand cela arrive avec une fille à qui vous pouvez dire que c’est vraiment ELLE qui vous procure du plaisir quand vous couchez ensemble. »

Voici un fil de discussions entre « rebooters » expérimentés « The No arousal method – Celibacy of Body and Mind » :

RE : « Masturbation sans porno » Quelques points à clarifier (gardez à l’esprit que je ne suis ni médecin ni autorité, juste un type d’âge moyen):

1. Oui, les gens se masturbent depuis des lustres et c’est seulement depuis que la pornographie sur Internet à haut débit est entrée en scène que les cas de Dysfonctions Erectiles ont explosé en nombre. Il semblerait donc qu’il y ait un lien direct entre la pornographie et la dysfonction érectile, et pas vraiment un lien entre la masturbation et la dysfonction érectile. Ce que nous devons prendre en considération avant de revendiquer quoi que ce soit, ce sont les différences dans les habitudes de masturbation d’hier et d’aujourd’hui. Compte tenu de l’accès à la pornographie illimitée et très excitante, quelle est la probabilité pour quelqu’un de se livrer à la masturbation compulsive par rapport à quelqu’un qui doit exercer son cerveau pour fantasmer sur une femme de la vraie vie?  Une autre chose que la plupart des utilisateurs de ce forum croient c’est que sans la pornographie, nos vies sexuelles auraient été plus saines et beaucoup plus sociales, impliquant de vrais partenaires au lieu de fantasmes. Cela étant dit, pourquoi nos ancêtres (il y a 20 ans et plus) se seraient-ils masturbés autant que nous le faisons maintenant?  Comme ils n’avaient pas accès à autant de pornographie, nous devons supposer (parce qu’autrement il serait hypocrite de croire à la déclaration ci-dessus), que leur vie sexuelle était saine et que leurs habitudes de masturbation ne changeaient pas beaucoup de cela. La seule conclusion que je peux tirer, c’est que la masturbation, même avec un peu de fantaisie, ne devrait pas être considérée comme négative et ne provoque pas de dysfonction érectile!

2. Cependant, quand il s’agit de la masturbation, trop c’est trop. Un autre problème est qu’en théorie, nous pourrions nous engager à nous masturber sainement à partir de maintenant, mais en réalité, une fois que nous commençons, nous continuons à consommer du porno, juste pour s’offrir un orgasme plus rapide et plus intense. Surtout pendant le redémarrage, cela peut se retourner contre nous. C’est la raison pour laquelle la masturbation devrait être évitée jusqu’à ce que vous sentiez que votre corps et votre esprit sont à nouveau dans un équilibre stable, et ceci depuis un temps considérable ! L’équilibre peut être perturbé et et il ne faut pas vouloir aller vite! Après cela, chacun a le choix de s’engager dans les habitudes qu’il veut, sachant ce que le porno et la masturbation excessive peuvent causer.

3. Le fait de fantasmer est considéré comme quelque chose de risqué aux premiers abords car au début (les premiers mois), nos fantasmes ne sont rien d’autre que des versions modifiées des scènes pornos que nous trouvons dans nos têtes. Le fait que votre cerveau soit un peu engourdi par le plaisir et appauvri en créativité, vous fait prendre le chemin facile lorsque vous utilisez l’imagination comme support. Vous ne pouvez imaginer clairement à quoi ressemblerait cette femme sexy nue.Vous ne pouvez pas imaginer avoir des relations sexuelles et attentionnées avec cette jolie femme. Solution? « Souvenons-nous de cette scène porno qui nous a fait perdre des heures », dit votre cerveau. Là se trouve le danger; ce n’est pas dans le fait de fantasmer. Une personne en bonne santé qui a des fantasmes naturels à propos de quelqu’un ne va pas avoir d’ ennuis, tandis qu’un accro au porno qui continue à fantasmer, en étant basé sur son passé porno ne fera qu’empirer les choses. Mon opinion est qu’une fois que vous commencez à vous rétablir, si votre esprit commence à fantasmer par lui-même, sans être extrême ou irréaliste, vous devriez l’autoriser à fantasmer. Ne renforcez pas, n’alimentez pas nécessairement le fantasme, mais permettez-lui d’être. Si vous me demandez, ignorer ou supprimer ce genre de pensées pourrait affecter la libido sur le long terme.

Je pense que la principale différence entre nous et les générations précédentes est que nous avons le choix de regarder du porno. Les gars plus âgés fantasmaient au début et ensuite essayer de coucher avec cette femme, pour ne plus avoir à fantasmer davantage (ou du moins pas autant que ça). À long terme, fantasmer sur quelqu’un serait un signal pour poursuivre une relation, puisque la récompense serait le sexe réel!


« Je pense que cela dépend totalement du type de fantasme. S’il ressemble de près ou de loin à du porno, il devrait être écarté. Deux raisons:

1) Les fantasmes P peuvent entraîner une rechute

2) ils peuvent renforcer les circuits neuronaux liés à l’addiction que nous essayons de modifier en « rebootant ». Votre cerveau ne fait pas de distinction entre l’imagerie qui provient d’un écran d’ordinateur et celle de votre propre esprit, donc le fait de se repasser des images de type P à travers votre cerveau est à peine différent que de regarder du P. Cela dit, je ne pense pas que tout fantasme soit mauvais et contre-productif. Pendant le sevrage, à peu près pour la première fois de ma vie, j’ai commencé à avoir un autre type de fantasmes qui impliquent l’intimité mais pas le sexe. Ces fantasmes impliquent des choses comme échanger des sourires, se tenir la main, se donner des massages du dos ou des pieds. Je sais que cela peut sembler ringard, mais ces fantasmes sont en réalité très vivants et agréables. Je ne les considère pas comme des versions plus atténuées des fantasmes sexuels, car ils sont qualitativement différents. Cet autre type de fantasmes est non seulement non contre-productif, mais j’ai même trouvé que cela avait un effet positif….

Suite de l’article en cours de traduction…

Le « X Rouge »

Traduction (proposée par INDIE – administrateur des sites PornoScienceSante, LaVeritesurlePorno.unblog.fr, et du forum de laveritesurleporno) d’une partie de l’article (consacrée spécifiquement à la technique du X Rouge) « Additional Techniques for Dealing with Flashbacks and Cravings » – publié le 18/12/2010 par Marnia Robison sur le site YourBrainOnPorn

Transcender des désirs physiques peut être fait par grâce à une technique qui consiste à éliminer l’image avant qu’elle ne se forme et qu’elle n’attire l’énergie. Empêcher l’image ou le fantasme de prendre de l’ampleur permettra de s’épargner beaucoup d’ennuis, beaucoup de douleur et de lutte inutiles. Voici une description du processus du Dr David R. Hawkins. Imaginez que vous annuler l’image dès qu’elle apparaît en la remplaçant par un gros X rouge (cela provient d’un dvd intitulé : « What is Real ? »). Comment transcender tout désir de nature physique. Comment surmonter une envie forte (craving). 

« Un craving arrive d’abord dans votre esprit en tant qu’image. Si vous observez attentivement cela, vous verrez que tout désir apparaît d’abord sous la forme d’une image, qu’il s’agisse d’un cheeseburger, d’un hamburger, d’un corps nu, peu importe, ou si vous êtes un alcoolique, d’une boisson. D’abord vient l’image de la boisson. Vous l’éliminez instantanément (imaginez le grand X rouge sur l’image [et « entendez » un fort gong ou buzzer dans votre esprit]). L’image puise de l’énergie, et lorsqu’elle apparaît pour la première fois, elle ne mesure que 5 watts. Si vous ne l’exterminez pas dans la première seconde, elle est d’environ 150 watts, puis de 600 watts, et ensuite c’est un « il me faut ma dose ». Vous pouvez interrompre la progression en interrompant l’image. Très bien. Donc même si vous regardez quelque chose, comme un cheeseburger, ou quoi que ce soit, ce n’est pas seulement un cheeseburger. C’est instantanément l’image d’un cheeseburger qui fait irruption dans votre esprit, et qui déclenche l’envie/craving. Par conséquent, vous devez être très rapide et voir l’objet de l’envie apparaître dans votre conscience, puis faire un choix pour l’éliminer maintenant. Je dis toujours aux alcooliques qu’ils ont environ une ou deux secondes pour éliminer cette image de boisson. Dans le livre des AA, ça parle d’un gars, sobre depuis 14 ans, ou 11 ans ou dans ces eaux-là, et, qui marchait dans un hôtel lorsque l’image d’un martini lui est venue à l’esprit, et inconsciemment il marcha vers le bar et après 13-14 années de sobriété, il a rechuté et s’est saoulé. Donc, dans cette « une » seconde, comme vous le verrez dans le livre des AA, là où les premiers membres racontent leurs expériences, que, de nulle part est soudainement apparue cette image du martini, et qu’en fait, c’est précisément là qu’il a eu sa chance. Etant donné qu’il n’a pas éliminé l’image du martini au bon moment, il a automatiquement marché jusqu’au bar et a perdu 14 ans de sobriété. Il n’a pas consciemment choisi; il n’avait tout simplement pas la technique de la conscience, la technique spirituelle (pour savoir comment éliminer l’image). Ces gars-là l’ont aussi essayé : »

  • « J’ai complètement cessé de fantasmer sur le porno il y a environ quatre semaines. J’ai une technique qui fonctionne bien pour moi. Chaque fois qu’un « flashback » porno entre dans mon esprit, je visualise un grand X rouge entré dans mon champs de vision. Après cela, je pense à la sirène d’une ambulance rouge avec un bruit fort.

    Si l’image porno persiste, j’explose l’image dans ma tête, en visualisant vraiment une grosse explosion. Cela a jusqu’ici éliminé toute poussée de dopamine dans mon cerveau liée à la pornographie. La clé est d’être rapide et je crois que la technique devient de plus en plus automatique avec le temps. »

  • « Mon gros X rouge est un tampon et fait le son « Ehh Eh! » – le son quand une mauvaise réponse a été donnée sur l’émission « Family Fortunes ». »
  • « Mon erreur était que lorsque des scènes pornographiques ou des images de filles nues surgissaient dans ma tête je me laissais divertir par elles avant d’essayer de m’en débarrasser. J’ai lu quelque chose hier qui disait que ces « pop ups » mentaux sont comme des ampoules électriques. Ceux qui durent une seconde sont de 5 watts, 2 secondes sont de 60 watts, et trois secondes sont de 600 watts. En d’autres termes, plus les fantasmes s’éteignent rapidement, plus il est facile d’y résister. Donc, j’ai utilisé la méthode du « X rouge » aujourd’hui. Dès qu’une image apparaît, je lance le X rouge avec un fond noir dessus et le bloque. Cela devient de plus en plus automatique, et je me sens nettement mieux émotionnellement quand je ne me laisse pas divertir par ces trucs. »
  • « J’ai dû modifier la technique. À chaque fois que j’essayais d’utiliser le X rouge, l’image qui se cache derrière le X perçait toujours. Maintenant, je concentre toute mon énergie à « construire » ce X rouge dans ma tête. J’imagine de quelle couleur il s’agit. J’examine attentivement l’ombre. Est-ce rouge foncé, magenta, rouge sang? Je l’imagine avec une certaine profondeur. Ça a l’air solide. Il a des côtés et un fond. Comme je pense à toutes ces choses, je suis tellement impliqué dans le processus de visualisation que les fantasmes du PMO disparaissent tout simplement. Il devient plus facile d’appeler le «X» rouge quand j’en ai besoin. »
  • « Mon X rouge a un fond noir, de sorte qu’aucune image ne peut passer à travers! Ça a l’air idiot, mais ça marche. Le mien ressemble au « X » géant de l’écran de titre du jeu vidéo « Xenogears » avec lequel je suis très familier (essayez une recherche d’image google pour le voir). Je ne l’avais pas envisagé de cette façon au début, mais c’est juste ce X qui est apparu dans mon esprit! Haha. Egalement, je trouve que ça aide de s’entraîner à visualiser le X rouge aussi pendant les moments où on ressent pas de cravings. Ca rend la technique plus efficace. Aussi, mon X rouge inclut même le son d’une grande porte métallique qui claque! Ca fait vraiment un déclic dans mon esprit qui revient alors à la réalité. Vous pourrez bien sûr ajouter vos propres «améliorations», celles qui vous conviennent le mieux. »

 

Pourquoi est-ce qu’une Consommation par Intermittence (longues abstinences/frénésies) Représente un Risque d’Addiction ?

Traduction (par INDIE – administrateur des sites PornoScienceSanté , LaVéritésurlePorno et du forum de laveritesurleporno) de l’article « Why is intermittent use (long abstinence with binges) an addiction risk? » publiée le 11/09/17 par yourbrainonporn

La consommation très fréquente de pornographie sur Internet comporte des risques que de nombreux consommateurs connaissent bien et expérimentent aujourd’hui. Ceux-ci incluent l’escalade vers des matériaux plus extrêmes, une plus faible satisfaction sexuelle et relationnelle, la dépendance, et / ou la perte progressive d’attirance pour les partenaires réels (ainsi que l’anorgasmie et les érections peu fiables).

