« Le Cerveau des Ados face au Porno sur Internet » 

Traduction par INDIE – administrateur des sites pornosciencesante.blog et laveritesurleporno.unblog.fr– de la vidéo publiée le 16/05/13 sur Youtube par Gary Wilson

[Je recommande la lecture de cet article aux parents, qui je l’espère seront suffisamment alertés pour prendre conscience de la gravité des conséquences que peut avoir la pornographie disponible n’importe quand et gratuitement sur la vie de leur enfant. Je tiens à m’excuser à l’avance si par moment mes propose peuvent faire penser à de la moralisation. Sachez qu’il n’en est rien, même si je m’exprime de façon assez directe. Mon seul objectif est d’informer et de proposer des solutions.

Pour en savoir plus sur moi, Visitez cette page

Les sites pornographiques proposent un contenu illimité, renouvelé sans cesse, de plus en plus violent, issu d’une industrie opaque, et accessibles depuis un smartphone ou un ordinateur. Il est particulièrement ennuyeux de voir apparaître dans certains discours parentaux des phrases comme « de toute façon on ne peut pas contrôler », qui cache souvent une peur de prendre ses responsabilités face à un enjeu primordial aujourd’hui : faire son maximum pour éduquer et protéger son enfant face aux dangers de la pornographie. Certes, on ne peut pas TOUT contrôler, mais cela ne peut justifier une politique de l’autruche ou un laxisme sur un sujet aussi grave. Entre TOUT contrôler et RIEN contrôler, il y a une marge immense.

« L’éducation sexuelle se fait en dehors de la maison, ce n’est pas aux parents de la faire. »

La tâche de l’éducation sexuelle est comme une balle que tout le monde se renvoie, par pudeur ou peur de ne pas savoir faire. Je vous suggère ceci : ne rien faire est toujours pire que mal faire, et si ce n’est les parents, alors qui ?

Les faits sont là : depuis l’apparition de la pornographie sur internet accessible sans aucune restriction, c’est très souvent (de plus en plus) elle qui se charge de fournir une « éducation » sexuelle aux enfants, avec tout le conditionnement neuro-comportemental malsain et dangereux que cela peut impliquer (culture du viol avec tendance à la culpabilisation des victimes, objectification de la Femme, tendance à adhérer aux normes et messages transmis par la pornographie : c’est normal de maltraiter les femmes, la femme est une chose sur laquelle on peut se défouler, seul le plaisir masculin compte finalement, la femme aime se faire violenter. Le risque est aussi lié à la reproduction des comportements d’agression, voir, plus grave, du non-consentement…).

En France, le constat est là : les comportements sexuels des ado (et pré-ado) sont de plus en plus inquiétants. Le porno moderne axé sur la punition, l’humiliation et la maltraitance de la femme (qui est devenu le porno mainstream sur internet, NETTEMENT PLUS VIOLENT que le porno du samedi soir sur Canal +…) est consulté en moyenne vers 11 ans. Les sites porno accessibles n’importe quand sur internet, de façon totalement gratuite peuvent mener l’enfant ou l’ado à voir des choses qui laisseront des traumatismes. Les jeunes d’aujourd’hui ont une vision de plus en plus biaisée de la sexualité. C’est parfois dès l’âge de 9 ans qu’ils visionnent des vidéo de zoophilie, et qu’ils développent une addiction, visionnant cela pendant des heures. Les spécialistes savent parfaitement que ces phénomènes sont en corrélation étroite avec la propagation de la pornographie violente sur internet (voir entre autre Israël Nisand et Bernard Duméril).

En tant que parents, il s’agit donc de briser le silence sur le sujet du porno, mais aussi sur celui de la sexualité, et de faire son possible pour prévenir, protéger, ou s’il est « trop tard », s’orienter vers une prise en charge thérapeutique professionnelle pour que l’enfant guérisse.

