Porno, Nouveauté et « Effet Coolidge »

 Traduction par INDIE – administrateur des sites pornosciencesante.blog et laveritesurleporno.unblog.fr de l’article intitulé : « Porn, Novelty and the Coolidge Effect », et publié le 08/08/2011 sur le site yourbrainonporn.com


[NOTE D’INDIE : Avant de commencer la lecture de cet article, je me dois de préciser que ce dernier a été mis en ligne pour proposer une meilleure compréhension du phénomène de l’addiction à la pornographie, mais qu’il peut avoir 2 effets indésirables chez le lecteur : 1 – déclencher/alimenter une victimisation excessive, 2 – donner l’impression qu’on ne peut pas se sortir de la dépendance.

A propos du 1 : en effet, ayant été moi-même dépendant pendant des années et ayant fréquenté régulièrement d’autres dépendants, je sais par expérience que lorsqu’on est accro, on tendance à se déresponsabiliser, le cerveau cherchant souvent des prétextes pour rester dans l’addiction. Aussi je tiens à rappeler que même si l’article suivant suggère que nos cerveaux ne fonctionnent pas très différemment de celui des rats, nous avons en revanche, nous humains, la capacité de nous reprendre en mains quand nos comportements sont nuisibles pour nous et/ou pour d’autres personnes.

A propos du 2 : voir en détails les mécaniques neurologiques qui se produisent derrière la dépendance/consommation de pornographie peut donner cette impression que « la bataille est perdue d’avance ». Pourtant, ceci est totalement FAUX, et d’ailleurs, au-delà d’une fausse croyance de bonne foi, il peut là aussi s’agir d’un raisonnement que le cerveau voudra réutiliser pour justifier sa consommation. Méfiez-vous de vous-mêmes donc. Des milliers de personnes s’en sortent et s’en sont sorties, en cherchant l’aide appropriée (cliquez pour savoir comment agir).

Il ne s’agit pas d’un travail facile certes, mais vous pouvez y arriver.

Courage !

 

Si vous consommez régulièrement de la pornographie et/ou pensez avoir un souci de dépendance, je vous invite à lire cette PAGE.]

1- Sans l’ « effet Coolidge », il n’y aurait pas de porno sur internet.

Dès lors que vous auriez la possibilité de féconder à volonté un nombre illimité de partenaires sexuelles consentantes , L’effet Coolidge (ancien programme neurobiologique présent chez tous les mammifères) vous priverait alors de la douce et paisible satisfaction que vous ressentez naturellement après l’orgasme. Sans ce mécanisme neurologique, il n’y aurait tout simplement pas de porno sur Internet. En effet, L’effet Coolidge perçoit chaque nouvelle sollicitation érotique (y compris celles proposées par votre écran), comme une opportunité génétique précieuse et tente de prendre le contrôle de l individu, via la production de puissants neurochimiques dans le cerveau.

Que se passe-t-il lorsque vous déposez un rat mâle dans une cage avec une femelle consentante ? Tout d’abord, il y a une frénésie sexuelle. Le rat mâle est très excité. Ensuite, le mâle se fatigue et se lasse progressivement de la femelle. Même si quelque part il désire plus de sexe, finalement, il se contente de ça  (satiété sexuelle). Cependant, si vous remplacez la femelle par une nouvelle, que se passe-t-il ? Hop ! Le mâle est totalement « relancé  » ,et use d’une certaine galanterie pour arriver à ses fins et réussir à fertiliser la nouvelle femelle.

Vous pouvez répéter ce processus avec des nouvelles femelles encore et encore, jusqu’à ce que le mâle rat s’épuise, parfois  jusqu’à en mourir.

Les scientifiques ont nommé ce phénomène :  l’effet Coolidge. Cela a également été observé chez les femmes*. (voir étude scientifique)

Coolidge Effect graph

Le rat « court » après chaque nouvelle femelle, poussé par des surtensions de dopamine (un neurochimique) dans son cerveau.