Ce qu’on sait moins en revanche, c’est que la consommation intermittente (par exemple, 2 heures de consommation frénétique  de pornographie suivies de quelques semaines d’abstinence avant une autre séance de pornographie) présente un risque substantiel de dépendance. Les raisons sont biologiques et il existe un ensemble de recherches sur l’addiction et sur la « consommation intermittente » chez les animaux et les humains identifiant les événements cérébraux responsables.

Par exemple, les études sur la drogue et la malbouffe révèlent que la consommation intermittente peut conduire plus rapidement à des changements changements cérébraux liés à la dépendance. (que l’utilisateur glisse ou non dans une dépendance totale). Le changement cérébral primaire est la « sensibilisation » qui inonde le centre de récompense du cerveau avec des signaux qui rendent difficile d’ignorer les « cravings » (envies fortes de consommer). Avec la sensibilisation, les circuits cérébraux impliqués dans la motivation et la recherche de récompenses deviennent hyper-sensibles aux souvenirs/mémoires (« memories »)* ou indices (« cues ») liés au comportement addictif.

[Note d’INDIE : voici un texte pour mieux comprendre les « mémoires » en addiction :

  • Citation issue de la page 16 (chapitre 5.1) du pdf « neurosciences de l’addiction » par COROMA (Collège Roman de Médecine de l’Addiction) : « l’état addictif se traduit non seulement par l’importance accordée à la substance, mais également par l’ancrage en mémoire des « indices » qui lui sont associés. Le parc dans lequel s’effectuait l’achat de la substance, le visage d’une personne rappelant la consommation, une seringue entrevue chez le médecin, etc. Ces indices s’ancrent tellement profondément en mémoire qu’ils pourront à eux seuls déclencher la recherche de substance et la consommation. »

Retrouvez le document pdf complet icihttps://www.stop-tabak.ch/de/images/stories/documents_stop_tabac/neurosciences_addictions.pdf

Voici un texte pour mieux comprendre ce que sont les « indices » (« cues ») :

les indices » (« cues » en anglais), désignent les éléments que le cerveau mémorise et associe comme étant en lien avec une « session » de consommation d’une drogue. Par exemple, dans le cas de la dépendance au porno, le fait de voir une jolie femme dans la rue, de voir une publicité un peu sexy, ou un certain moment de la journée devant son ordinateur peuvent être associés par le cerveau comme des « indices »qui renforcent la tentation (« wanting ») ou des envies fortes (« cravings ») de retourner voir du porno lorsque nous sommes exposés à ces « indices ». ]

Retour à l’article :

Ce conditionnement pavlovien profond entraîne une augmentation du «désir» ou de l’envie. Des « indices », comme allumer l’ordinateur, voir une fenêtre pop-up, ou être seul, déclenchent des envies intenses/cravings pour le porno. (Les études rapportent une « sensibilisation » ou une « réactivité aux indices » (« cue-reactivity ») chez les consommateurs de pornographie : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18)

Encore plus remarquable : les périodes d’abstinence (2-4 semaines) conduisent à des changements neuroplastiques qui ne se produisent pas chez un utilisateur qui ne prend pas de telles pauses. Ces altérations du cerveau augmentent les cravings utilisées en réponse aux déclencheurs (« triggers »). En outre, le système de stress de sorte que même un stress mineur peut causer des cravings/envies fortes de consommer.

La consommation intermittente (en particulier lorsqu’elle est frénétique) peut également produire de de graves symptômes de sevrage, tels que la léthargie, la dépression et les « cravings/envies fortes ». En d’autres termes, quand quelqu’un consomme après une période alternant abstinence et frénésie, cela peut affecter le consommateur davantage – peut-être à cause de l’intensité accrue de l’expérience.

Sur la base de cette recherche, les scientifiques ont conclu que la consommation quotidienne de la cocaïne, de l’alcooldes cigarettes ou de la malbouffe (« junkfood ») n’est pas nécessaire pour générer des changements cérébraux liés à la dépendance. UNE FRENESIE PAR INTERMITTENCE PEUT AVOIR LES MÊMES EFFETS qu’une consommation continue, et dans certains cas, provoquer même plus d’effets.

Entre les consommateurs religieux et non religieux, lequel est le plus susceptible de comporter des consommateurs intermittents ? Étant donné la recherche montrant que les personnes religieuses consommatrices de porno préfèrent ne pas utiliser de pornographie, il y a probablement plus de religieux que de consommateurs laïcs coincés dans un cycle de frénésies-abstinences. Autrement dit, les consommateurs religieux auraient tendance à être des consommateurs intermittents. Les consommateurs non religieux signalent généralement qu’ils prennent rarement des pauses de plus de quelques jours [jours passés sans masturbation, mais SANS porno quoiqu’il arrive] – à moins qu’ils ne deviennent eux-mêmes des consommateurs intermittents lors de leur tentative d’arrêter leur utilisation de pornographie.

En bref, la masturbation occasionnelle sans pornographie (sans frénésie) est moins un risque de dépendance que le schéma abstinence-frénésie décrit dans cette page. Faites donc attention à ne pas tomber dans ce modèle car il peut rendre votre consommation de porno plus compulsive.

Si vous avez un craving, essayez quelques-unes de ces idées :

[les méthodes pour gérer les cravings sont en cours de traduction. Gary Wilson en propose 3 en bas de cette page. D’autres, plus complexes, sont en cours de traduction. Vous trouverez également un lien vers une méthode de méditation relaxante et excellente pour diminuer l’anxiété, les tensions physiques et psychologiques, ainsi que pour calmer l’esprit agité – source de stress et de compulsivité]

[vous pouvez donc utiliser un ou plusieurs des exercices de méditation relaxante proposés sur la rubrique « Faire Face aux Cravings »]

Retour à l’article :

Si vous ressentez des pulsions, des cravings, essayez quelques unes de ces idées :

La Pratique de la Circulation de l’Energie

Le « X Rouge »

 

  • Uriner peut réduire les pulsions.
  • Relâchez votre souffle lentement, et en même temps, contractez vos fesses / vos ischio-jambiers aussi fort que vous le pouvez afin que vous sentiez comme si vous vous souleviez, et restez comme ça jusqu’à ce que vous ne puissiez plus tenir la position, et relâchez lentement.
  • Retenez votre souffle pendant 30 secondes.

 

Des Outils pour Changer : Guérir de l’Addiction au Porno

Traduction proposée par INDIE – administrateur des sites PornoScienceSante , laveritesurleporno , et du forum laveritesurleporno.vraiforum.com de l’article « Tools for Change : Recovery from Porn Addiction » publié par le site yourbainonporn le 28/11/2010

[Article en cours de traduction, n’hésitez pas à revenir chaque semaine pour obtenir plus d’informations.]

Pour beaucoup, sortir d’une dépendance au porno implique de changer plusieurs aspects de leur vie. La volonté et le «blanc» sont rarement suffisants pour se remettre de cette dépendance. Bien que nous n’ayons pas de «programme de récupération» à YBOP, cette section contient des suggestions et des outils utilisés par ceux qui ont réussi à « rebooter ». Une collection des meilleurs « conseils de rebooting » est disponible ici – (« Observations et Conseils pour le Reboot : de la part d’Anciens « Rebooters »).

Les liens au bas de la page contiennent de nombreux sous-liens. Consultez également l’onglet support pour connaître les sites et les thérapeutes qui ont des programmes de récupération.

1) Accédez à une compréhension claire de la façon dont le porno a affecté votre cerveau et pourquoi vous avez besoin de reprogrammer/recâbler votre cerveau ainsi que de ramener votre circuit de récompense à un niveau de sensibilité normale.

Avec une compréhension claire de la façon dont vous êtes devenu accro, ce qui s’est passé dans votre cerveau, et comment la guérison progresse, vous êtes mieux préparé à construire votre propre chemin vers le rétablissement.

– Si vous ne l’avez pas déjà fait, regardez s’il-vous-plaît « « Votre Cerveau face au Porno : L’addiction au porno »* et «« Le Cerveau des Ados face au Porno sur Internet Haut Débit » ».

*Cette vidéo est longue et non traduite. Vous pouvez donc regardez celle-ci : « La Grande Etude sur le Porno (Great Porn Experiment)

– Si vous avez une dysfonction érectile provoquée par le porno, regardez :  « Le Porno Induit la Dysfonction Erectile », et consultez cette FAQ – « Ma Dysfonction érectile est-elle induite par le porno ? » 

– Pour comprendre clairement comment la pornographie Internet d’aujourd’hui diffère du sexe ou du porno du passé, lisez les articles suivants dans l’ordre: « Porno, Nouveauté et Effet Coolidge »« Porn Then and Now : Welcome to Brain Training », et « Pourquoi Johnny ne devrait-il pas regarder de porno s’il aime ça ? »

 

Des Etudes Révèlent des Liens entre la Consommation de porno et de Sévères Troubles Cognitifs et Emotionnels

Traduction de l’article publié le 30/07/2014 sur le site yourbrainonporn« Studies linking porn use to poorer mental-emotional health § poorer cognitive outcomes » 

 

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Trading Later Rewards for Current Pleasure: Pornography Consumption and Delay Discounting (2015)  

[Note d’INDIE : le « delay discounting » c’est quand une personne préfère prendre 10 euros TOUT DE SUITE plutôt que 20 euros la semaine prochaine. C’est l’incapacité à retarder une gratification immédiate en vue d’obtenir une meilleure récompense dans le futur.]

Plus les participants consommaient de pornographie, moins ils pouvaient retarder la satisfaction. Cette étude unique a également eu dans un de ces groupes-contrôle des consommateurs de porno ayant réduit leurs consommation pendant 3 semaines. L’étude a révélé que l’utilisation continue de pornographie était liée à une plus grande incapacité à retarder la gratification (notez que la capacité de retarder la gratification est une fonction du cortex préfrontal).

[Note d’INDIE : rappelez-vous que l’hypofrontalité, liée à la toxicomanie, a été identifiée par l’ensemble des études menées sur les cerveaux des pornodépendants : lire l’article « Etudes sur le Cerveau des Consommateurs de Pornographie »]

Extrait de la première étude (âge moyen des participants = 20 ans), qui a permis de mettre en relation l’utilisation de la pornographie avec les scores obtenus lors d’une tâche de « gratification différée »*:

[*la tâche de gratification différée permet d’évaluer la capacité d’un individu à résister à une récompense, à une gratification immédiate, et donc, d’évaluer son « delay discouting ». La plus connue de ces tâches est l’expérience du « test du Marshmallow », que vous retrouverez en résumé sur le lien suivant  (et qui fournit également une bonne explication de ce que sont les fonction exécutives humaines) : http://www.fondation-lamap.org/fr/page/25343/les-fonctions-executives-des-fonctions-necessaires-pour-lexecution-des-taches-complexes]

« Plus les participants consommaient de la pornographie, plus ils ont perçu les récompenses futures comme ayant moins de valeur que les récompenses immédiates, même si les récompenses futures valaient objectivement davantage ».

Autrement dit, la quantité de porno consommée est en corrélation avec une moindre capacité à retarder la satisfaction pour de plus amples récompenses futures. Dans la deuxième partie de cette étude, les chercheurs ont évalué à nouveau le « delay discounting » des sujets 4 semaines plus tard et ont observé le lien entre les résultats obtenus et la consommation de pornographie.

« Les résultats indiquent que l’exposition continue à la satisfaction immédiate de la pornographie est associée à une augmentation du delay discounting dans le temps ».

[Note d’Indie : EN GROS :  non seulement l’exposition à la pornographie augmente l’incapacité du consommateur à refuser la récompense immédiate  – qu’il refuserait pourtant au profit d’une gratification future objectivement plus avantageuse – mais en plus elle prolonge ce phénomène dans le temps].

Une deuxième étude (âge moyen = 19 ans) a été réalisée pour évaluer dans quelle mesure la consommation de pornographie entraîne une augmentation du « delay discounting ». Les chercheurs ont divisé les utilisateurs actuels de porno en deux groupes : le 1er groupe s’est abstenu de consommation de pornographie pendant 3 semaines, le 2ème groupe s’est abstenu de sa nourriture préférée pendant 3 semaines. Tous les participants ont été informés que l’étude portait sur la maîtrise de soi, et ils ont été choisis au hasard pour s’abstenir de leur activité assignée.

Les chercheurs ont eu l’intelligence de demander au 2ème groupe de consommateurs de porno de s’abstenir de manger leur nourriture préférée. Cela était une façon de s’assurer que : 1) tous les sujets des 2 groupes étaient ainsi engagés dans une tâche mettant la maîtrise de soi à l’épreuve, et 2) la consommation de porno du 2ème groupe n’a pas été modifiée [ce qui augmente nettement la fiabilité de l’étude]. À la fin des 3 semaines, les participants ont été soumis à une évaluation de leur « delay discounting ».