  • Il s’agit d’instaurer un dialogue avec son enfant en général, et lui montrer qu’on reste disponible pour lui et à l’écoute en cas d’interrogations ou d’inquiétudes. Les premiers questionnements et curiosités sexuelles commencent vers 9/10 ans (pour les garçons), âge auquel la plupart auront tendance à faire des recherches liées au sexe sur google – n’oublions pas qu’en tapant simplement le mot « sexe », il est possible de tomber sur du contenu particulièrement violent et avilissant rien que sur la rubrique « vidéo » de google… Images qui restent gravées dans la mémoire de l’enfant, occasionnant souvent traumatismes, confusion, anxiété, mais plus grave à cet âge : curiosité, puis excitation, risque de consommation régulière avec dépendance, et assimilation des codes et « valeurs » du porno. Les ados et préados ont bien entendu besoin de repères et d’éducation, et c’est précisément le créneau qu’utilise l’industrie du X sur internet. En restant dans l’ouverture et le dialogue avec votre ado, vous créez une relation de confiance avec lui, et c’est pour vous le meilleur moyen de savoir où il en est. Tout en conservant votre statut de parent et en restant ferme, je vous encourage à toujours laisser votre « porte ouverte », car si jamais votre enfant se sent incompris ou pire, insuffisamment écouté, il risquera alors de vous tourner le dos et de fuir le sujet systématiquement.
  • Il faut donc expliquer à son enfant qu’Internet est un univers qui comporte beaucoup de bonnes choses, mais aussi beaucoup de mauvaises, et que la pornographie n’est pas du tout inoffensive, de part son pouvoir éducatif et addictif.
  • L’enfant doit savoir que le porno ne met pas en spectacle une sexualité basée sur le respect et que la notion de consentement est très débattable au sein de l’industrie – je ne développerai pas en détails mais les conditions de tournage de certaines productions restent floues, et derrière des protagonistes anonymes se cachent parfois des personnes en grande détresse).]. Pour prévenir ce qu’on appelle « l’anxiété de performance », expliquez-lui également que presque tout dans la pornographie est truquée. Dites-lui que les hommes sont volontairement sélectionnés sur la taille démesurée de leur sexe… Expliquez-lui que pendant l’acte, la grande majorité du temps, la femme ne « crie » pas de plaisir comme il a pu le voir sur une vidéo… Expliquez-lui que dans le porno, la caméra est régulièrement coupée pour cacher tout un tas de choses… Dites-lui que le montage final n’a rien à voir avec ce qui s’est vraiment passé… Les vidéo donnent l’impression que l’homme a fait atteindre le « nirvana » à la femme, que cette dernière a adoré ce qu’elle a vécu, que le rapport a effectivement duré 25 minutes, que oui il est normal pour l’homme d’éjaculer 2 fois en 20 minutes et d’inonder le visage de la femme de son sperme. Faites-lui prendre conscience que le porno est un produit fait par des hommes qui ne vivent leur sexualité qu’à travers le prisme de la domination de la femme, et que dans la vraie vie, très peu de femmes apprécient le manque de respect, ou qu’on les insulte ou leur crache au visage pendant l’acte… EN GROS : expliquez à votre ado que la pornographie est la mise en scène d’une sexualité violente, et que même si les « actrices » ont l’air d’aimer ce qu’elles font, c’est d’une part totalement surjoué, et d’autre part, les pratiques et corps qui y défilent ne reflètent pas du tout la réalité. Insistez sur le fait que la vraie sexualité épanouissante est basée sur un échange, une vraie complicité, et que la très grande majorité des femmes ne portent pas d’intérêt (et souvent du dégoût) vis-à-vis des pratiques sexuelles observées dans la pornographie. Rappelez-lui que le sexe n’est pas une performance ni un concours d’acrobaties…
  • Pensez également à parler de la contraception. Malheureusement, il est rare de voir le port du préservatif dans les scènes pornographiques, considéré comme peu esthétique. On en parle en général très peu (on parle peu de la réalité des coulisses en général), mais de nombreuses personnes dans l’industrie souffrent de MST, dont le VIH. N’oubliez pas d’expliquer pourquoi se protéger pendant les rapports est essentiel.
  • Je vous déconseille de donner un accès internet à vos enfants autre que celui de l’ordinateur « familial », sur lequel je vous recommande de conserver le « compte administrateur » et en laissant un « compte invité » à vos enfants.
  • A partir du « compte administrateur », aller dans les paramètres et « Bloquer les sites inappropriés »
  • Vérifier régulièrement l’historique de navigation, ou, si vous pensez que votre enfant/ado est capable d’effacer l’historique, surveiller alors le « cache DNS ».
  • Activez « Safe Search » si vous utilisez Google.
  • Installez un bloqueur de publicité (beaucoup d’ado sont pour la première fois exposé au porno à cause d’une « fenêtre pop up »).
  • Vous pouvez également ajouter une extension comme « Stop It » et installer un logiciel de protection avec code parental (« K9 » restant la référence depuis des années).
  • J’y reviendrai dans un article complet sur « Comment Bloquer au Maximum les Contenus porno sur nos appareils ? », mais vous pouvez aussi utiliser les services DNS contre les contenus porno.
  • Si votre enfant a été exposé à des images pornographiques, il est impératif de faire en sorte que le traumatisme ne s’installe pas (plus d’1 adolescent sur 2 déclare avoir été confronté aux images porno trop jeune, et j’ai connu de nombreuses personnes qui en cours de sevrage revivaient le traumatisme d’avoir été exposé à des images qui les ont profondément perturbé)En cas de doute, n’hésitez pas à faire appel à un psychologue spécialisé pour enfants/adolescents, et si possible qui a une connaissance de l’addiction à la pornographie, ou qui en tout cas possède un discours sain sur le sujet (des propos comme « ça lui passera » ou « c’est pas grave » sont signe qu’il faut FUIR).

