Qu’en est-il de Fantasmer pendant le « Reboot »[/Sevrage] ?

Article publié sur le site YourBrainOnPorn le 11/08/11 et traduit par INDIE – administrateur des sites PornoScienceSante et laVeritesurleporno.unblog.fr

Question : « Quelle est la différence entre fantasmer sur du porno et regarder du porno ? »

Réponse : « La souris ».

Peut-être que j’exagère, mais fantasmer sur le porno ou lire des histoires « érotiques » rend le rétablissement plus difficile et éventuellement plus long. Fantasmer sur le porno que vous avez visionné active les « voies de dépendance sensibilisées » (« sensitized addiction pathways »), provoquant des pics de dopamine, qui semblent être en lien avec des envies (« cravings ») et une agitation accrue. Cela augmente le risque de rechuter, et maintient les voies neurales de l’addiction en vie. (voir cette courte vidéo à propos de fantasmes et de pornographie).

La recherche sur l’imagerie mentale indique que fantasmer ou imaginer une expérience active plusieurs des « mêmes circuits neuronaux » que lorsqu’on vit réellement l’expérience. En d’autres termes, fantasmer sur du porno renforce vos voies de dépendance. Citation de l’étude « « Est-ce que les actions réelles (exécutées) et imaginées partagent le même substrat neural ? » . Les chercheurs concluent :

« Ces trois sources de données fournissent un soutien convergent à l’hypothèse que les actions imaginées et exécutées partagent, dans une certaine mesure, les mêmes structures centrales. »

D’un autre côté, d’après ce que disent les gars sur le forum, utiliser son imagination pour imaginer de vrais partenaires potentiels est plus satisfaisant que de se laisser aller en « autopilote » en permettant passivement au porno / aux souvenirs porno de faire tout le travail.

Question : « Qu’en est-il de fantasmer sur le sexe réel pendant le reboot ? »

Réponse : « Qui sait ? »

Beaucoup de gens disent que fantasmer sur le sexe réel, ou d’ « objetiser » les femmes / hommes est généralement contre-productif lors du sevrage. Nombreux sont ceux qui rapportent que le fait d’éviter toute forme de fantasme permet de vivre des changements très satisfaisants sur leur perception, telle que le fait de pouvoir percevoir les êtres humains comme réels et non comme des « objets sexuels ». D’un autre côté, les humains fantasment depuis des éons… En regardant le positif, il serait logique de reconnecter votre cerveau au sexe réel si vous avez déjà un peu d’expérience sexuelle. La clef peut être alors de NE PAS imaginer la partenaire dans vos scénarios pornographiques préférés, mais plutôt de rester dans le côté édulcoré et romantique, si vous devez vous masturber.

J’aime la vision de ce gars :

« La nuit dernière, j’étais assis en train de me relaxer après l’entraînement, occupé à ne pas me masturber (vous savez bien de quoi je parle) et bien sûr, je pensais au sexe.  Puis j’ai pris conscience de ça : j’aime vraiment penser à de belles femmes. Je veux dire que ça me rend HEUREUX. Je me suis senti m’affirmer, en acceptant d’être excité sexuellement sans le voir comme un problème. Pour la première fois de ma vie je ne le voyais pas comme un problème à régler. J’ai réalisé que c’est mon état naturel en tant qu’homme et qu’il est important  d’être un homme vrai. »

« Pensez-y: si vous êtes pris dans le cycle quotidien du PMO, vous considérez que votre désir sexuel est un problème qui a constamment besoin d’être régler. Nous avons en quelque sorte peur d’être excités parce qu’à chaque fois que nous commençons à ressentir ce désir, nous commençons immédiatement à nous protéger jusqu’à ce qu’il s’en aille. POURQUOI? La nuit dernière, j’ai découvert que si vous ne vous précipitez pas pour « éteindre ce feu », il se trouve que ce feu est celui qui devrait être constamment en train de brûler dans tous les hommes, nous poussant dans le monde pour avancer.