Aucune activité ne libére autant de dopamine que le sexe,

car nos gènes se soucient de l’avenir par-dessus tout (nous sommes programmés pour perpétuer notre espèce, pour assurer sa survie).

Les surtensions de la dopamine ordonnent donc au rat de ne laisser aucune femelle consentante au coït non fécondée. 

La dopamine est le neurochimique responsable de la motivation. Sans cela, nous nous ficherions de courtiser les femmes, d’avoir  des orgasmes, et même de manger.

Lorsque la dopamine baisse, la motivation aussi. La dopamine est également le déclencheur de toutes les dépendances.

Le cerveau d’un addict devient de moins en moins sensible à sa drogue (surtout lorsqu’il s’agit de drogues naturelles, et le sexe en est une), et donc, paradoxalement, entre dans la recherche de plus en plus désespérée d’obtenir le même « shoot » de plaisir.

Pour cela, il doit alors augmenter les doses.

Revenons au rat. Après chaque copulation avec la même femelle, son circuit de récompense produit de moins en moins de dopamine. Observez le graphique en haut de la page. La cinquième fois qu’un rat copule avec la même femelle, il lui faut 17 minutes pour redescendre. Le temps d’éjaculation augmente à mesure que la dopamine diminue. Mais s’il continue de changer de femelle, il peut « faire sa petite affaire » très rapidement, sans fatiguer et avec toujours le même niveau d’excitation intense lors des 5 coïts avec les 5 femelles différentes ! Son cerveau renouvelle sa virilité avec des sécrétions fortes de sa dopamine en réponse à chaque nouveau partenaire.

Contrairement aux rats, les humains sont des « pair bonders », c’est-à-dire qu’ils ont une tendance naturelle à choisir une/un partenaire pour rester en couple. Nous sommes plus ou moins (selon les variables de chaque individu et de son parcours) programmés neurologiquement pour élever notre progéniture ensemble et pour trouver beaucoup de satisfaction, de contentement dans notre union. Mais l’effet Coolidge se cache en nous aussi, et peut se réveiller lorsque « l’appel du devoir » est suffisamment fort.

[

Une fois, j’ai eu une conversation avec un homme qui avait grandi à Los Angeles. « J’ai arrêté de compter après ma 350 ème amante », a-t-il confessé, et je suppose qu’il doit y avoir quelque chose de terriblement problématique avec moi parce que j’ai toujours perdu mon intérêt sexuel pour ces femmes très rapidement. Pourtant, certaines de ces femmes sont vraiment très belles.

Au moment de notre conversation, sa troisième femme l’avait quitté pour un Français et il était découragé. Elle avait perdu son intérêt pour lui.

2 – Le Porno sur le net : l’effet Coolidge sur les « twins turbo »

 

L’érotisme en ligne amène un consommateur à visionner sans cesse du contenu explicite. Les « partenaires » (protagonistes des scènes porno) forment un défilé sans fin qui continue d’augmenter constamment la dopamine. Un homme a remarqué que ce qui maintient dans la consommation compulsive, le truc qui rend accro, c’est la NOUVEAUTE :

« J’ai accumulé beaucoup de pornographie chez moi. Je pensais avoir accumulé une merveilleuse base de données de plaisir. Mais je ne me souviens pas y être vraiment revenu, être retourné voir les mêmes images et vidéo. C’était la nouveauté qui me stimulait : la nouvelle « pornstar », la nouvelle vidéo, la nouvelle mise en scène. »

Il n’est pas surprenant que de nombreuses études sur le porno montrent que les rats et les humains ne sont pas si différents quand il s’agit de répondre à de nouveaux stimuli sexuels. Par exemple, lorsque des chercheurs australiens ont montré le même film érotique à plusieurs reprises à un groupe d’hommes, leurs pénis et leurs cerveaux ont tous deux révélé une diminution progressive de l’excitation sexuelle. Le «same old same old» (le porno routinier) devient ennuyeux (il y a donc bien une « habituation »*, ce qui indique une diminution de la dopamine).