PLUS D’INFOS SUR LES TROUBLES COGNITIFS INDUITS PAR L’ADDICTION :

« Etudes sur les Cerveaux des Consommateurs » (34 études)

« Des Etudes révèlent des Liens entre la Consommation de Pornographie et de Sévères Troubles Cognitifs et Emotionnels »

Cette vidéo proposée par Gary Wilson, créateur du site yourbrainonporn.com, explore une petite partie des phénomènes observés lors des expériences scientifiques menées sur le cerveau des adolescents qui grandissent en regardant du porno sur internet, et plus particulièrement depuis que ce dernier est accessible en haut débit.

N.B. : en dehors des liens régulièrement disponibles à travers cette traduction et qui vous donnent la possibilité de consulter les études citées par Gary Wilson, vous trouverez également toutes les sources scientifiques sur lesquelles la vidéo s’appuie en bas de page. Merci.

Commençons avec le phénomène le plus observable chez certains dépendants à la pornographie :

Le porno induit la Dysfonction Erectile

Il y a quelques années, les hommes ont commencé à se plaindre de DE (Dysfonction Erectile) chronique, sans parvenir à en déceler la cause. Tous étaient des gros consommateurs de pornographie. Aussi suprenant que cela puisse paraître, ce qui a généré leur DE s’est révélé être la pornographie. Qu’est-ce qui me permet de dire cela ? Parce-qu’en général, ces hommes ont guéri, après 2 mois environ passés sans porno (ainsi que sans fantasmes pornographiques lors de la masturbation, et/ou, avec un arrêt de la pratique de la masturbation tout au long de ces 2 mois). Ils ont nommé cette pratique : « Rebooting ».

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En février 2011, le Professeur et Docteur Carlo Foresta, urologue et spécialiste de la reproduction, a decelé le même phénomène en Italie, qu’il a décrit dans un article de presse rapportant les résultats d’une très grosse étude. Il a dit :

« Ca commence par de plus faible réactions* aux sites pornographiques. Ensuite, il y a une baisse générale de la libido et puis finalement, il devient impossible de maintenir ou d’obtenir une érection » . 

[*comprendre ici : l’excitation ressentie lors de la consommation de porno sur internet diminue, car pour obtenir le même plaisir, le dépendant est obligé d’aller vers du contenu 1 – nouveau, et 2 – plus extrême… On parle alors de « tolérance », phénomène typique de toute forme de dépendance et observée chez les toxicomanes.]

(1:07)

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Plus récemment, lors d’une émission tv médicale américaine, le Dr.Oz a proposé un programme autour de la question « Le porno cause-t-il la DE ? »

L’urologue Andrew Kramer suggère que la DE peut-être guérie après seulement 1 mois passé sans se masturber sur du porno ! Cependant, le problème lié à la pornographie a rapidement évolué. En effet, les hommes qui se plaignaient à l’époque de manifester une DE (majoritairement des gros utilisateurs d’Internet, et des « spécialistes » de la DE) ont entre-temps obtenu un accès Internet haut débit, et ce avant tout le monde. Dès que ces derniers accédèrent à une telle connexion, ils expérimentèrent des problèmes d’éjaculation retardée, et des DE, non seulement au cours des rapports sexuels, mais pour certains, également pendant leurs sessions de visionnage de pornographie.