Nous avons besoin de ressentir cette chaleur. Nous sommes vraiment bénis d’être des hommes, en bonne santé et en vie. »

Un autre gars :

« Je me rends compte maintenant que je regarde en arrière, que j’ai arrêté de me masturber en fantasmant, en pensant à des vraies filles à l’âge de 13 ans. Le fantasme sur les vraies femmes est, à mon avis, la masturbation saine et normale des jeunes adultes mâles qui a probablement eu lieu pendant des milliers d’années. Les problèmes commencent quand votre masturbation passe de ça à la masturbation axée sur la nouveauté, avec de fausses femmes sous forme de pixel. Mi-lycée j’ai trouvé mon premier VHS porno, qui proposait un tas de scènes différentes dessus. Bientôt j’ai eu besoin de ça pour me masturber et avoir un orgasme. J’ai de la chance car je n’avais pas internet haut débit avant mes 18 ans.

Puis j’ai rencontré une fille que j’ai séduit pendant 2 ans (beaucoup d’autres aventures sexuelles en cours de route avec Dysfonction Erectile, mais je voulais vraiment être avec cette fille). A cette époque, j’ai donc pensé que ma DE pouvait être causée par ma consommation de porno. J’ai alors arrêté d’en regardé pendant 3 semaines, quand j’ai finalement eu un rencard avec la femme en question. Quand nous sommes allés au lit, j’ai réussi à maintenir des érections toute la nuit, mais sans orgasme. Après environ une semaine de rapports sexuels réguliers avec cette fille, j’ai cependant eu mon premier Orgasme avec exclusivement une stimulation vaginale (j’avais 23 ans), et laissez-moi vous dire que c’est un sentiment génial quand cela arrive avec une fille à qui vous pouvez dire que c’est vraiment ELLE qui vous procure du plaisir quand vous couchez ensemble. »

Voici un fil de discussions entre « rebooters » expérimentés « The No arousal method – Celibacy of Body and Mind » :

RE : « Masturbation sans porno » Quelques points à clarifier (gardez à l’esprit que je ne suis ni médecin ni autorité, juste un type d’âge moyen):

1. Oui, les gens se masturbent depuis des lustres et c’est seulement depuis que la pornographie sur Internet à haut débit est entrée en scène que les cas de Dysfonctions Erectiles ont explosé en nombre. Il semblerait donc qu’il y ait un lien direct entre la pornographie et la dysfonction érectile, et pas vraiment un lien entre la masturbation et la dysfonction érectile. Ce que nous devons prendre en considération avant de revendiquer quoi que ce soit, ce sont les différences dans les habitudes de masturbation d’hier et d’aujourd’hui. Compte tenu de l’accès à la pornographie illimitée et très excitante, quelle est la probabilité pour quelqu’un de se livrer à la masturbation compulsive par rapport à quelqu’un qui doit exercer son cerveau pour fantasmer sur une femme de la vraie vie?  Une autre chose que la plupart des utilisateurs de ce forum croient c’est que sans la pornographie, nos vies sexuelles auraient été plus saines et beaucoup plus sociales, impliquant de vrais partenaires au lieu de fantasmes. Cela étant dit, pourquoi nos ancêtres (il y a 20 ans et plus) se seraient-ils masturbés autant que nous le faisons maintenant?  Comme ils n’avaient pas accès à autant de pornographie, nous devons supposer (parce qu’autrement il serait hypocrite de croire à la déclaration ci-dessus), que leur vie sexuelle était saine et que leurs habitudes de masturbation ne changeaient pas beaucoup de cela. La seule conclusion que je peux tirer, c’est que la masturbation, même avec un peu de fantaisie, ne devrait pas être considérée comme négative et ne provoque pas de dysfonction érectile!