Note importante: Alors que le « groupe d’abstinents au porno » (1er groupe) ont consommé beaucoup moins de pornographie que ceux qui avaient pour mission de s’abstenir de leur nourriture préférée (le 2ème groupe donc), la plupart n’ont pas réussi à s’abstenir complètement de regarder de la pornographie. Les résultats:

« Comme prévu, les participants qui ont exercé une maîtrise sur leur volonté de consommer de la pornographie ont choisi un nombre plus élevé de récompenses plus grandes et plus tardives [récompenses futures plus avantageuses donc] que les participants qui ont exercé une maîtrise de leur consommation alimentaire mais qui ont continué à consommer de la pornographie à leur rythme habituel ».

Le groupe qui a réduit sa consommation de porno pendant 3 semaines a affiché moins de « delay discounting » que le groupe qui s’est simplement abstenu de sa nourriture préférée. En résumé, l’abstention de porno sur Internet augmente la capacité des utilisateurs porno à retarder la satisfaction. Autre citation :

« Ainsi, en s’appuyant sur les résultats longitudinaux de l’étude 1, nous avons démontré que la consommation continue de pornographie était liée à un « delay discounting » plus élevé. L’exercice de la maîtrise de soi dans le domaine sexuel a eu un effet plus important sur la réduction du « delay discounting » que l’exercice de la maîtrise de soi sur un autre appétit en lien avec la récompense physique (par exemple et en l’occurrence : manger sa nourriture préférée). »

Ce qu’il faut retenir en gros : – Ce n’était pas le fait de s’exercer à la maîtrise de soi qui augmentait la capacité à retarder la gratification. C’est la réduction de la consommation de porno qui a été le facteur clé. – Le Porno sur Internet est un stimulus unique. – Le visionnage de porno sur Internet, même chez les non-toxicomanes, a des effets à long terme.  

How Abstinence Affects Preferences (2016) (résultats préliminaires) Extraits de l’article:

Résultats de la première vague – Les principaux constats :  

« La durée des périodes d’abstinences réussies par les participants est en corrélation avec leurs préférences temporelles. Un second sondage nous permettra de savoir si des périodes plus longues d’abstinence rendent les participants plus susceptibles de réussir à retarder les récompenses, ou si davantage de patients participants sont capables de réaliser des périodes d’abstinences plus longues. Des périodes plus longues d’abstinence entraînent très probablement une diminution de l’aversion au risque (ce qui est bon). La deuxième enquête fournira la preuve finale. La personnalité est en corrélation avec la durée des abstinences. La deuxième vague révélera si l’abstinence influence la personnalité ou si la personnalité peut expliquer la variation de la longueur des abstinences. »

Résultats de la deuxième vague – Principales constatations

« S’abstenir de la pornographie et de la masturbation augmente la capacité de retarder les récompenses Vivre une période d’abstinence rend les gens plus disposés à prendre des risques. L’abstinence rend les gens plus altruistes. L’abstinence rend les gens plus extravertis, plus consciencieux et moins névrosés.  « 

Is students’ computer use at home related to their mathematical performance at school? (2008). Citation :

« En outre, les capacités cognitives des élèves ont été positivement liées à leur réussite en mathématiques. Enfin, regarder la télévision a eu un impact négatif sur la performance des étudiants. En particulier, regarder des films d’horreur, d’action ou pornographiques était associé à des scores plus faibles.  « 

Self-reported differences on measures of executive function and hypersexual behavior in a patient and community sample of men (2010) – Le «comportement hypersexuel» était corrélé avec une fonction exécutive plus faible (qui provient principalement du cortex préfrontal). Un extrait:

« Les patients qui cherchent de l’aide pour leur comportement hypersexuel présentent souvent des caractéristiques d’impulsivité, de rigidité cognitive, de mauvais jugement, de déficit de régulation de l’émotion et de préoccupation excessive pour le sexe. Certaines de ces caractéristiques sont également fréquentes chez les patients présentant une pathologie neurologique associée à un dysfonctionnement exécutif. Ces observations ont conduit à l’étude actuelle des différences entre un groupe de patients hypersexués (n = 87) et un échantillon de communauté non hypersexuée (n = 92) d’hommes en utilisant le BRIEF-A (Behavior Rating Inventory of Executive Function-Adult Version) : Le comportement hypersexuel a été corrélé positivement avec les indices globaux de dysfonctionnement exécutif et plusieurs sous-échelles du BRIEF-A. Ces résultats fournissent des preuves préliminaires soutenant l’hypothèse selon laquelle le dysfonctionnement de l’exécutif pourrait être impliqué dans un comportement hypersexterne. »

Pornographic picture processing interferes with working memory performance (2013)– Des scientifiques découvrent que l’érotisme sur Internet peut diminuer la mémoire immédiate. Dans cette expérience d’imagerie porno, 28 personnes en bonne santé ont du effectuer un travail de mémoire immédiate en s’exposant à 4 différentes séries d’images, dont l’une était à caractère pornographique. Les participants ont également du évaluer les images pornographiques en fonction de la différence ressentie en terme d’excitation sexuelle, et d’envie de se masturber, entre l’avant et l’après avoir vu la photo pornographique. Les résultats ont montré que la mémoire immédiate chutait lors de la visualisation des images pornographiques, et que l’excitation sexuelle augmentait cette chute. Un extrait:

« Les résultats soutiennent l’idée que les indicateurs d’excitation sexuelle due au traitement de l’image pornographique interfèrent avec la performance de la mémoire immédiate. Les constatations sont discutées en ce qui concerne la dépendance sexuelle à Internet, car les interférences des indices liés à la dépendance sur la mémoire immédiate sont bien connues dans les dépendances de substances. »

La mémoire immédiate est la capacité à garder l’information à l’esprit tout en l’utilisant pour compléter une tâche ou faire face à un défi. Cela aide les gens à garder leurs objectifs en tête, à résister aux distractions et à inhiber les choix impulsifs, de sorte qu’elle est essentiel à l’apprentissage et à la planification. Un constat établi par une recherche cohérente est que les indices (« cues ») liés à la dépendance entravent la mémoire immédiate, qui est fonction du cortex préfrontal.

Sexual Picture Processing Interferes with Decision-Making Under Ambiguity (2013) – L’étude a révélé que la visualisation d’images pornographiques entravait la prise de décision lors d’un test cognitif normalisé. Cela suggère que l’utilisation du porno pourrait affecter le fonctionnement de l’exécutif, qui est un ensemble de compétences mentales qui aident à atteindre les objectifs. Ces compétences sont contrôlées par une zone du cerveau appelée cortex préfrontal. « Decision-making performance was worse when sexual pictures were associated with disadvantageous card decks compared to performance when the sexual pictures were linked to the advantageous decks. Subjective sexual arousal moderated the relationship between task condition and decision-making performance. This study emphasized that sexual arousal interfered with decision-making, which may explain why some individuals experience negative consequences in the context of cybersex use. »

Arousal, working memory capacity, and sexual decision-making in men (2014) . Citation :

Cette étude a tenté de démontrer l’influence de la Capacité de Mémoire de Travail (« Working Memory Capacity ») sur la relation entre l’excitation physiologique et la prise de décisions dans les comportements sexuels (« décisions sexuelles »). Au total, 59 hommes ont visionné 20 images consensuelles et 20 images non consensuelles d’interactions hétérosexuelles. Leur excitation a été mesurée par évaluation de la réponse électrodermale (conductance cutanée). Les participants ont également rempli un questionnaire portant sur leur Capacité de Mémoire de Travail, et ont participé à un sondage sur leur perception du viol. Au cours de cette dernière enquête, les chercheurs ont demandé aux participants de préciser à quel moment un homme australien d’âge moyen devrait cesser toute forme d’avance sexuelle envers une femme lorsque cette dernière manifeste verbalement et/ou physiquement une résistance. Les participants qui ont passé plus de temps à regarder les images non consensuelles, et qui ont été davantage excités par ces dernières ont été significativement plus longs à réagir et à déclarer que l’australien devrait s’arrêter d’insister. Conformément à nos prédictions, la relation entre l’excitation physiologique et le moment choisi pour cesser les avances envers la femme était plus forte pour les participants ayant des niveaux inférieurs de Capacité de Mémoire de Travail. Pour les hommes qui disposaient d’une mémoire de travail élevée, l’excitation qu’ils ont ressentie lors du visionnage des images n’a pas eu d’effets sur leur jugement vis-à-vis du comportement de l’australien. Ainsi, les fonctions exécutives (et la CMT  particulièrement) révèlent jouer un rôle important dans la prise de décision des hommes en regard des comportements sexuel agressifs.

[Note d’INDIE : plus d’info sur la mémoire de travail en cliquant sur ce lien.]

« Early adolescent boys’ exposure to Internet pornography: Relationships to pubertal timing, sensation seeking, and academic performance »(2015) – Cette étude longitudinale rare (sur une période de six mois) suggère que l’usage de pornographie diminue les performances scolaires. Extrait:

« En outre, une utilisation accrue de la pornographie sur Internet a diminué la performance scolaire des garçons six mois plus tard. »

« Getting stuck with pornography? Overuse or neglect of cybersex cues in a multitasking situation is related to symptoms of cybersex addiction » (2015) – Les sujets ayant une tendance plus élevée à la dépendance au pornographie ont obtenu de moins bons résultats dans l’accomplissement des tâches liées au fonctionnement exécutif du cerveau (qui sont sous les auspices du cortex préfrontal). Quelques extraits:

« Nous avons tenté de déterminer si une tendance à la dépendance au cybersexe est associée à des problèmes lors de l’exercice du contrôle cognitif lors d’une situation multitâche qui implique des images pornographiques. Nous avons utilisé un paradigme multitâche dans lequel les participants avaient l’objectif explicite de travailler de façon égale sur du matériel neutre et pornographique. Nous avons découvert que les personnes qui avaient préalablement déclaré avoir une tendance à la dépendance au cybersexe se sont éloignées fortement de l’objectif. »

Le bon fonctionnement, le contrôle des fonctions exécutives du cerveau, c’est-à-dire des fonctions médiatisées par le cortex pré-frontal jouent un rôle dans le développement et le maintien des problématiques de dépendance au cybersexe (comme l’ont suggéré Brand et al.).

« Problematic sexual behavior in young adults: Associations across clinical, behavioral, and neurocognitive variables »(2016)

Les individus ayant des comportements sexuels problématiques (CSP) affichent des sérieux déficits neuro-cognitifs. Ces résultats indiquent un un fonctionnement exécutif appauvri (hypofrontalité), ce qui est une caractéristique-clé typique observable sur le cerveau des toxicomanes.. Quelques extraits:

« A partir de là, il est possible de faire le lien entre les problèmes évidents que posent le CSP, et d’autres caractéristiques cliniques, comme la dérégulation des émotions, des déficits cognitifs particuliers… Si les troubles cognitifs identifiés au cours de cette étude se révèlent être le coeur même de la problématique du CSP, alors cela peut induire d’autres implications cliniques. »

« EFFECTS OF PORNOGRAPHY ON SENIOR HIGH SCHOOL STUDENTS »(2016)

Cette étude a révélé que la majorité des étudiants a admis avoir consommer de la pornographie auparavant. En outre, la majorité d’entre eux ont reconnu que la pornographie affectait négativement leurs performances scolaires.

« Executive Functioning of Sexually Compulsive and Non-Sexually Compulsive Men Before and After Watching an Erotic Video »(2017)

 

[Note d’INDIE : Plus d’infos sur la perturbation des fonctions exécutives lors des addictions ici : http://www.congresfrancaispsychiatrie.org/troubles-cognitifs-dans-les-addictions-frequents-ils-justifient-une-remediation-cognitive/]

 

 

Structure du Cerveau et Connectivité Fonctionnelle

Traduction par INDIE – administrateur des sites laveritesurleporno.unblog.fr et pornosciencesante.blog – de l’article anglophone Brain Structure and Functional Connectivity Associated With Pornography Consumption: The Brain on Porn (2014), publié par le site yourbrainonporn.com)

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Cette étude publiée dans le JAMA Psychiatry(mai 2014), était la première étude sur le cerveau des utilisateurs de porno. Les chercheurs ont constaté plusieurs changements dans le cerveau, et ces changements étaient en lien direct avec la quantité de porno consommée. Les sujets étaient des utilisateurs modérés de porno, non classés comme toxicomanes. Dans cette étude, les experts de l’Institut allemand Max Planck ont trouvé :

1) Plus le nombre d’heures hebdomadaires passées devant du porno est élevé et/ou plus la consommation est s’étale au fil des années,plus une réduction de la matière grise dans les sections du circuit de récompense (striatum, voir l’illustration ci-dessous) impliqué dans la motivation et la prise de décision a été observée. La réduction de la matière grise dans cette région liée à la récompense signifie moins de connexions nerveuses. Moins de connexions nerveuses ici se traduit par une activité de récompense léthargique, ou une réponse de plaisir engourdie, souvent appelée « désensibilisation ». Les chercheurs ont interprété cela comme une indication révélatrices des effets potentiellement nocifs à long terme sur les cerveaux d’utilisateurs exposés à la pornographie. La directrice de cette étude a déclaré :

« Cela peut signifier que la consommation régulère de porno épuise le Centre de Récompense »

 

striatum

(Image de la région « Striatum » du cerveau humain)

2) Les connexions nerveuses entre le circuit de récompense et le cortex préfrontal ont empiré en corrélation avec l’augmentation de la consommation de pornographie. Comme l’explique l’étude, « La dysfonction de ce circuit a été liée à des choix comportementaux inappropriés, tels que la recherche de médicaments, quel que soit le résultat négatif potentiel ».