Quasiment tous étaient âgés d’environ 27 à 50 ans.

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Rapidement, nous avons commencé à observer 2 phénomènes inattendus :

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1- un raz-de-marée de jeunes hommes d’environ 20 ans ont montré les mêmes troubles sexuels ! Ils sont d’ailleurs devenus les principaux visiteurs des sites web où justement les hommes plus âgés (ceux dont on parlait précédemment) se plaignaient du même problème de DE.

2 – Contrairement aux plus âgés, qui n’avaient besoin que d’1 mois ou 2 pour guérir de leur DE, les jeunes avaient besoin eux de 3 à 6 mois, parfois même dans certains cas de 9 mois ou plus…

Egalement, les plus âgés avaient complètement guéri, de façon solide et durable, ce qui n’était pas le cas pour les jeunes, qui ont continué de souffrir de DE de temps en temps. Cela nous confronte à une question évidente :

Pourquoi un homme de 50 ans guéri plus rapidement qu’une jeune de 23 ans ?

Surtout quand on sait que l’homme de 50 ans a pourtant :

a – consommé du porno sur une période plus longue de sa vie (pendant 30 ans ou plus parfois)

b – moins de testostérone

c – moins de dopamine (susbtance du cerveau responsable de la qualité de l’érection, et qui contrôle la libido)

d – des veines et des artères plus vieilles (la cause principale d’une DE d’origine organique est en général causé par un afflux sanguin insuffisant)

e – un organisme plus vieux, en terme à la fois musculaire, nerveux, génital…

Non seulement ils guérissent plus vite et retrouvent leurs pleines capacités sexuelles plus vite que les jeunes, mais ils peuvent expérimenter des orgasmes durant leur « reboot »(sevrage) !

Alors, pourquoi malgré tout un homme de 50 ans retrouve-t-il plus rapidement et de façon plus durable et solide ses érections normales ? Parce-que contrairement aux hommes issus des anciennes générations, le jeune a passé son adolescence a reprogrammer son cerveau, ses stimuli sexuels avec le porno sur internet !

Oui, c’est le résultat logique de l’aspect naturellement hypermalléable de la structure du cerveau d’un adolescent. Cerveau qui se conditionne lui-même, en réaction à l’accès hyper rapide et gratuit du porno sur internet. Mais cette vidéo ne traite pas véritablement de la DE, mais plutôt du Conditionnement Sexuel. Cela dit, l’apparition soudaine et massive de cas de DE chez les jeunes hommes est une preuve forte que le porno sur internet conditionne énormément la sexualité de l’individu.

Le Conditionnement Sexuel

Revenons à notre homme de 50 ans, qui a guéri rapidement et plus facilement de sa DE induite par le porno. Qu’est-ce qui, dans sa jeunesse, a provoqué son éveil sexuel ?

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En fait, il a commencé sa « carrière d’adolescent masturbateur » probablement avec un catalogue de lingerie, ou une star de la tv en photo, ou avec un magasine comme « playboy » (et encore, à condition de réussir à s’en procurer un…). Ou, à l’instar de la plupart des ado de l’époque, son imagination était son seul support de masturbation, fantasmant alors sur les filles (ou garçons) de son école sans doute).

Imaginez : vous avez 12 ou 13 ans et n’avez jamais eu d’expérience sexuelle, qu’allez vous avoir pour fantasme lors de la masturbation ? Si vous avez grandi dans les années 70, peut-être vous imaginiez-vous en train d’embrasser une fille de la classe, ou en train d’être touché par une fille, comme (Farah Fawcett par exemple)… En somme, des choses appropriées à votre âge.

Aujourd’hui, l’imagination du gamin de 13 ans (souvent plus jeune) a été remplacée par du porno Hardcore en streaming sur le net !

Des vidéos de gens en train de faire toutes sortes de choses délirantes. Aucune n’est appropriée pour des enfants de 13 ans ! Peut-être même qu’elles ne le sont pour personne (?). D’ailleurs, seule une toute petite partie de ces vidéo se rapprochent plus ou moins du vrai sexe.