[* Définition de Habituation : on parle d habituation lorsque le cerveau manifeste une lassitude, un désintérêt face à un stimulus qui auparavant suscitait une forte réaction, un fort intérêt. « Phénomène de diminution progressive ou de disparition d’une réponse à la suite de la répétition d’un même stimulus (Dodge, 1923) ». Définition de wikipédia : « En psychologie, l’habituation constitue une forme d’apprentissage. Elle consiste en la diminution graduelle (et relativement prolongée) de l’intensité ou de la fréquence d’apparition d’une réponse à la suite de la présentation répétée ou prolongée du stimulus l’ayant déclenchée. »]

Après 18 visionnages de la même scène, alors que les hommes qui participaient à l’expérience étaient en train de « somnoler », les chercheurs ont introduit un nouveau contenu érotique pour les 19ème et 20ème représentations.

Bingo! Les cerveaux et les pénis se sont totalement réveillés ! (voir l’étude ici).

EST-CE PAREIL POUR LES FEMMES ? La réponse est… OUI !

Les scientifiques ont également constaté que se masturber en regardant une nouvelle actrice porno augmente le volume d’éjaculation chez l’homme, et le taux de mobilité de ses spermatozoïdes contenu dans le sperme alors éjaculé. En outre, le temps qu’il a fallu aux participants pour éjaculer a diminué considérablement. En bref, la nouveauté sexuelle, la nouveauté érotico-pornographique se traduit par un sperme plus fertile et une éjaculation plus rapide, contrôlés par le cerveau et l’instinct de survie qui se chargent d’optimiser les chances de perpétuer l’espèce en augmentant la possiblité de fertilisation. On peut parler de « super accouplement »…

Voilà pourquoi les niveaux de dopamine et de deltafosb augmentent de façon incroyable à chaque fois que le consommateur découvre une nouvelle actrice (ou nouvel acteur pour les hommes homosexuels).

En effet, l’effet Coolidge est reconnu comme étant un booster de l’activité neuronale du Circuit de Récompense, agissant dès que l’individu est exposé à un partenaire sexuel nouveau. La production de dopamine augmente dès qu’il y a de la nouveauté, surtout si cela concerne le domaine sexuel. La recherche confirme que l’anticipation de la récompense et de la nouveauté s’amplifient pour augmenter l’excitation et relancer le cerveau limbique.

Le Circuit de Récompense, partie primitive du cerveau, se fiche de savoir si vous avez déjà eu plus que votre dose de sexe; il veut des résultats génétiques.

Par exemple, Sooty, un cochon d’inde male, a pénétré dans une cage de vingt-quatre femelles. Après qu’il fut retiré de la cage, pendant quelques jours, il était épuisé. (La recherche sur d’autres rongeurs montre que la récupération complète du cerveau prend environ sept jours, et la recherche sur les humains révèle également un cycle post-éjaculation d’au moins sept jours).

Cependant, le circuit de récompense de Sooty l’a poussé à féconder 42 cochons femelles.

De telles opportunités génétiques étaient autrefois rares chez les mâles mamifères,

mais l’effet Coolidge, peut influencer les hommes à ignorer leurs limites naturelles, dès lors qu’ils auraient un accès illimité à des partenaires consentantes. Ils continueraient jusqu’à en tomber d’épuisement*.

Le Porno sur internet offre gratuitement et instantanément cette dangeureuse possibilité…

[*Note de laveritesurleporno : le problème supplémentaire avec l’industrie pornographique est que la notion de consentement est souvent biaisée…]

De toute évidence, les hommes ont besoin de temps pour récupérer, pour retrouver leur puissance et leur vigueur après avoir surmonté leurs mécanismes de satiété sexuelle lié à la dopamine / nouveauté. Mais qu’en est-il des personnes surfant sur internet en ce moment même ? Combien ignorent l’importance de respecter leurs mécanismes naturels de satiété sexuelle, et ne prennent pas le temps nécessaire pour se reposer ? Il y a toujours un autre «partenaire», toujours une  autre actrice séduisante qui fait que le cerveau exige de la « féconder » (le cerveau ne fait pas la différence entre une partenaire réelle et une actrice dans un écran d’ordinateur).