Bref, cela témoigne d’un lien évident entre l’utilisation du porno et l’altération de la capacité de l’individu à contrôler ses impulsions. Cela peut indiquer une hypofrontalité.

3) Plus la consommation de porno est importante, moins l’activation de la récompense a eu lieu lorsque les images sexuelles sont sur l’écran. Une explication possible est que les utilisateurs « lourds » de pornographie ont finalement besoin de plus de stimulation pour déclencher leurs circuits de récompense. La désensibilisation, menant à la tolérance, est courante dans toutes sortes de dépendances. A déclaré l’étude :

« Ceci est conforme à l’hypothèse selon laquelle l’exposition intense aux stimuli pornographiques entraîne une régulation négative de la réponse neuronale naturelle aux stimuli sexuels ».

Simone Kühn a continué:

« Nous supposons que les sujets avec une forte consommation porno ont besoin d’une stimulation croissante pour recevoir le même montant de récompense ».

Kühn dit que la littérature psychologique et scientifique existante suggère que les consommateurs de pornographie seront amenés à chercher du matériel nouveau et plus extrême.

« Cela correspond parfaitement à l’hypothèse selon laquelle leurs systèmes de récompense nécessitent une stimulation croissante ».

Les résultats ci-dessus démontent les deux principaux arguments avancés par les adeptes de la dépendance au porno.

1 – La dépendance au porno est simplement «désir sexuel élevé». Réalité: les plus gros consommateurs de porno sont ceux qui ont sont les moins stimulés par les images sexuelles. Ce n’est donc pas du tout un «désir sexuel» élevé.

2 – La consommation compulsive de porno arrive aux individus uniquement par l’habitude ou parce-que ces personnes s’ennuient. Bien que cela soit vrai, l’habitude est souvent définie comme un effet « fugitif » n’impliquant pas d’altérations mesurables dans le cerveau. Hors, ici, les scanners révèlent que plus la consommation de porno augmente, plus le cerveau est affecté, et ce, même pour les personnes consommant de façon modérée.

Pour résumer:

Il y a bien une corrélation entre le fait d’augmenter sa consommation de porno, et la réduction de matière grise et de la diminution de l’activité de récompense (dans le striatum dorsal) lors de la visualisation d’images sexuelles. L’augmentation du visionnage de porno a également été corrélée avec l’affaiblissements des connexions cérébrales au sein de notre centre de volonté : le cortex frontal.

 

MISE À JOUR: mai 2016. Kuhn & Gallinat a publié cette critique – Neurobiological Basis of Hypersexuality (2016). Dans l’étude, Kuhn & Gallinat décrivent leur étude 2014 sur l’IRMF:

« Dans une étude récente de notre groupe, nous avons recruté des participants masculins en bonne santé et avons associé leurs heures autodéclarées consacrées au matériel pornographique avec leur réponse à l’IRMF lors de leur exposition à des images sexuelles ainsi qu’à leur morphologie cérébrale (Kuhn & Gallinat, 2014). Plus le nombre d’heures passées devant de la pornographie pour les participants, plus la réponse BOLD est petite dans le putamen gauche en réponse aux images sexuelles. De plus, nous avons constaté que plus d’heures passées à regarder la pornographie étaient associées à un volume de matière grise plus petit dans le striatum, plus précisément dans le caudat droit atteignant le putamen ventral. Nous supposons que le déficit du volume structurel du cerveau peut refléter les résultats de la tolérance après désensibilisation des stimuli sexuels. L’écart entre les résultats rapportés par Voon et ses collègues pourrait être dû au fait que nos participants ont été recrutés dans la population générale et n’ont pas été diagnostiqués souffrant d’hypersexualité. Cependant, il se peut que les photos de contenu pornographique (contrairement aux vidéos utilisées par l’étude par Voon) ne satisfassent pas les consommateur de vidéo porno d’aujourd’hui, comme l’ont suggéré Love et collègues (2015).

En termes de connectivité fonctionnelle, nous avons constaté que les participants qui ont consommé plus de pornographie ont montré moins de connectivité entre le caudat droit (où le volume était plus petit) et le cortex préfrontal dorsolateral gauche (DLPFC). DLPFC n’est pas seulement connu pour être impliqué dans les fonctions de contrôle exécutif, mais aussi connu pour être impliqué dans la réactivité aux drogues. Une perturbation spécifique de la connectivité fonctionnelle entre DLPFC et caudate a également été signalée chez des participants toxicomanes (Wang et al., 2013), ce qui rend les corrélations neuronales de la pornographie similaires à celles de la toxicomanie. »

 

« Le Cerveau des Ados face au Porno sur Internet » 

Traduction par INDIE – administrateur des sites pornosciencesante.blog et laveritesurleporno.unblog.fr– de la vidéo publiée le 16/05/13 sur Youtube par Gary Wilson

NOTE : toute la première partie a été écrite par INDIE

PREMIERE PARTIE

Je recommande la lecture de cet article aux parents, qui je l’espère seront suffisamment alertés pour prendre conscience de la gravité des conséquences que peut avoir la pornographie disponible n’importe quand et gratuitement sur la vie de leur enfant. Je tiens à m’excuser à l’avance si par moment mes propose peuvent faire penser à de la moralisation. Sachez qu’il n’en est rien, même si je m’exprime de façon assez directe. Mon seul objectif est d’informer et de proposer des solutions.

Pour en savoir plus sur moi, Visitez cette page

Les sites pornographiques proposent un contenu illimité, renouvelé sans cesse, de plus en plus violent, issu d’une industrie opaque, et accessibles depuis un smartphone ou un ordinateur. Il est particulièrement ennuyeux de voir apparaître dans certains discours parentaux des phrases comme « de toute façon on ne peut pas contrôler », qui cache souvent une peur de prendre ses responsabilités face à un enjeu primordial aujourd’hui : faire son maximum pour éduquer et protéger son enfant face aux dangers de la pornographie. Certes, on ne peut pas TOUT contrôler, mais cela ne peut justifier une politique de l’autruche ou un laxisme sur un sujet aussi grave. Entre TOUT contrôler et RIEN contrôler, il y a une marge immense.

« L’éducation sexuelle se fait en dehors de la maison, ce n’est pas aux parents de la faire. »

La tâche de l’éducation sexuelle est comme une balle que tout le monde se renvoie, par pudeur ou peur de ne pas savoir faire. Je vous suggère ceci : ne rien faire est toujours pire que mal faire, et si ce n’est les parents, alors qui ?

Les faits sont là : depuis l’apparition de la pornographie sur internet accessible sans aucune restriction, c’est très souvent (de plus en plus) elle qui se charge de fournir une « éducation » sexuelle aux ados/pré-ados (qui est dans une période fondamentale de sa construction-sociale, personnelle et sexuelle) avec tout le conditionnement neuro-comportemental que cela peut impliquer, notamment par l’imprégnation des normes et valeurs véhiculés par l’industrie pornographique (culture du viol, objectification de la Femme, « c’est normal de maltraiter les femmes », « la femme est une chose sur laquelle on peut se défouler », « seul le plaisir masculin compte finalement », « la femme aime se faire violenter »…)

Lecture Conseillée :  « Les Hommes ayant Commencé a voir du porno Très Jeune ont une Tendance plus forte à la Misogynie »

Pourquoi ce que j’écris ici n’est pas un point de vue moral ?

Parce-qu’il ne s’agit pas ici de juger et encore moins d’intervenir dans les pratiques sexuelles auxquelles des personnes majeures et consentantes peuvent se livrer, mais plutôt d’avertir sur les effets que le visionnage de telles images peut provoquer sur le psychisme, et de facto, sur la construction sociale du consommateur.

Au-delà de l’addiction, c’est la capacité de l’adolescent à bâtir une estime de soi, à se construire et a entretenir une relation sereine avec le sexe opposé (à tous les niveaux et dans toutes les sphères sociales) qui sont en jeu ici.

Oui parce-qu’être accro à la pornographie, c’est comme vivre dans une boîte.

Surtout si l’individu développe son addiction pendant l’adolescence, étape cruciale du développement, il n’apprend pas à faire face à la vie, utilisant le porno comme un patch pour l’aider à faire face à la frustration, aux incertitudes, aux chagrins, à l’anxiété etc.

Là où une personne sobre aura appris à gérer le quotidien avec son lot d’aléas et de fluctuations, le dépendant reste agrippé à sa béquille. Et plus les années passent, et plus il risque d’être difficile pour lui de réapprendre à marcher sans cette « aide ».

De plus, le fait de regarder des femmes se faire malmener dans des scènes de porno « hardcore » rend compliqué les interactions avec les femmes du quotidien, et notamment lorsqu’il s’agit de s’investir dans une relation amoureuse.

L’homme pornodépendant hétéro vit un conflit intérieur rendant sa vie de couple compliqué et lourde, puisque le mettant face à une contradiction majeure qu’il porte en lui : une partie de lui veut aimer et prendre soin de sa conjointe, mais une autre n’est capable d’éprouver une excitation et de jouir qu’en ressassant la violence qu’il absorbe à travers le visionnage de porno.

Qu’il le fasse par la pensée ou en cherchant à le reproduire physiquement avec sa conjointe, l’homme pornodépendant embarque son univers pornographique avec lui à chaque fois qu’il est dans une situation d’excitation sexuelle, lui servant de support « mental » pour lui garantir de retrouver plus ou moins le fameux « flash » (comme celui de la personne toxicomane, terme souvent employé par les personnes dépendantes aux substances).

D’autre part, il serait mal avisé de faire du contenu pornographie un débat moral, ce dernier n’étant possible que si les personnes étaient consentantes et adultes.

Hors, et contrairement à ce que beaucoup de gens imaginent, le porno met très souvent en scène des individus (des femmes le plus souvent) prises dans un engrenage hautement coercitif.

Une coercition à de nombreux niveaux rend le consentement totalement biaisé, d’autant que la relation entre « actrice » (qui est par ailleurs un mot lui aussi tronqué, la « performeuse » étant de toute façon une prostituée, l’altération du champs lexical traduisant une stratégie pour démocratiser la prostitution), consommateur et pornocrates (producteurs, réalisateurs etc) est basée sur un rapport de force, dans lequel l’ « actrice » est en bas de l’échelle.

Lecture Conseillée : « Trafic Sexuel : Quel Rapport avec le Porno ? »

Aucun débat moral possible étant donné qu’avant même de savoir ce qui se passe derrière la caméra, il faudrait déjà pouvoir jurer connaître l’âge de la femme / fille filmée. Hors, la réalité est que le porno juvénile existe.

Non seulement il n’est pas vraiment possible de connaître l’âge des « actrices » (elles peuvent faire plus vieilles, être entraînées à faire plus vieilles, être maquillées pour faire plus vieilles…), mais des enquêtes et rapports nous montrent cet envers du décors.

Pour revenir à aux risques liés à la consommation de pornographie chez l’adolescent, l’enjeu est décuplé car ce dernier constitue le public le plus réceptif face aux addictions.

De part l’hyper-accessibilité du porno et les caractéristiques propres à l’adolescence (et notamment ses nombreux questionnements et curiosités liés à son nouveau rapport au corps et à sa découverte de la sexualité), VOTRE ADO EST HAUTEMENT VULNERABLE FACE AU MEDIA PORNOGRAPHIQUE.

En France, le porno moderne axé sur la punition, l’humiliation et la maltraitance de la femme (qui est devenu le porno mainstream sur internet, NETTEMENT PLUS VIOLENT que le porno du samedi soir sur Canal +…) semble être consulté en moyenne vers 11 ans.

Les sites porno accessibles n’importe et n’importe quand sur internet, de façon totalement gratuite et secrète peuvent mener l’enfant ou l’ado à voir des choses qui laisseront des traumatismes.

C’est parfois dès l’âge de 9 ans que des enfants tombent sur des vidéo de zoophilie…

Les spécialistes savent parfaitement que ces phénomènes sont en corrélation étroite avec la propagation de la pornographie sur internet et le laxisme généralisé à l’égard d’internet et de l’usage que les enfants en ont (voir entre autre Israël Nisand et Bernard Duméril).

Proposition Personnelle

Attention, veuillez noter que je ne suis ni Psychologue, ni Sexologue, ni Educateur, et que l’approche proposée ici ne résulte que du fruit de mes réflexions personnelles.

 

En tant que parents, je pense qu’il s’agit de briser le silence sur le sujet du porno, mais aussi sur celui de l’éducation sexuelle, et de faire son possible pour prévenir, protéger, ou s’il est « trop tard », s’orienter vers une prise en charge thérapeutique professionnelle pour que l’enfant guérisse.