Au lieu de s’éveiller sexuellement avec de vraies personnes, les ados d’aujourd’hui sont souvent derrière un écran, en train de reprogrammer leur cerveau qui s’habitue a considérer que rester assis tout seul derrière un écran à regarder, c’est cela le sexe normal.

Recherchant continuellement la prochaine vidéo ou photo, et la prochaine, et la prochaine, et la prochaine, et la prochaine…

De multiples onglets sont ouverts sur l’écran. 10, voire 20, et tous proposant une vidéo HD de 3 minutes de porno hardcore, choquante et surprenante. Et nous savons à quel point les ados aiment être choqués.

De multiples pornstars défilent à chaque vidéo ou à chaque session de masturbation, avec du fétichisme (incluant tout ce qu’on peut imaginer, mais aussi tout ce qu’on n’imagine pas…).

C’est comme essayer d’apprendre à jouer au foot en tirant des lancer-francs sur un terrain de basket… Mais… Cela va plus loin que de simplement s’entraîner pour le mauvais sport…

Consommer du porno supprime la capacité des ados à « jouer au sport » qu’ils voudraient vraiment apprendre.

« J’ai eu très peu d’expériences sexuelles, et les rares fois où j’ai eu des rapports j’ai été profondément déçu. Pas d’érection. J’ai tenté de stopper depuis 5 mois, et finallement mes érections reviennent. Je réalise que j’ai été conditionné à un point tel que mes pulsions sexuelles sont reliées directement à mon écran de pc. Les femmes ne m’excitent pas, sauf si elles sont en 2D sur mon écran. »

Revenons maintenant à ce que les hommes de 20 ans et de 50 ans ont en commun :

Comme je l’ai dit, la dopamine a un rôle majeur sur la libido et les érections. Que ce soit chez les plus âgés ou chez les jeunes, la DE créée par le porno semble être en lien avec une réduction de la dopamine. Cela signifie qu’il y a moins de dopamine libérée dans l’organisme, et moins de récepteurs de dopamine. On appelle cela la « désensibilisation ».

La réduction de dopamine, ou la désensibilisation fait partie d’une multitude de modifications cérébrales causées par l’addiction.

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La voie violette est une image simplifiée du Circuit de Récompense du cerveau. La désensibilisation, ainsi qu’une multitude d’autres modifications dans le cerveau et provoquées par les addictions se produisent dans cette zone. Ce système neurochimique archaïque est présent chez tous les mammifères. Son objectif est de nous amener à répéter urgemment les comportements qui participent à notre survie ou à celle de nos gênes (comme manger, et biensûr, le sexe). Il assure cette fonction à l’aide de la dopamine.

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(photo 1)

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(photo 2)

Voilà comment la dopamine provoque l’érection :

quand vous êtes excité sexuellement, le point rouge (coeur du Circuit de Récompense) s’ « emballe », et envoie des signaux de dopamine en bas dans l’hypothalamus (point bleu) (photo 1). Ce dernier envoie des signaux le long de la colonne vertébrale jusqu’au pénis, créant et maintenant ainsi l’érection (photo 2).

Voici une notion fondamentale :

Si les signaux de dopamine sont en-dessous de la normale (que cela se situe au niveau du point rouge – nucleus accumbens ou du point bleu – hypothalamus), le message est alors faible, et l’érection l’est donc aussi.

Une étude italienne (« Macrostructural alterations of subcortical grey matter in psychogenic erectile dysfunction » – 2012) confirme cette hypothèse. Les scientifiques ont comparé 2 groupes d’hommes avec une DE. Le 1er était composé d’hommes avec une DE clairement d’origine physique. Le 2ème, était composé d’hommes présentant une DE ne présentant aucune origine physique connue. Le groupe 2 avait moins de matière grise, ce qui signifie un affaiblissement des connexions nerveuses.

Devinez quelle partie du cerveau ont été affectées ?

Le Centre de Récompense (en rouge), et l’hypothalamus (en bleu)…

Une réduction de la matière grise amène à une diminution de la dopamine (affaiblissement des signaux), ce qui signifie qu’il y a une désensibilisationphénomène responsable de la majorité des troubles sexuels induits par le porno.

Mais si la désensibilisation était le seul facteur de la DE induite par le porno, les jeunes hommes pourraient en guérir beaucoup plus rapidement que les plus âgés.