Par le passé, lorsque les hommes souffraient de dysfonction érectile induite par le porno, et qu’ils cessaient d’en regarder, ils traversaient une énorme Flatline (période prolongée de perte de libido). Une fois qu’ils « coupent les gaz », leur libido « fait une sieste » qui dure des semaines, une version extrême de la période de récupération de Sooty.

3 – La nouveauté rend les partenaires reelles moins attirantes*

 

La dopamine n’est pas produite seulement en réponse à la nouveauté.

Quand quelque chose est plus excitant, plus stimulant que prévu, le cerveau s’ « illumine », et le Circuit de récompense du cerveau libère de la dopamine.

Et le porno sur Internet offre toujours quelque chose d’inattendu, quelque chose de plus coquin.*

[*Note de laveritesurleporno : ceci augmente encore plus les « hyper productions » de dopamine et de deltafosb, renforçant ainsi le processus de l’addiction, et le besoin pour le dépendant de voir des choses plus choquantes, plus « coquines », plus extrêmes, afin de retrouver le même plaisir]

En revanche, le sexe avec votre bien aimé(e) n’est pas toujours aussi satisfaisant que prévu.

Il ne propose pas non plus de variété infinie. Il offre d’autres types de récompenses plus satisfaisantes. Malheureusement, une partie primitive de notre cerveau a besoin d’une quantité de dopamine au moins égale à celle produite lors de l’activité sexuelle habituelle, ceci afin de nous permettre de continuer d’éprouver du plaisir lors de cette même activité sexuelle.

EN GROS :
trop de stimulation synthétique, virtuelle, peut tout à fait  vous amener à trouver votre partenaire non attrayant(e) voire moche.
Pire encore, selon une étude de 2007la simple exposition à une série d’images de femmes sexy provoque chez l’homme une dévaluation immédiate de son partenaire de la vie réelle
[je vous laisse imaginer ce que ça donne avec de la pornographie à gogo sur le net, surtout de façon régulière… On est loin du magasine sexy ou des « pin up » de calendrier consulté une fois par an…].
Il commence alors à percevoir sa partenaire non seulement comme moins attrayante physiquement, mais aussi comme plus froide, et moins intelligente !
De plus, après avoir consommer de la pornographie, les sujets d’une étude de 1988 ont témoigné ressentir moins de satisfaction que d’habitude à l’égard de la façon d’être globale de leur partenaire intime (les principaux sujets de déception étant l’affection que la partenaire leur porte, son apparence, sa curiosité sexuelle ainsi que sa performance sexuelle).*
[*note delaveritesurleporno :  voilà pourquoi le porno sur internet mène souvent à un désintérêt croissant des véritables rapports sexuels, conduisant à des ruptures amoureuses, des problèmes énormes d’estime de soi des deux côtés du couple (le porno affecte les couples].

Il y a encore quelques décennies, le sexe avec un partenaire fournissait généralement plus de dopamine que de se masturber (encore..) en regardant notre bon vieux magasine, ou notre photo sexy préférée. Après tout, une fois que « Miss Juillet » a été « fertilisé », vous n’aviez plus autant de dopamine lorsque vous recommenciez à vous masturber en regardant à nouveau ses mêmes courbes, aussi jolies soient elles. Il fallait attendre « Miss Août » pour relancer la dopamine et donc l’excitation. Ensuite, les « sex shop » sont arrivés. Mais sincèrement, combien de fois était-il possible à cette époque de se masturber à nouveau sur la même vidéo avant de passer à la nouvelle ? Un grand nombre de fois, entre autre car avant, le porno était payant, et qu’il fallait affronter le regard des autres pour y accéder.