  • Il s’agit d’instaurer un dialogue avec son enfant en général, et lui montrer qu’on reste disponible pour lui et à l’écoute en cas d’interrogations ou d’inquiétudes. Les premiers questionnements et curiosités sexuelles commencent vers 9/10 ans (pour les garçons), âge auquel la plupart auront tendance à faire des recherches liées au sexe sur google – n’oublions pas qu’en tapant simplement le mot « sexe », il est possible de tomber sur du contenu particulièrement violent et avilissant rien que sur la rubrique « vidéo » de google… Images qui restent gravées dans la mémoire de l’enfant, occasionnant souvent traumatismes, confusion, anxiété, mais plus grave à cet âge : curiosité, puis excitation, risque de consommation régulière avec dépendance, et assimilation des codes et « valeurs » du porno. Les ados et préados ont bien entendu besoin de repères et d’éducation, et c’est précisément le créneau qu’utilise l’industrie du X sur internet. En restant dans l’ouverture et le dialogue avec votre ado, vous créez une relation de confiance avec lui, et c’est pour vous le meilleur moyen de savoir où il en est. Tout en conservant votre statut de parent et en restant ferme, je vous encourage à toujours laisser votre « porte ouverte », car si jamais votre enfant se sent incompris ou pire, insuffisamment écouté, il risquera alors de vous tourner le dos et de fuir le sujet systématiquement.
  • Il faut donc expliquer à son enfant qu’Internet est un univers qui comporte beaucoup de bonnes choses, mais aussi beaucoup de mauvaises, et que la pornographie n’est pas du tout inoffensive, de part son pouvoir addictif, et le fait qu’elle se place comme un « éducateur », un « guide » aussi longtemps que l’ado n’obtiens pas de réponses à son questionnement central qu’on pourrait résumer ainsi : « Qu’est ce qui m’arrive ? » (ce que j’appelle ‘« la question du corps et du sexe« )
  • L’enfant doit savoir que le porno ne met pas en spectacle une sexualité basée sur le respect et que la notion de consentement est très débattable au sein de l’industrie – je ne développerai pas en détails mais les conditions de tournage de certaines productions restent floues, et derrière des protagonistes anonymes se cachent parfois des personnes en grande détresse).]. Pour prévenir ce qu’on appelle « l’anxiété de performance », expliquez-lui également que presque tout dans la pornographie est truquée. Dites-lui que les hommes sont volontairement sélectionnés sur la taille démesurée de leur sexe… Expliquez-lui que pendant l’acte, la grande majorité du temps, la femme ne « crie » pas de plaisir comme il a pu le voir sur une vidéo… Expliquez-lui que dans le porno, la caméra est régulièrement coupée pour cacher tout un tas de choses… Dites-lui que le montage final n’a rien à voir avec ce qui s’est vraiment passé… Les vidéo donnent l’impression que l’homme a fait atteindre le « nirvana » à la femme, que cette dernière a adoré ce qu’elle a vécu, que le rapport a effectivement duré 25 minutes, que oui il est normal pour l’homme d’éjaculer 2 fois en 20 minutes et d’inonder le visage de la femme de son sperme. Faites-lui prendre conscience que le porno est un produit fait par des hommes qui ne vivent leur sexualité qu’à travers le prisme de la domination de la femme, et que dans la vraie vie, très peu de femmes apprécient le manque de respect, ou qu’on les insulte ou leur crache au visage pendant l’acte… EN GROS : expliquez à votre ado que la pornographie est la mise en scène d’une sexualité violente, et que même si les « actrices » ont l’air d’aimer ce qu’elles font, c’est d’une part totalement surjoué, et d’autre part, les pratiques et corps qui y défilent ne reflètent pas du tout la réalité. Insistez sur le fait que la vraie sexualité épanouissante est basée sur un échange, une vraie complicité, et que la très grande majorité des femmes ne portent pas d’intérêt (et souvent du dégoût) vis-à-vis des pratiques sexuelles observées dans la pornographie. Rappelez-lui que le sexe n’est pas une performance ni un concours d’acrobaties…
  • Pensez également à parler de la contraception. Malheureusement, il est rare de voir le port du préservatif dans les scènes pornographiques, considéré comme peu esthétique. On en parle en général très peu (on parle peu de la réalité des coulisses en général), mais de nombreuses personnes dans l’industrie souffrent de MST, dont le VIH. N’oubliez pas d’expliquer pourquoi se protéger pendant les rapports est essentiel.
  • Je vous déconseille de donner un accès internet à vos enfants autre que celui de l’ordinateur « familial », sur lequel je vous recommande de conserver le « compte administrateur » et en laissant un « compte invité » à vos enfants.
  • A partir du « compte administrateur », aller dans les paramètres et « Bloquer les sites inappropriés »
  • Vérifier régulièrement l’historique de navigation, ou, si vous pensez que votre enfant/ado est capable d’effacer l’historique, surveiller alors le « cache DNS ».
  • Activez « Safe Search » si vous utilisez Google.
  • Installez un bloqueur de publicité (beaucoup d’ado sont pour la première fois exposé au porno à cause d’une « fenêtre pop up »).
  • Vous pouvez également ajouter une extension comme « Stop It » et installer un logiciel de protection avec code parental (« K9 » restant la référence depuis des années).
  • J’y reviendrai dans un article complet sur « Comment Bloquer au Maximum les Contenus porno sur nos appareils ? », mais vous pouvez aussi utiliser les services DNS contre les contenus porno.
  • Si votre enfant a été exposé à des images pornographiques, n’hésitez pas à faire appel à un psychologue spécialisé pour enfants/adolescents, et si possible qui a une connaissance de l’addiction à la pornographie, ou qui en tout cas possède un discours informé sur le sujet (des propos comme « ça lui passera » ou « c’est pas grave » sont signe qu’il faut FUIR).

PLUS D’INFOS SUR LES TROUBLES COGNITIFS INDUITS PAR L’ADDICTION :

« Etudes sur les Cerveaux des Consommateurs » (34 études)

« Des Etudes révèlent des Liens entre la Consommation de Pornographie et de Sévères Troubles Cognitifs et Emotionnels »

SECONDE PARTIE 

Cette vidéo proposée par Gary Wilson, créateur du site yourbrainonporn.com, explore une petite partie des phénomènes observés lors des expériences scientifiques menées sur le cerveau des adolescents qui grandissent en regardant du porno sur internet, et plus particulièrement depuis que ce dernier est accessible en haut débit.

N.B. : en dehors des liens régulièrement disponibles à travers cette traduction et qui vous donnent la possibilité de consulter les études citées par Gary Wilson, vous trouverez également toutes les sources scientifiques sur lesquelles la vidéo s’appuie en bas de page. Merci.

Commençons avec le phénomène le plus observable chez certains dépendants à la pornographie :

Le porno induit la Dysfonction Erectile

Il y a quelques années, les hommes ont commencé à se plaindre de DE (Dysfonction Erectile) chronique, sans parvenir à en déceler la cause. Tous étaient des gros consommateurs de pornographie. Aussi suprenant que cela puisse paraître, ce qui a généré leur DE s’est révélé être la pornographie. Qu’est-ce qui me permet de dire cela ? Parce-qu’en général, ces hommes ont guéri, après 2 mois environ passés sans porno (ainsi que sans fantasmes pornographiques lors de la masturbation, et/ou, avec un arrêt de la pratique de la masturbation tout au long de ces 2 mois). Ils ont nommé cette pratique : « Rebooting ».

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En février 2011, le Professeur et Docteur Carlo Foresta, urologue et spécialiste de la reproduction, a decelé le même phénomène en Italie, qu’il a décrit dans un article de presse rapportant les résultats d’une très grosse étude. Il a dit :

« Ca commence par de plus faible réactions* aux sites pornographiques. Ensuite, il y a une baisse générale de la libido et puis finalement, il devient impossible de maintenir ou d’obtenir une érection » . 

[*comprendre ici : l’excitation ressentie lors de la consommation de porno sur internet diminue, car pour obtenir le même plaisir, le dépendant est obligé d’aller vers du contenu 1 – nouveau, et 2 – plus extrême… On parle alors de « tolérance », phénomène typique de toute forme de dépendance et observée chez les toxicomanes.]

(1:07)

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Plus récemment, lors d’une émission tv médicale américaine, le Dr.Oz a proposé un programme autour de la question « Le porno cause-t-il la DE ? »

L’urologue Andrew Kramer suggère que la DE peut-être guérie après seulement 1 mois passé sans se masturber sur du porno ! Cependant, le problème lié à la pornographie a rapidement évolué. En effet, les hommes qui se plaignaient à l’époque de manifester une DE (majoritairement des gros utilisateurs d’Internet, et des « spécialistes » de la DE) ont entre-temps obtenu un accès Internet haut débit, et ce avant tout le monde. Dès que ces derniers accédèrent à une telle connexion, ils expérimentèrent des problèmes d’éjaculation retardée, et des DE, non seulement au cours des rapports sexuels, mais pour certains, également pendant leurs sessions de visionnage de pornographie.

Quasiment tous étaient âgés d’environ 27 à 50 ans.

(1mn52)

Rapidement, nous avons commencé à observer 2 phénomènes inattendus :

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1- un raz-de-marée de jeunes hommes d’environ 20 ans ont montré les mêmes troubles sexuels ! Ils sont d’ailleurs devenus les principaux visiteurs des sites web où justement les hommes plus âgés (ceux dont on parlait précédemment) se plaignaient du même problème de DE.

2 – Contrairement aux plus âgés, qui n’avaient besoin que d’1 mois ou 2 pour guérir de leur DE, les jeunes avaient besoin eux de 3 à 6 mois, parfois même dans certains cas de 9 mois ou plus…

Egalement, les plus âgés avaient complètement guéri, de façon solide et durable, ce qui n’était pas le cas pour les jeunes, qui ont continué de souffrir de DE de temps en temps. Cela nous confronte à une question évidente :

Pourquoi un homme de 50 ans guéri plus rapidement qu’une jeune de 23 ans ?

Surtout quand on sait que l’homme de 50 ans a pourtant :

a – consommé du porno sur une période plus longue de sa vie (pendant 30 ans ou plus parfois)

b – moins de testostérone

c – moins de dopamine (susbtance du cerveau responsable de la qualité de l’érection, et qui contrôle la libido)

d – des veines et des artères plus vieilles (la cause principale d’une DE d’origine organique est en général causé par un afflux sanguin insuffisant)

e – un organisme plus vieux, en terme à la fois musculaire, nerveux, génital…

Non seulement ils guérissent plus vite et retrouvent leurs pleines capacités sexuelles plus vite que les jeunes, mais ils peuvent expérimenter des orgasmes durant leur « reboot »(sevrage) !

Alors, pourquoi malgré tout un homme de 50 ans retrouve-t-il plus rapidement et de façon plus durable et solide ses érections normales ? Parce-que contrairement aux hommes issus des anciennes générations, le jeune a passé son adolescence a reprogrammer son cerveau, ses stimuli sexuels avec le porno sur internet !

Oui, c’est le résultat logique de l’aspect naturellement hypermalléable de la structure du cerveau d’un adolescent. Cerveau qui se conditionne lui-même, en réaction à l’accès hyper rapide et gratuit du porno sur internet. Mais cette vidéo ne traite pas véritablement de la DE, mais plutôt du Conditionnement Sexuel. Cela dit, l’apparition soudaine et massive de cas de DE chez les jeunes hommes est une preuve forte que le porno sur internet conditionne énormément la sexualité de l’individu.

Le Conditionnement Sexuel

Revenons à notre homme de 50 ans, qui a guéri rapidement et plus facilement de sa DE induite par le porno. Qu’est-ce qui, dans sa jeunesse, a provoqué son éveil sexuel ?

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En fait, il a commencé sa « carrière d’adolescent masturbateur » probablement avec un catalogue de lingerie, ou une star de la tv en photo, ou avec un magasine comme « playboy » (et encore, à condition de réussir à s’en procurer un…). Ou, à l’instar de la plupart des ado de l’époque, son imagination était son seul support de masturbation, fantasmant alors sur les filles (ou garçons) de son école sans doute).

Imaginez : vous avez 12 ou 13 ans et n’avez jamais eu d’expérience sexuelle, qu’allez vous avoir pour fantasme lors de la masturbation ? Si vous avez grandi dans les années 70, peut-être vous imaginiez-vous en train d’embrasser une fille de la classe, ou en train d’être touché par une fille, comme (Farah Fawcett par exemple)… En somme, des choses appropriées à votre âge.

Aujourd’hui, l’imagination du gamin de 13 ans (souvent plus jeune) a été remplacée par du porno Hardcore en streaming sur le net !

Des vidéos de gens en train de faire toutes sortes de choses délirantes. Aucune n’est appropriée pour des enfants de 13 ans ! Peut-être même qu’elles ne le sont pour personne (?). D’ailleurs, seule une toute petite partie de ces vidéo se rapprochent plus ou moins du vrai sexe.

Au lieu de s’éveiller sexuellement avec de vraies personnes, les ados d’aujourd’hui sont souvent derrière un écran, en train de reprogrammer leur cerveau qui s’habitue a considérer que rester assis tout seul derrière un écran à regarder, c’est cela le sexe normal.