Revenons donc à l’autre facteur : le conditionnement sexuel :

Ce dernier, s’opère naturellement durant l’adolescence, période où le cerveau est totalement dans une phase d’apprentissage du « comment se reproduire et comment propager les gênes de l’individu. »

Et c’est de cela dont traite véritablement cette présentation : les cerveaux.

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Le conditionnement neurologique sexuel s’articule autour de détails cruciaux. Les cellules nerveuses qui s’ « emballent », s’ « éveillent » ensemble, se programment ensemble (« wiring »).

Pour le cerveau d’un adolescent, cela signifie que le Circuit de Récompense sera conditionné par tout ce que l’ado va voir et expérimenter, et ce peu importe ce que c’est, du moment que cela stimule sa dopamine.

Donc, nous devons nous poser la question :

« Quel impact a ce nouveau stimulus sexuel qu’est le porno sur internet sur le cerveau, durant cette période critique du développement neurologique ? »

Je dis « critique » car la recherche prouve en ce moment qu’il est étonnamment facile de conditionner, de configurer la sexualité des jeunes mammifères, et que les effets secondaires que provoquent l’exposition à la pornographie sur les adolescents confirment de plus en plus la recherche.

(10:28)

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Considérons les résultats rapportés par cette recherche scientifique. J’appelle cette expérience :

« Alors c’est comme ça que tu le fais ? »

(« Who, what, where, when (and maybe even why)? How the experience of sexual reward connects sexual desire, preference, and performance. » – 2012)

Les scientifiques ont introduit une femelle prête à être fécondée dans l’enclos d’un mâle rat, mais l’ont extraite de la cage au bout d’1 minute seulement. En reproduisant le processus plusieurs fois, cela a conditionné le mâle, le faisant éjaculer bien plus vite que la normale, le transformant en un véritable éjaculateur précoce. Plus tard, les scientifiques ont cessé d’extraire la femelle de la cage, la laissant à l’intérieur pour une durée indeterminée. Qu’ont-ils observé ?

Le mâle continuait d’éjaculer précocement.

Ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est que le comportement sexuel conditionné reste, même lorsque les conditions extérieures changent (et même lorsqu’elles reviennent à la normale). Pire, les scientifiques ont remarqué que ce conditionnement sexuel affecte de la même façon les mâles plus expérimentés, qui ont pourtant été par le passé habitués à un coït normal (dans le sens où l’acte sexuel était d’une durée moyenne, comme cela est le cas normalement pour les rats dans la nature).

Ils ont donc appris à devenir précoces. Leur cerveau s’est modifié.

En revanche, la différence fondamentale, est que cela est resté temporaire. En effet, les rats mâles plus âgés (et donc plus habitués à avoir des coïts normaux et non conditionnés), ont retrouvé leur temps d’éjaculation originel. Ils ont eu un accès illimité à des femelles réceptives, et pourtant, le conditionnement qui en a découlé n’a pas duré, contrairement aux jeunes mâles peu expérimentés.

Le porno sur internet, c’est comme la cage pleine de femelles pour l’ado, qui dispose d’un accès illimité à des partenaires sexuels, même si ces derniers sont en 2D.

Cela expliquerait donc pourquoi les jeunes qui souffrent d’une DE causée par la pornographie et qui ont été conditionnés sexuellement et neurologiquement dès l’adolescence par le porno sur Internet haut débit sont plus longs à guérir.

« Alien est le mot que j’emploierais pour décrire quel effet j’ai ressenti quand j’ai tenté d’avoir un rapport sexuel avec une vraie femme. Ca m’a semblé artificiel et étranger. C’est comme si j’avais été tellement conditionné à m’asseoir derrière un écran et à me masturber devant du porno que mon esprit considère que c’est ça le sexe normal. »

(11:49)

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Voici une nouvelle expérience scientifique. Je l’appelle :

« Ce qui était dégoûtant est devenu érotique »

(« Conditioning and sexual behavior: a review »-2001)

Le chercheur Jim Pfaus et son équipe ont pulvérisé une odeur de chair morte sur un groupe de femelles. On appelle ça la « cadaverine ». Normalement, les mâles rats évitent la chair pourrie… Ce n’est pas un comportement qu’ils ont appris (voir la notion d’apprentissage). Ils enterrent leurs morts, et se lavent pour faire disparaître l’odeur de cadavérine.