 

Hors, le porno d’Internet d’aujourd’hui, en revanche, offre un véritable feu d’artifice sans fin,  gratuit et accessible via un simple clic de souris.

 

Depuis l’apparition du porno sur internet , vous pouvez « chasser » (qui est d’ailleurs une autre activité de libération de dopamine en soi) pendant des heures et fertiliser  (virtuellement) plus de partenaires sexuels en dix minutes que vos ancêtres chasseurs-cueilleurs n’auraient eu au cours de leur vie.

 

Ces « shoot » de dopamine incessants peuvent modifier le comportement de l’individu consommateur de porno,  comme le ferait une drogue « non naturelle ».

 

(La cocaïne, par exemple, rend « high », « shooté », »euphorique », justement parce-qu’elle libère un niveau de dopamine très élevé ou excédentaire qui circule dans le cerveau).

 

Elle est assez puissante pour reprogrammer les mécanismes de satiété sexuelle de votre cerveau.

 

« Je me suis masturbé aux images porno statiques (pas de vidéo donc, « juste » des photos) depuis que je suis adolescent. Je n’ai jamais eu de problème de dysfonctionnements érectiles jusqu’à il y a environ 6 ans. Le problème est apparu lorsque l’accès au streaming gratuit de pornographie est arrivé sur Internet. Au fur et à mesure que la vitesse de connexion augmentait, il en allait de même pour une irrésistible et écrasante capacité à en voir autant que je pouvais. C’est ainsi que j’ai fini par recâbler, reprogrammer mon cerveau pour ne plus pouvoir être excité que par le porno et la masturbation. Je suis en relation avec une femme merveilleuse et magnifique depuis 4 ans et j’ai remarqué un déclin progressif de ma libido et une hausse de mon souci de dysfonctionnement érectile. »
Vous entendez souvent cela, « le Porno a toujours existé partout dans le monde, donc il doit être inoffensif ».
Pourtant, cette affirmation n’a plus aucun sens, et constitue un argument sans valeur, dès lors que l’effet néfaste qu’à cette nouveauté permanente sur le cerveau est entièrement compris et prouvé scientifiquement.
Le porno sur Internet disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec des catégories et mots-clefs illimités, et proposant un contenu infini, ne permet de calmer son appétit sexuel que de façon illusoire et temporaire, car en fait il vous entraîne à aller bien au-delà de cet appétit,
à vouloir toujours plus, peut-être avec des conséquences malheureuses.
Pour certains, se masturber au porno Internet devient plus excitant que le sexe réel :

« Loin de  juste « se toucher », nous, les masturbateurs chroniques s’engageons généralement dans une pratique que nous appelons «bordure» (« edging ») : nous nous amenons au bord de l’orgasme à plusieurs reprises, mais sans éjaculation. Nous maintenons des niveaux extrêmement élevés d’excitation sexuelle littéralement pendant des heures. Je participe activement à plusieurs groupes Internet axés sur la masturbation et je suis un modérateur de l’und’entre eux. Beaucoup d’entre nous vont jusqu’à abandonner le partenaire de la vie réelle, même si le partenaire reste disponible et désireux. Nous avons également inventé le terme «impuissance copulatrice»(« copulatory impotence ») pour désigner le phénomène commun de pouvoir d’être excité par le porno sur Internet, mais pas pour un partenaire réel. »

 

« Un mécanisme évolutif naturel qui « penserait » que chaque actrice porno constitue une nouvelle possiblité d’assurer sa progéniture et de propager ses gênes pourrait ainsi éloigner les consommateurs de porno de leurs vrais partenaires et de leur conjoint(e) ? »

 

Oui, parce que le mécanisme fonctionne avec de la dopamine. Votre cerveau suppose que si quelque chose vous rend vraiment « chaud », c’est qu’il doit y avoir une opportunité de fécondation honnête (même s’il faut prendre des risques dangereux pour la santé).

 

4 – L’effet Coolidge conduit-il à la «disparition des hommes?»