Recherchant continuellement la prochaine vidéo ou photo, et la prochaine, et la prochaine, et la prochaine, et la prochaine…

De multiples onglets sont ouverts sur l’écran. 10, voire 20, et tous proposant une vidéo HD de 3 minutes de porno hardcore, choquante et surprenante. Et nous savons à quel point les ados aiment être choqués.

De multiples pornstars défilent à chaque vidéo ou à chaque session de masturbation, avec du fétichisme (incluant tout ce qu’on peut imaginer, mais aussi tout ce qu’on n’imagine pas…).

C’est comme essayer d’apprendre à jouer au foot en tirant des lancer-francs sur un terrain de basket… Mais… Cela va plus loin que de simplement s’entraîner pour le mauvais sport…

Consommer du porno supprime la capacité des ados à « jouer au sport » qu’ils voudraient vraiment apprendre.

« J’ai eu très peu d’expériences sexuelles, et les rares fois où j’ai eu des rapports j’ai été profondément déçu. Pas d’érection. J’ai tenté de stopper depuis 5 mois, et finallement mes érections reviennent. Je réalise que j’ai été conditionné à un point tel que mes pulsions sexuelles sont reliées directement à mon écran de pc. Les femmes ne m’excitent pas, sauf si elles sont en 2D sur mon écran. »

Revenons maintenant à ce que les hommes de 20 ans et de 50 ans ont en commun :

Comme je l’ai dit, la dopamine a un rôle majeur sur la libido et les érections. Que ce soit chez les plus âgés ou chez les jeunes, la DE créée par le porno semble être en lien avec une réduction de la dopamine. Cela signifie qu’il y a moins de dopamine libérée dans l’organisme, et moins de récepteurs de dopamine. On appelle cela la « désensibilisation ».

La réduction de dopamine, ou la désensibilisation fait partie d’une multitude de modifications cérébrales causées par l’addiction.

(7mn11sec)

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La voie violette est une image simplifiée du Circuit de Récompense du cerveau. La désensibilisation, ainsi qu’une multitude d’autres modifications dans le cerveau et provoquées par les addictions se produisent dans cette zone. Ce système neurochimique archaïque est présent chez tous les mammifères. Son objectif est de nous amener à répéter urgemment les comportements qui participent à notre survie ou à celle de nos gênes (comme manger, et biensûr, le sexe). Il assure cette fonction à l’aide de la dopamine.

7mn36sec

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(photo 1)

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(photo 2)

Voilà comment la dopamine provoque l’érection :

quand vous êtes excité sexuellement, le point rouge (coeur du Circuit de Récompense) s’ « emballe », et envoie des signaux de dopamine en bas dans l’hypothalamus (point bleu) (photo 1). Ce dernier envoie des signaux le long de la colonne vertébrale jusqu’au pénis, créant et maintenant ainsi l’érection (photo 2).

Voici une notion fondamentale :

Si les signaux de dopamine sont en-dessous de la normale (que cela se situe au niveau du point rouge – nucleus accumbens ou du point bleu – hypothalamus), le message est alors faible, et l’érection l’est donc aussi.

Une étude italienne (« Macrostructural alterations of subcortical grey matter in psychogenic erectile dysfunction » – 2012) confirme cette hypothèse. Les scientifiques ont comparé 2 groupes d’hommes avec une DE. Le 1er était composé d’hommes avec une DE clairement d’origine physique. Le 2ème, était composé d’hommes présentant une DE ne présentant aucune origine physique connue. Le groupe 2 avait moins de matière grise, ce qui signifie un affaiblissement des connexions nerveuses.

Devinez quelle partie du cerveau ont été affectées ?

Le Centre de Récompense (en rouge), et l’hypothalamus (en bleu)…

Une réduction de la matière grise amène à une diminution de la dopamine (affaiblissement des signaux), ce qui signifie qu’il y a une désensibilisationphénomène responsable de la majorité des troubles sexuels induits par le porno.

Mais si la désensibilisation était le seul facteur de la DE induite par le porno, les jeunes hommes pourraient en guérir beaucoup plus rapidement que les plus âgés.

Revenons donc à l’autre facteur : le conditionnement sexuel :

Ce dernier, s’opère naturellement durant l’adolescence, période où le cerveau est totalement dans une phase d’apprentissage du « comment se reproduire et comment propager les gênes de l’individu. »

Et c’est de cela dont traite véritablement cette présentation : les cerveaux.

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Le conditionnement neurologique sexuel s’articule autour de détails cruciaux. Les cellules nerveuses qui s’ « emballent », s’ « éveillent » ensemble, se programment ensemble (« wiring »).

Pour le cerveau d’un adolescent, cela signifie que le Circuit de Récompense sera conditionné par tout ce que l’ado va voir et expérimenter, et ce peu importe ce que c’est, du moment que cela stimule sa dopamine.

Donc, nous devons nous poser la question :

« Quel impact a ce nouveau stimulus sexuel qu’est le porno sur internet sur le cerveau, durant cette période critique du développement neurologique ? »

Je dis « critique » car la recherche prouve en ce moment qu’il est étonnamment facile de conditionner, de configurer la sexualité des jeunes mammifères, et que les effets secondaires que provoquent l’exposition à la pornographie sur les adolescents confirment de plus en plus la recherche.

(10:28)

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Considérons les résultats rapportés par cette recherche scientifique. J’appelle cette expérience :

« Alors c’est comme ça que tu le fais ? »

(« Who, what, where, when (and maybe even why)? How the experience of sexual reward connects sexual desire, preference, and performance. » – 2012)

Les scientifiques ont introduit une femelle prête à être fécondée dans l’enclos d’un mâle rat, mais l’ont extraite de la cage au bout d’1 minute seulement. En reproduisant le processus plusieurs fois, cela a conditionné le mâle, le faisant éjaculer bien plus vite que la normale, le transformant en un véritable éjaculateur précoce. Plus tard, les scientifiques ont cessé d’extraire la femelle de la cage, la laissant à l’intérieur pour une durée indeterminée. Qu’ont-ils observé ?

Le mâle continuait d’éjaculer précocement.

Ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est que le comportement sexuel conditionné reste, même lorsque les conditions extérieures changent (et même lorsqu’elles reviennent à la normale). Pire, les scientifiques ont remarqué que ce conditionnement sexuel affecte de la même façon les mâles plus expérimentés, qui ont pourtant été par le passé habitués à un coït normal (dans le sens où l’acte sexuel était d’une durée moyenne, comme cela est le cas normalement pour les rats dans la nature).

Ils ont donc appris à devenir précoces. Leur cerveau s’est modifié.

En revanche, la différence fondamentale, est que cela est resté temporaire. En effet, les rats mâles plus âgés (et donc plus habitués à avoir des coïts normaux et non conditionnés), ont retrouvé leur temps d’éjaculation originel. Ils ont eu un accès illimité à des femelles réceptives, et pourtant, le conditionnement qui en a découlé n’a pas duré, contrairement aux jeunes mâles peu expérimentés.

Le porno sur internet, c’est comme la cage pleine de femelles pour l’ado, qui dispose d’un accès illimité à des partenaires sexuels, même si ces derniers sont en 2D.

Cela expliquerait donc pourquoi les jeunes qui souffrent d’une DE causée par la pornographie et qui ont été conditionnés sexuellement et neurologiquement dès l’adolescence par le porno sur Internet haut débit sont plus longs à guérir.

« Alien est le mot que j’emploierais pour décrire quel effet j’ai ressenti quand j’ai tenté d’avoir un rapport sexuel avec une vraie femme. Ca m’a semblé artificiel et étranger. C’est comme si j’avais été tellement conditionné à m’asseoir derrière un écran et à me masturber devant du porno que mon esprit considère que c’est ça le sexe normal. »

(11:49)

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Voici une nouvelle expérience scientifique. Je l’appelle :

« Ce qui était dégoûtant est devenu érotique »

(« Conditioning and sexual behavior: a review »-2001)

Le chercheur Jim Pfaus et son équipe ont pulvérisé une odeur de chair morte sur un groupe de femelles. On appelle ça la « cadaverine ». Normalement, les mâles rats évitent la chair pourrie… Ce n’est pas un comportement qu’ils ont appris (voir la notion d’apprentissage). Ils enterrent leurs morts, et se lavent pour faire disparaître l’odeur de cadavérine.

Mais là, les scientifiques ont placé ces femelles « puantes » réceptives au coït, dans une cage avec des mâles jeunes et vierges.

Avec leur niveau de dopamine très élevé (de par leur âge), les mâles ont, malgré l’odeur, fécondé les femelles et éjaculer plusieurs fois. Quelques jours après, ces jeunes mâles furent placés dans une cage avec 2 groupes de femelles : le 1er avec une odeur normale, et le 2ème pulvérisé précédemment par de la cadavérine.

Résultat ?

Les jeunes mâles conditionnés sexuellement au coït avec les femelles « puantes » se sont accoupler avec des individus des 2 groupes de femelles, alors que les mâles non conditionnés, qui ont pourtant eu le même accès illimité aux 2 groupes de femelles réceptives, ne se sont même pas approché des femelles « puantes ».

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Combien de temps ont duré les effets de ce conditionnement ?

Quelques jours plus tard, les mâles jeunes et anciennement vierges conditionnés ont reçu des bouts de bois saturés de cadavérine. Ils ont commencé par jouer avec, puis sont restés collés dessus, comme ils le feraient en temps normal avec du gâteau au chocolat ou des sécrétions vaginales.

Comme le dit le chercheur Tim Pfaus, « cette révélation pourrait avoir un lien avec l’apparition des différentes paraphilies chez les humains qui, sans ce conditionnement sexuel, percevraient cela comme aversif.« 

Pfaus dit aussi que les expériences sexuelles lors de l’adolescence ont le pouvoir de programmer le cerveau à toute forme de fétichisme, incluant ainsi des choses que nous considérerions comme anormales et répugnantes sans ce conditionnement.

Cela pourrait aussi expliquer pourquoi certains consommateurs de porno se retrouvent souvent déconcertés ou affligés par leur comportement d’escalade, par leur recherche continue de toujours plus d’excitation.

Souvent, les hommes ne sont en mesure de décrire leur fétichisme qu’une fois qu’ils ont réussi à éliminer la pornographie de leur vie :

« Je regardais du porno bizarre quand je me masturbais. Du porno qui me dégoûtait après l’avoir regardé. Le cerveau va toujours vers du porno plus extrême pour s’envoyer en l’air. Je ne pense pas que c’étaient des vrais fétichismes, car si les choses s’étaient réellement produites devant moi, j’aurais quitté la pièce. Je ne reviendrai jamais vers la pornographie, parce-qu’après ma dernière rechute, il ne m’a fallu que 2 semaines pour passer du porno mainstream au porno vraiment bizarre. »

« J’ai été dans des fétichismes comme le marriage, le bondage, l’humilitation, et depuis ma seconde année d’Université, j’ai bousillé quelques relations à cause de ça. Depuis que j’ai stoppé le porno, il peut se passer des semaines sans que cela mes anciens fétichismes porno ne me viennent à l’esprit ».

La réalité est que ces hommes ne peuvent pas réellement connaître leurs vrais goûts sexuels tant qu’ils ne parviennent pas à stopper le porno.

(14:35)

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Qu’est-ce qui provoque alors l’acquisition de ses goûts pornographiques chez une personne ?

Réponse : le conditionnement sexuel.

Quel est l’élément qui pousse à ce conditionnement sexuel ?

Réponse : la Dopamine. De toute évidence…

La Dopamine, responsable du conditionnement sexuel

(14:49)

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Cette expérience scientifique (« Enhaced D2-type receptor activity facilitates the development of conditioned same-sex partner preference in male rats. » – 2012) , nous révèle vraiment le pouvoir de la dopamine et son impact sur le conditionnement sexuel.

On peut y voir un mâle rat conditionné sexuellement à préférer un partenaire du même sexe.

Les chercheurs ont injecté au rat un produit qui imite le comportement de la dopamine, reproduisant l’effet d’ « éveil » du cerveau lorsqu’il est sexuellement excité. Ils ont ensuite mis le rat dans une cage avec un autre mâle. Les 2 mâles ont coppulé ensemble durant la journée (le temps qu’il faut pour que le produit cesse d’agir dans l’organisme du rat). Les chercheurs ont répété ce processus 2 fois de plus, à 4 jours d’intervalle.

Quelques jours plus tard, le mâle reconditionné a eu le choix du partenaire. Sans produit injecté cette fois-ci. Il est entré dans une cage et avait la possiblité de coppuler avec une femelle réceptive ou avec un autre rat du même sexe.

Devinez ce qui a déclenché le plus d’excitation dans le cerveau du rat ?

Le mâle.

Il a en effet révélé une meilleure « réponse », une plus grande excitation et donc et une meilleure érection, tout en pratiquant davantage de « jeux sexuels ».