Mais là, les scientifiques ont placé ces femelles « puantes » réceptives au coït, dans une cage avec des mâles jeunes et vierges.

Avec leur niveau de dopamine très élevé (de par leur âge), les mâles ont, malgré l’odeur, fécondé les femelles et éjaculer plusieurs fois. Quelques jours après, ces jeunes mâles furent placés dans une cage avec 2 groupes de femelles : le 1er avec une odeur normale, et le 2ème pulvérisé précédemment par de la cadavérine.

Résultat ?

Les jeunes mâles conditionnés sexuellement au coït avec les femelles « puantes » se sont accoupler avec des individus des 2 groupes de femelles, alors que les mâles non conditionnés, qui ont pourtant eu le même accès illimité aux 2 groupes de femelles réceptives, ne se sont même pas approché des femelles « puantes ».

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Combien de temps ont duré les effets de ce conditionnement ?

Quelques jours plus tard, les mâles jeunes et anciennement vierges conditionnés ont reçu des bouts de bois saturés de cadavérine. Ils ont commencé par jouer avec, puis sont restés collés dessus, comme ils le feraient en temps normal avec du gâteau au chocolat ou des sécrétions vaginales.

Comme le dit le chercheur Tim Pfaus, « cette révélation pourrait avoir un lien avec l’apparition des différentes paraphilies chez les humains qui, sans ce conditionnement sexuel, percevraient cela comme aversif.« 

Pfaus dit aussi que les expériences sexuelles lors de l’adolescence ont le pouvoir de programmer le cerveau à toute forme de fétichisme, incluant ainsi des choses que nous considérerions comme anormales et répugnantes sans ce conditionnement.

Cela pourrait aussi expliquer pourquoi certains consommateurs de porno se retrouvent souvent déconcertés ou affligés par leur comportement d’escalade, par leur recherche continue de toujours plus d’excitation.

Souvent, les hommes ne sont en mesure de décrire leur fétichisme qu’une fois qu’ils ont réussi à éliminer la pornographie de leur vie :

« Je regardais du porno bizarre quand je me masturbais. Du porno qui me dégoûtait après l’avoir regardé. Le cerveau va toujours vers du porno plus extrême pour s’envoyer en l’air. Je ne pense pas que c’étaient des vrais fétichismes, car si les choses s’étaient réellement produites devant moi, j’aurais quitté la pièce. Je ne reviendrai jamais vers la pornographie, parce-qu’après ma dernière rechute, il ne m’a fallu que 2 semaines pour passer du porno mainstream au porno vraiment bizarre. »

« J’ai été dans des fétichismes comme le marriage, le bondage, l’humilitation, et depuis ma seconde année d’Université, j’ai bousillé quelques relations à cause de ça. Depuis que j’ai stoppé le porno, il peut se passer des semaines sans que cela mes anciens fétichismes porno ne me viennent à l’esprit ».

La réalité est que ces hommes ne peuvent pas réellement connaître leurs vrais goûts sexuels tant qu’ils ne parviennent pas à stopper le porno.

(14:35)

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Qu’est-ce qui provoque alors l’acquisition de ses goûts pornographiques chez une personne ?

Réponse : le conditionnement sexuel.

Quel est l’élément qui pousse à ce conditionnement sexuel ?

Réponse : la Dopamine. De toute évidence…

La Dopamine, responsable du conditionnement sexuel

(14:49)

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Cette expérience scientifique (« Enhaced D2-type receptor activity facilitates the development of conditioned same-sex partner preference in male rats. » – 2012) , nous révèle vraiment le pouvoir de la dopamine et son impact sur le conditionnement sexuel.

On peut y voir un mâle rat conditionné sexuellement à préférer un partenaire du même sexe.

Les chercheurs ont injecté au rat un produit qui imite le comportement de la dopamine, reproduisant l’effet d’ « éveil » du cerveau lorsqu’il est sexuellement excité. Ils ont ensuite mis le rat dans une cage avec un autre mâle. Les 2 mâles ont coppulé ensemble durant la journée (le temps qu’il faut pour que le produit cesse d’agir dans l’organisme du rat). Les chercheurs ont répété ce processus 2 fois de plus, à 4 jours d’intervalle.

Quelques jours plus tard, le mâle reconditionné a eu le choix du partenaire. Sans produit injecté cette fois-ci. Il est entré dans une cage et avait la possiblité de coppuler avec une femelle réceptive ou avec un autre rat du même sexe.