 

À moins que vous ne compreniez le mécanisme « Coolidge Effect », qui vous pousse à « toujours continuer », même lorsque vous en avez assez,

il est difficile de faire le rapprochement entre une libido insatiable et le fait que cela soit causé par une désensibilisation de votre cerveau, elle-même causée par la surcharge de dopamine induite par le porno.

Difficile alors de comprendre pourquoi le porno peut vous amener à ne plus vouloir avoir de vrais rapports sexuels, ou en tout cas à vous en désintéresser progressivement. Le problème, c’est que si vous n’avez pas connaissance de l’effet coolidge, il se peut que face à des probèmes de « pannes » sexuelles, le puissant aphrodisiaque que constitue le contenu infini du porno sur internet vous laisse croire d’abord qu’il est la réponse à tous vos problèmes de performance sexuelle…

 

[note de laveritesurleporno : beaucoup de sexologues et de « spécialistes » défendent encore aujourd’hui l’idée que voir du porno pourrait « pimenter », « stimuler » le désir dans le couple, ce qui est bien entendu totalement FAUX.

RDV sur cette PAGE pour apprendre à choisir son thérapeute.]

 

La réalité, cependant, c’est que l’insatisfaction neurochimique induite au fond du cerveau par le porno pourrait bien alimenter vos envies irrépressibles (« cravings ») de chercher toujours plus d’excitation et de stimulation.

 

Un indice qui permettrait de voir si votre niveau de libido a été modifié par la pornographie serait de vérifier si le fait de consulter du porno sur Internet vous donne une érection plus puissante ou non. (n’oublions pas que dans le passé, les hommes se masturbaient facilement jusqu’à l’orgasme sans porno).

D’autres simptômes qui devraient vous alerter sont :

– l’augmentation de l’agitation,

– l’irritabilité et l’insatisfaction,

– le désir d’avoir d’une activité sexuelle plus… coquine,

– le fait de trouver votre partenaire moins attrayant(e) ou attractif(ive) que le porno sur internet,

– un besoin de contenu (vidéos, images) plus extrême.

Tous ces symptômes sont le signe que votre cerveau exprime vis-à-vis du porno ce que les scientifiques nomment : la «tolérance». Ces symptômes sont donc à considérer sérieusement, car ils peuvent être le signe que vous êtes en train de devenir dépendant.
Liez donc ce témoignage, rapporté par un consommateur de porno, et qui s’est exprimé après avoir assisté à l’intervention « TED » de cinq minutes :’The Demise of Guys?’ Par le célèbre psychologue Philip Zimbardo (et qui exlique comment la «dépendance à l’excitation» affecte toute une génération) :

 

« J’ai personnellement beaucoup souffert de ce dont il parle dans cette vidéo. Depuis l’arrêt du porno, la désidentification a diminué. Je fais des blagues spirituelles et parle couramment sans penser à ce que je dis ou à m’inquiéter de ce que les autres pensent de moi. Ma relation avec ma copine est également devenue plus intime car certains des murs que je mettais en place sont en train de s’effondrer. Excellente vidéo. »

 

Une grande partie du problème commence lorsque la possibilité de nouveauté infinie réveille sournoisement le « fouet » de la nature « Coolidge Effect », qui veut s’assurer que vous faites remplissez votre devoir de propager vos gênes, d’agir pour la survie de votre espèce (tant que les partenaires réceptifs sont là, pas question de stopper…) et ceci même si vous avez déjà eu assez de rapports sexuels (d’où l’épuisement).

 

Vos gènes ne se soucient pas de votre niveau de stress, de votre santé ou de votre relation amoureuse. Ils vous demandent de choisir impérativement l’option qui libère le plus de dopamine.

 

Quand un partenaire arrive sur votre écran (actrice, acteur porno), votre cerveau suppose que vous êtes dans l’activité naturelle de la propagation des vos gènes. C’est une priorité absolue, indépendamment des dommages collatéraux.

 

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