2. Cependant, quand il s’agit de la masturbation, trop c’est trop. Un autre problème est qu’en théorie, nous pourrions nous engager à nous masturber sainement à partir de maintenant, mais en réalité, une fois que nous commençons, nous continuons à consommer du porno, juste pour s’offrir un orgasme plus rapide et plus intense. Surtout pendant le redémarrage, cela peut se retourner contre nous. C’est la raison pour laquelle la masturbation devrait être évitée jusqu’à ce que vous sentiez que votre corps et votre esprit sont à nouveau dans un équilibre stable, et ceci depuis un temps considérable ! L’équilibre peut être perturbé et et il ne faut pas vouloir aller vite! Après cela, chacun a le choix de s’engager dans les habitudes qu’il veut, sachant ce que le porno et la masturbation excessive peuvent causer.

3. Le fait de fantasmer est considéré comme quelque chose de risqué aux premiers abords car au début (les premiers mois), nos fantasmes ne sont rien d’autre que des versions modifiées des scènes pornos que nous trouvons dans nos têtes. Le fait que votre cerveau soit un peu engourdi par le plaisir et appauvri en créativité, vous fait prendre le chemin facile lorsque vous utilisez l’imagination comme support. Vous ne pouvez imaginer clairement à quoi ressemblerait cette femme sexy nue.Vous ne pouvez pas imaginer avoir des relations sexuelles et attentionnées avec cette jolie femme. Solution? « Souvenons-nous de cette scène porno qui nous a fait perdre des heures », dit votre cerveau. Là se trouve le danger; ce n’est pas dans le fait de fantasmer. Une personne en bonne santé qui a des fantasmes naturels à propos de quelqu’un ne va pas avoir d’ ennuis, tandis qu’un accro au porno qui continue à fantasmer, en étant basé sur son passé porno ne fera qu’empirer les choses. Mon opinion est qu’une fois que vous commencez à vous rétablir, si votre esprit commence à fantasmer par lui-même, sans être extrême ou irréaliste, vous devriez l’autoriser à fantasmer. Ne renforcez pas, n’alimentez pas nécessairement le fantasme, mais permettez-lui d’être. Si vous me demandez, ignorer ou supprimer ce genre de pensées pourrait affecter la libido sur le long terme.

Je pense que la principale différence entre nous et les générations précédentes est que nous avons le choix de regarder du porno. Les gars plus âgés fantasmaient au début et ensuite essayer de coucher avec cette femme, pour ne plus avoir à fantasmer davantage (ou du moins pas autant que ça). À long terme, fantasmer sur quelqu’un serait un signal pour poursuivre une relation, puisque la récompense serait le sexe réel!


« Je pense que cela dépend totalement du type de fantasme. S’il ressemble de près ou de loin à du porno, il devrait être écarté. Deux raisons:

1) Les fantasmes P peuvent entraîner une rechute

2) ils peuvent renforcer les circuits neuronaux liés à l’addiction que nous essayons de modifier en « rebootant ». Votre cerveau ne fait pas de distinction entre l’imagerie qui provient d’un écran d’ordinateur et celle de votre propre esprit, donc le fait de se repasser des images de type P à travers votre cerveau est à peine différent que de regarder du P. Cela dit, je ne pense pas que tout fantasme soit mauvais et contre-productif. Pendant le sevrage, à peu près pour la première fois de ma vie, j’ai commencé à avoir un autre type de fantasmes qui impliquent l’intimité mais pas le sexe. Ces fantasmes impliquent des choses comme échanger des sourires, se tenir la main, se donner des massages du dos ou des pieds. Je sais que cela peut sembler ringard, mais ces fantasmes sont en réalité très vivants et agréables. Je ne les considère pas comme des versions plus atténuées des fantasmes sexuels, car ils sont qualitativement différents. Cet autre type de fantasmes est non seulement non contre-productif, mais j’ai même trouvé que cela avait un effet positif….

Suite de l’article en cours de traduction…

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