(16:02)

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Cela peut paraître étonnant, mais plusieurs consommateurs de pornographie disent que le porno qu’ils regardent la majorité du temps ne correspond pas à leur orientation sexuelle :

Homme 1 : « Je croyais que j’étais bisexuel avec un fétichisme pour les pieds. Aujourd’hui, ça me dégoûte. Je suis hétéro et j’aime les femmes,, pas les pieds. »

Il ne s’agit pas ici d’offenser les hommes qui aiment réellement les pieds, ou les autres hommes bien entendu. Nous parlons ici des goûts sexuels que la pornographie semble avoir le pouvoir de créer, mais qui s’en vont une fois que le consommateur se sépare du porno :

« Y a-t-il d’autres personnes comme moi qui ont l’impression que cette partie de leur cerveau qui aimait ces fétichismes est en train de disparaître ? »

Autre témoignage :

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Homme 2 : « Je suis devenu accro à la fin de mon adolescence. Le sexe gay est pour moi normal et naturel. Mais j’ai perdu mon intérêt, mon attirance pour lui, et avec le temps, je me suis mis à regarder du sexe hétéro. Les corps masculins ne m’intéressaient plus, et j’ai même développé un fétichisme pour les zones génitales féminines. J’ai décidé d’arrêter de regarder du porno, et après quelques temps, je suis hereux de pouvoir dire que mon fétichisme a disparu, et que mon attirance pour les rapports homosexuels sont redevenus ma norme à moi, comme avant. »

L’orientation sexuelle « d’origine » de ces hommes n’a en fait pas changée. Mais un renforcement constant (en regardant du porno régulièrement) des modifications du cerveau associé à des pics de dopamine ont altéré le genre de porno qu’ils aimaient regarder, faisant l’ « acquisition » de nouveaux goûts sexuels ou de nouveaux fétichismes. Ceci n’est pas inhabituel…

(17:13)

En effet, en 2012, une longue étude menée auprès de 1500 hommes consommateurs de porno a été menée sur le site « reddit.com » :

56% d’entre eux ont témoigné que leurs goûts sexuels étaient devenus plus extrêmes et déviants*.

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[* C’est aussi et surtout pour stopper cette escalade que la personne dépendante doit se prendre en main. Certes, cette dernière a été victime d’un laxisme de la part de la société sur le sujet, et d’un manque d’informations sur les dégâts de cette « nouvelle drogue ». Mais aujourd’hui, grâce à des articles comme celui-ci, LA PERSONNE SAIT.

Parents, proches, n’hésitez pas à orienter la personne vers la page suivante pour TESTER (vous apprendrez également sur cette page à communiquer avec la personne que vous pensez être accro).

Nul ne peut fermer les yeux face à une addiction qui alimente une Demande pour une industrie de plus en plus violente, tout en détruisant la vie de la personne dépendante. Il ne s’agit pas de culpabiliser, mais de faire en sorte que chacun prenne ses responsabilités pour prévenir au mieux, dans la conscience et le dialogue.

Parents : donner un smartphone, un ordinateur ou une tablette avec un accès internet augmente bien entendu énormément les risques d’exposition, et donc d’addiction. Mais si vous agissez de façon préventive et que vous ne cédez pas à cette nouvelle norme qui consiste à donner un accès internet personnel à un enfant susceptible de surfer toute la nuit sur des sites X, alors vous augmenterez grandement les chances que votre progéniture reste loin de la pornographie.

  • Pour apprendre à protéger l’ordinateur familial, je vous recommande de lire l’article rédigé par AFREG – administrateur du site pornodependance.com:

 http://www.pornodependance.com/MoyensFiltrage.html

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RETOUR A L’ARTICLE :

– 24% étaient ennuyés par rapport à cela

– 32% ne s’en souciaient pas

 

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Le psychiatre Norman Doidge explique dans son livre « The Brain that Changes Itself » que ce qui excitait initialement ses patients a changé, en même temps que les sites de streaming pornographiques ont fait leur apparition sur internet, proposant des nouvelles « catégories », des nouvelles mises en scènes, qui altèrent leur cerveau, le modifient de façon inconsciente. Car la plasiticité du cerveau est compétitive. Le cerveau recherche toujours de la nouveauté, du plus excitant, au détriment de ce qui plaisait et excitait initialement l’individu. »

 

(18:04)

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Voici un bon moyen de visualiser ce qui se passe dans le cerveau.

Amené du porno tel qu’on le trouve sur internet au beau milieu de cette mécanique (voir image ci-dessus) créé des canaux sexuels (« sexual pathways ») qui se  mettent en compétition avec les autres. C’est un genre de sélection qui se produit alors à l’intérieur du cerveau. La survie du plus fort… :

Biensûr Jessica la voisine est mignonne, mais si un homme de 30 ans se masturbe tous les jours sur des vidéos de « gang bang », de « cream pies », de doubles pénétrations, les canaux sexuels qui aiment bien Jessica et la trouve attirante, vont renconter de très sérieuses difficultés.

VOICI POURQUOI :

Ce même homme ne se masturbe pas en pensant à Jessica, mais en regardant du porno. Son cerveau est constamment en train de renforcer les stimuli sexuels associés à la masturbation et à l’éjaculation.

Souvenez-vous :

« les cellules nerveuses qui s’ « éveillent », s’ « enflamment » ensemble en même temps, se connectent ensemble ». Et ceci est valable à la fois chez les rats (expérience de la cadavérine), et les hommes (vidéo de porno hardcore). En d’autres termes, la flèche jaune représente justement ces cellules nerveuses qui se renforcent et crééent un canal de plus en plus puissant et dominant (la flèche blanche perd le combat…).

(18:55)

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Ces lignes rouges sont des canaux nerveux qui se développent et se renforcent et qui deviennent de plus en plus puissants. En d’autres termes, les cellules nerveuses qui s’enflamment ensemble, sont bel et bien ici en train de se connectés et de grandir ensemble.

Mais alors qu’est-ce qui permet à ces cellules de se connecter ensemble entre elles ?

La DELTAFOSB

Cette molécule unique contribue fortement au conditionnement sexuel.

Pourtant, n’ai-je pas dit que c’était la Dopamine la responsable ?

(19:19)

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Si ! C’est le cas. En fait, les surtensions de dopamine (niveaux trop élevés) sont responsables de la production de la DeltaFosB dans le Circuit de Récompense. Le DeltafosB s’accumule alors dans le cerveau, proportionnellement avec la quantité de dopamine libérée dans le Circuit de Récompense.

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(19 : 31)

Cette image montre comment le DeltafosB s’accumule lorsqu’il y a surconsommation chronique. Ce qui est unique avec le DeltafosB c’est qu’elle se ballade dans le cerveau pendant une longue période. Et l’augmentation des niveaux de DeltafosB reprogramme le cerveau à vouloir plus de ça... Et ce peu importe ce que le ça est…

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Cela peut donc créé le cercle vicieux suivant : « je désire », amenant à « je fais/consomme », amenant à plus de dopamine dans le cerveau, amenant à une augmentation de la production de DeltafosB, ce qui renforce le « je désire » etc…

(20:04)

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*Expliqué simplement, le rôle de la DeltafosB est de :

– se rappeler (mémoriser les expériences/comportements fournissant une récompense)

– répéter (reproduire des expériences/comportements similaires pour être à nouveau récompensée)

Elle envoie un message au cerveau :

« cette activité est vraiment vraiment importante, tu devrais recommencer, encore et encore. »

(20:15)

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La DeltafosB accomplit cela en reprogrammant notre façon de voir les choses, nos émotions, les sons que l’on entend, et les souvenirs associés avec une sensibilité, une réactivité énorme (« big reward ») à l’orgasme, et créé une espèce de circuit qui « met le feu » à notre Centre de Récompense.

Une fois activé, ce circuit créé des envie dévorantes, voire irrépréssibles (« cravings »)…

 

(20:35)

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Une bonne comparaison est celle des ouvriers sur le chantier qui construisent une autoroute. La Dopamine serait comme le contremaître, et les ouvriers sont comme la DeltaFosB. La Dopamine leur aboit l’ordre de connecter ces expériences ensemble, mais c’est la DeltaFosB qui construit l’autoroute.

CE QU’IL FAUT BIEN RETENIR :

Longtemps après que la DeltaFosB ait cessé de construire les connexions du Circuit lié au Désir (appelé « Wanting » chez les anglo-saxons),  ces « autoroutes dans le cerveau », ces voies neuronales, restent dans le cerveau, à l’instar des vraies autoroutes qui ne disparaissent pas par magie lorsque leur construction est achevée et que les ouvriers sont partis!

Ces « autoroutes du cerveau » constituent la raison pour laquelle les premières expériences sexuelles peuvent exercer une influence aussi puissante et persistante sur le conditionnement sexuel.

(21:10)

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Où retrouve-t-on ce même processus ?

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Ce mécanisme est présent dans toutes les addictions. Les surconsommations chroniques de drogues OU de récompenses naturelles (renforçateurs naturels : sexe, nourriture, affection) maintiennent des niveaux élevés de Dopamine. Ce qui mène évidemment à une accumulation de DeltaFosB, et reprogramme les voies neuronales, les circuits du cerveau pour faire en sortie que ce dernier CREVE D’ENVIE de consommer à nouveau, encore et encore…

(21:31)

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Par exemple, longtemps après qu’un ex-alcoolique soit devenu sobre, un « indice »* peut tout à fait réactiver un ancien circuit, une ancienne voie neuronale liés à l’addiction.

(* note de laveritesurleporno : les indices, ou « cues », sont les stimuli que le cerveau a mémorisés et assimilés comme étant en association directe avec la consommation de la drogue ou de la récompense naturelle à laquelle une personne est accro. Cela peut-être, comme nous l’avons vu plus haut, tout ce que la DeltaFosB a reprogrammé : un son, la vue d’une image, un moment de la journée ou de la nuit… Dans le cas de l’ex-alcoolique ci-dessus, il pourrait sagir de la simple vue d’une bouteille d’alcool…). Retour à l’article :

Une fois l’ancien circuit, l’ancienne autoroute réactivée, cela peut déclencher une envie dévorante (« craving ») de retourner consommer la drogue (ou la récompense naturelle dans le cas d’une dépendance à une drogue « naturelle »), et entraîner une RECHUTE.

Tous ces mécanismes de construction cérébrale (et qui provoque ces envies dévorante de consommer) liée à une addiction s’appelle la « sensibilisation ».

(21:50)

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Comme vous pouvez le voir ici grâce à cette étude menée en 2001 (en anglais), il est bien connu depuis longtemps que la DeltaFosB est le principal déclencheur des addictions. Mais évidemment, ce déclencheur n’a pas évolué, et n’est donc pas plus susceptible de nous rendre dépendants aux choses qu’avant.

Mais alors qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi le porno sur internet est aussi addictif ?

(22:04)

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Comme l’ont découvert plus tard plusieurs études (cliquez ici pour découvrir celle de la photo (en anglais) ), la véritable fonction profonde de la DeltaFosB est d’exhorter les animaux à se ruer vers la nourriture saturée en graisses, en sucres, et vers les opportunités sexuelles.

Et c’est justement ce tout dernier point qui fait toute la différence !

(22:19)

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(étude complète en anglais disponible ici)

Mais il existe un autre facteur qui fait également une grande différence… C’est le fait que l’adolescent est programmé naturellement pour chercher à apprendre rapidement tout ce qu’il faut savoir à propos du sexe. Il est même programmé pour se rappeler de chaque détails, afin d’augmenter ses chances de « conclure » dès qu’une opportunité sexuelle se présente à lui*

(*Note de laveritesurleporno : tout le cerveau n’est pas archaïque et animal bien entendu, mais le Centre de Récompense est bel et bien notre partie « reptilienne » qui nous pousse à cultiver les opportunités, car il fonctionne sur un mode ancestral, qui consiste à nous exhorter de propager nos gênes. La pornographie cultive démesurément cette partie primitive de notre cerveau). Retour à l’article :

En 2010, d’autres études ont affirmé que la DeltaFosB est bien la responsable des modifications cérébrales mais aussi des changements comportementaux qui opèrent à long terme lors du processus de conditionnement sexuel.

(22:44)

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Et en 2013, cette étude (étude complète en anglais disponible ici) a fait le lien entre toutes les autres :

« Non seulement les récompenses obtenues par la consommation de drogues naturelles et non naturelles convergent vers les mêmes voies neuronales (« same neural pathways »), mais elles convergent également vers le même médiateur moléculaire, ainsi que vers les mêmes neurones (cellules nerveuses), afin d’influencer le désir ressenti (« wanting ») pour la consommation de ces deux types de récompenses… »

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Cela signifie que les « cravings » ressenties pour une drogue addictive « non naturelle » (cocaïne, alcool…) OU pour du sexe, ou pour de la nourriture, OU POUR DU PORNO, utilisent toutes les mêmes mécanismes du cerveau et les mêmes voies neuronales.

Avec la DeltaFossB aux commandes, cela signifie également que les addictions comportementales existent et partagent les mêmes mécanismes fondamentaux et provoquent les mêmes modifications cérébrales que les addictions aux drogues.

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Cela signifie-t-il que le conditionnement sexuel se comporte exactement de la même manière qu’une addiction ?

Non biensûr, dans le sens où ce dernier est normalement un processsus naturel que tous les adolescents expérimentent. L’addiction en revanche est une pathologie. Néanmoins, la DeltaFosB est commune aux deux.

Ses instructions sont – se rappeler (mémoriser les expériences, les comportements qui ont procuré une récompense), – répéter (reproduire des expériences similaires pour obtenir à nouveau la récompense)

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Peu importe qu’il s’agisse de fumer une cigarette,  d’avoir un rapport sexuel avec une femelle sentant le cadavre (expérience des râts), ou de surfer sur ses sites porno préférés (dans le cas de l’adolescent).

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Si un adolescent regarde beaucoup de porno sur internet, à quel moment le conditionnement sexuel s’arrête et à quel moment l’addiction au porno commence ?

Il n’y a pas de réponse simple à cette question car les deux partagent les mêmes mécanismes cérébraux…

Les hommes plus âgés sont souvent en mesure de dire à quel moment ils sont devenus dépendants, parce-qu’ils savent ce qui était normal pour eux avant de devenir accro. Mais si un homme de 23 ans n’a jamais rien connu d’autre que le porno sur internet depuis ses 12 ans, comment peut-il savoir à quel moment il a franchi la limite le faisant basculer dans une consommation compulsive ?

Maitenant que les vidéo porno hardcore sont disponibles pour tout le monde à n’importe quel âge, gratuitement, via un simple clic, l’humanité est entrée dans un nouveau paradigme. 

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Evidemment, le porno n’a rien à voir avec le sexe… Mais malheureusement le porno active la surproduction de Dopamine, en réponse aux stimuli sexuels. Et les niveaux de Dopamine augmentent toujours plus, encore et encore…

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Au-delà de la stimulation sexuelle qu’il induit, le porno sur internet possède cette capacité EXCLUSIVE de maintenir longtemps des surtensions de Dopamine. La nouveauté constante (le contenu pornographique sur internet est sans fin), le fait de rechercher, de « chasser » du matériel qui choque, qui surprend… Tous ces éléments élèvent la dopamine.

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Et de toute façon, même lorsque parfois la Dopamine commence à redescendre ne serait-ce qu’un tout petit peu, dès que cela se produit, le simple fait de cliquer sur la prochaine image ou la vidéo suivante suffit à tout faire remonter…

CE PHENOMENE NE PEUT SE PRODUIRE AVEC UN SIMPLE MAGAZINE PLAYBOY, OU UN DVD…

Certains dépendants au porno maintiennent cet état de surexcitation (impliquant donc un maintien des niveaux super élevés de Dopamine) pendant des heures, retardant volontairement l’éjaculation.

(25:25)

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Beaucoup de consommateurs de porno se contentent de visionner, sans forcément se masturber (dans l’avion, au travail, ou encore à la librairie).

Les ado eux, en regardent beaucoup à l’école via leur smartphones…

Ou alors, ils commencent à visionner juste après le dîner, jusqu’à ce qu’ils s’endorment vers 2h du matin…

Et malheureusement, non seulement le contenu des sites pornographiques a évolué vers du contenu plus violent et plus extrême, mais en plus, son système de distribution a également grandi.

Aujourd’hui, le porno est omniprésent, gratuit et accessible à tout âge, et à toute heure.

Et quel est le spectre de la population le plus adepte des technologies modernes ? Les ado…

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Il y a donc véritablement un « éléphant dans la chambre », mais nous n’en avons toujours pas parlé : le cerveau de l’adolescent.

Le cerveau de l’adolescent n’est pas similaire à celui de l’adulte. Il a moins d’expérience. Il est anatomiquement, biologiquement et physioloquement différent du cerveau de l’enfant ou de celui de l’adulte.

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Ces différences se manifestent de 2 façons fondamentales :

– Un déséquilibre de force entre la partie primitive du cerveau qui « recherche » (« thrill-seeking part »), et notre partie plus évoluée, le « cerveau rationnel ».

2 – Un véritable festival d’apparition de nouvelles connexions neuronales, elles-mêmes rapidement suivies par un « tri », un élagage de ces connexions, et par une réorganisation du cerveau.

(26:38)

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Analysons ensemble la première différence fondamentale citée plus haut.Durant l’adolescence, ce déséquilibre de force entre les 2 parties du cerveau implique chez l’ado :

– Un Circuit de Récompense saturé : le côté « Sexe, Drogues et Rock’n Roll » est exacerbé. Mais paradoxalement,

– les Lobes Frontaux sont encore en pleine construction : le côté « Bon, essayons tout de même de réfléchir un peu à ce qu’on fait » n’atteindra  pas sa pleine capacité et mâturité avant 25 ans.

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Pourquoi l’ado a un cerveau qui lui envoie bien plus de messages qui lui disent : « vas-y fonce réfléchis pas ! » que les adultes ou les enfants ?

1 – le cerveau de l’ado produit bien plus de dopamine que le fait un cerveau d’adulte.

2 – la sensibilité du cerveau à la Dopamine et aux autres excitants neuro-chimiques est clairement bien plus élevée. Le pic se produit vers 15 ans.

Cette combinaison entre une forte production de Dopamine, et des récepteurs de la Dopamine bien plus nombreux et efficaces que chez l’enfant ou l’adulte, maintient l’adolescent dans une permanente recherche de nouveauté, phénomène qui est alors, à ce niveau de développement cérébral, à son stade ultime.

D’ailleurs, une étude a découvert que TOUT ce à quoi le cerveau de l’adolescent répond (tout ce qui lui procure de l’excitation et un « shoot » de dopamine donc) récompense le Circuit de Récompense 2 à 4 fois plus que ne le fait le cerveau de l’adulte.

3 – le cerveau d’un ado produit des nivaux très élevés de DeltaFosB.

Ces 3 facteurs rendent le cerveau de l’adolescent extrêmement fragile aux phénomènes d’addictions. Bien plus que nos cerveaux d’adultes.

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Pire encore, le lobe frontal, chargé de dire « stop » face à une surconsommation de drogues (naturelles ou non), est bien plus faible, que chez l’adulte (hypofrontalité naturelle).

Malheureusement, les hormones sexuelles qui initient la sensibilité de l’adolescent à « chasser le plaisir extrême », à « foncer tête baissée » n’arrangent rien non plus du côté du développement du lobe frontal. Chose pourtant fondamentale !

Rappelons que le lobe frontal a pour fonctions essentielles de :

– contrôler les impulsions (impulsivité)

– inhiber les comportements inadaptés

– assumer les conséquences de nos actes

Le cerveau d’un ado est comme une voiture doté d’un moteur de Ferrari, mais des freins de la Fiat Panda…

Les adolescents prennent souvent leurs décisions en se basant sur des impulsions naturelles, tout en ayant des difficultés à percevoir ce que ces choix peuvent impliquer.

(28:41)

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Une fois de plus, l’addiction à la pornographie chez les adolescents n’est pas une coïncidence…

Oui, ce déséquilibre de forces dans le cerveau de l’ado est, normalement, une chose naturelle, qui correspond à un stade classique de l’évolution de l’individu. D’ailleurs, tous les mammifères connaissent cette phase de développement durant l’adolescence :

1 – une tendance accrue à prendre des risques

2 – une tendance accrue à rechercher des sensations fortes

Les animaux et les humains, à l’adolescence, s’enflamment pour le sexe, sortent de leur maison pour aller explorer de nouveaux territoires, et éventuellement trouve des partenaires en dehors de leur tribu.

POURQUOI CE MECANISME EST-IL PREVU NATURELLEMENT PAR L’EVOLUTION ?

Un seul objectif : réduire les risques de consanguinité.

Aujourd’hui, le cerveau de l’ado est poussé par ces besoins insistants, et en se lançant dans l’inconnu du monde extérieur, peuvent facilement tombé face à des choses auxquelles ils ne sont pas forcément préparés, du point de vue de leur stade de développement. Du point de vue de l’évolution. Cela peut se passer sans trop de dégâts, mais parfois, cela se passe très mal.

Par exemple, la moto cross, les voitures puissantes, les drogues, la junkfood, les jeux vidéo et biensûr, le porno sur internet.

(29:22)

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La seconde image montre que le cerveau de l’ado est un véritable festival d’apparitions de nouvelles connexions neuronales, lors des premières années de l’adolescence. Environ 50 à 100 billions, suivies par un tri systématique (entre ce qu’il faut garder et ce qui semble inutile), et une réorganisationdu cerveau.

Le cerveau commence à changer vers l’âge de 11 ans mais ses fonctions deviennent rapidement de plus en plus ordonnées et efficaces.

Ce processus permet à l’ado d’apprendre, d’assimiler tout ce qu’il peut appréhender au sein de son environnement, et mémorise les nouvelles expériences importantes, via le principe de « ce qui s’enflamme ensemble au même moment, se connecte ensemble ».

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Pour mieux comprendre, imaginez simplement des routes, ou des voies/canaux présents dans le cerveau. Plus vous empruntez une nouvelle route, plus ça devient facile de le faire.

Ces routes deviennent en fait des routines…  Elles ont été mémorisées, et sont devenues des habitudes. Elles peuvent même devenir de véritables compétences, comme dans toute forme d’apprentissage.

CE QU’IL FAUT RETENIR :

Plus vous êtes habitué à emprunter une voie dont vous avez l’habitude, et plus vous êtes susceptibles de le faire, même si vous n’en avez pas réellement envie.

(30:20)

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Le grand spécialiste du cerveau de l’adolescent Jay Giedd appelle ça le principe du « utilise-le ou laisse-le tomber » (« use it or loose it ») :

« Les cellules et les connexions utilisées vont survivre et fleurir, celles qui ne sont pas utilisées vont flétrir et mourir. »

Donc l’adolescent qui fait de la musique, du sport et qui étudie va donc développer renforcer les cellules et les connexions liées à ces activités. Mais si l’adolescent est souvent allongé sur un canapé, à jouer aux jeux vidéo ou à regarder la télé, ce seront alors les cellules et les connexions liées à cela qui vont survivre.

Il n’y aucun doute sur le fait que les connexions neuronales liées à la sexualité vont survivre et fleurir durant l’adolescence.

La question est : quelles sont les données extérieures qui vont formater ces circuits ?

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Réfléchissez simplement à l’énorme diversité d’environnements à laquelle les adolescent se sont adaptés à travers les âges. Cette capacité d’adaptation a très bien fonctionnée pour un éventail très large de différentes coutumes et pratiques sexuelles incluant un véritable partenaire.

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Aujourd’hui, les voies neuronales sexuelles de l’adolescent de 13 ans peuvent être modelées par des vidéo/photos hardcore, et une nouveauté sans fin du contenu des sites porno. Il peut se passer des années avant qu’il ne fasse sa première rencontre amoureuse ou bien même avant qu’il n’embrasse pour la première fois.

Cliquer sur une souris à remplacer le fait de devoir parcourir la Savane pour chercher un partenaire.

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Pendant qu’il reste collé à son écran, un ado n’apprend pas à aller vers les autres, n’apprend pas à « draguer », et reste loin des opportunités de trouver un partenaire, ce à quoi son cerveau est pourtant préparé.

En restant devant le porno, un adolescent n’habitue pas son cerveau à être stimulé par le fait de « flirter », par les phéromones ou encore par la vue d’une femme qu’il trouverait séduisante, et dotée de proportions normales…

CONCLUSION

Comme l’a dit le Professeur de Biologie Jay Phelan, co-auteur de « Mean Genes » :

« Toute stimulation excessive du Circuit de Récompenses qui implique un recours à des comportements auxquels il n’est pas préparé, insuffisamment « évolué », est problématique. »

« Au même titre que le crack  ou que les Krispy Kreme donuts, le porno sur internet est un phénomène de plus révélant un dysfonctionnement, un décalage »

This half-hour presentation describes the science behind sexual conditioning and the unique vulnerabilities of the adolescent brain—and explains why today’s highspeed porn can cause unexpected effects in some users’ brains. Follow this link for more information and the science behind this presentation: http://www.yourbrainonporn.com/adoles…
For lists of studies supporting this presentation see the following pages:
1 – Studies linking porn use to sexual problems and less sexual & relationship satisfaction: http://www.yourbrainonporn.com/studie…
2 – Brain studies on porn users and sex addicts: http://www.yourbrainonporn.com/brain-…
3 – Porn Use & Sex Addiction Studies: http://yourbrainonporn.com/sex-addiction
4 – Pornography and Adolescents Studies: http://yourbrainonporn.com/adolescent…

For studies confirming a tremendous rise in youthful ED and low libido see this page: http://yourbrainonporn.com/research-c…

A review of the literature by Gary Wilson & US Navy doctors – « Is Internet Pornography Causing Sexual Dysfunctions? A Review with Clinical Reports »: http://www.mdpi.com/2076-328X/6/3/17/htm

 

[PARENTS, PROCHES, RENDEZ-VOUS ICI : http://laveritesurleporno.unblog.fr/comment-sortir-de-laddiction/]