Devinez ce qui a déclenché le plus d’excitation dans le cerveau du rat ?

Le mâle.

Il a en effet révélé une meilleure « réponse », une plus grande excitation et donc et une meilleure érection, tout en pratiquant davantage de « jeux sexuels ».

(16:02)

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Cela peut paraître étonnant, mais plusieurs consommateurs de pornographie disent que le porno qu’ils regardent la majorité du temps ne correspond pas à leur orientation sexuelle :

Homme 1 : « Je croyais que j’étais bisexuel avec un fétichisme pour les pieds. Aujourd’hui, ça me dégoûte. Je suis hétéro et j’aime les femmes,, pas les pieds. »

Il ne s’agit pas ici d’offenser les hommes qui aiment réellement les pieds, ou les autres hommes bien entendu. Nous parlons ici des goûts sexuels que la pornographie semble avoir le pouvoir de créer, mais qui s’en vont une fois que le consommateur se sépare du porno :

« Y a-t-il d’autres personnes comme moi qui ont l’impression que cette partie de leur cerveau qui aimait ces fétichismes est en train de disparaître ? »

Autre témoignage :

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Homme 2 : « Je suis devenu accro à la fin de mon adolescence. Le sexe gay est pour moi normal et naturel. Mais j’ai perdu mon intérêt, mon attirance pour lui, et avec le temps, je me suis mis à regarder du sexe hétéro. Les corps masculins ne m’intéressaient plus, et j’ai même développé un fétichisme pour les zones génitales féminines. J’ai décidé d’arrêter de regarder du porno, et après quelques temps, je suis hereux de pouvoir dire que mon fétichisme a disparu, et que mon attirance pour les rapports homosexuels sont redevenus ma norme à moi, comme avant. »

L’orientation sexuelle « d’origine » de ces hommes n’a en fait pas changée. Mais un renforcement constant (en regardant du porno régulièrement) des modifications du cerveau associé à des pics de dopamine ont altéré le genre de porno qu’ils aimaient regarder, faisant l’ « acquisition » de nouveaux goûts sexuels ou de nouveaux fétichismes. Ceci n’est pas inhabituel…

(17:13)

En effet, en 2012, une longue étude menée auprès de 1500 hommes consommateurs de porno a été menée sur le site « reddit.com » :

56% d’entre eux ont témoigné que leurs goûts sexuels étaient devenus plus extrêmes et déviants*.

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[* C’est aussi et surtout pour stopper cette escalade que la personne dépendante doit se prendre en main. Certes, cette dernière a été victime d’un laxisme de la part de la société sur le sujet, et d’un manque d’informations sur les dégâts de cette « nouvelle drogue ». Mais aujourd’hui, grâce à des articles comme celui-ci, LA PERSONNE SAIT.

Parents, proches, n’hésitez pas à orienter la personne vers la page suivante pour TESTER (vous apprendrez également sur cette page à communiquer avec la personne que vous pensez être accro).

Nul ne peut fermer les yeux face à une addiction qui alimente une Demande pour une industrie de plus en plus violente, tout en détruisant la vie de la personne dépendante. Il ne s’agit pas de culpabiliser, mais de faire en sorte que chacun prenne ses responsabilités pour prévenir au mieux, dans la conscience et le dialogue.

Parents : donner un smartphone, un ordinateur ou une tablette avec un accès internet augmente bien entendu énormément les risques d’exposition, et donc d’addiction. Mais si vous agissez de façon préventive et que vous ne cédez pas à cette nouvelle norme qui consiste à donner un accès internet personnel à un enfant susceptible de surfer toute la nuit sur des sites X, alors vous augmenterez grandement les chances que votre progéniture reste loin de la pornographie.

  • Pour apprendre à protéger l’ordinateur familial, je vous recommande de lire l’article rédigé par AFREG – administrateur du site pornodependance.com:

 http://www.pornodependance.com/MoyensFiltrage.html

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RETOUR A L’ARTICLE :

– 24% étaient ennuyés par rapport à cela

– 32% ne s’en souciaient pas

 

Sans titre15

 

Le psychiatre Norman Doidge explique dans son livre « The Brain that Changes Itself » que ce qui excitait initialement ses patients a changé, en même temps que les sites de streaming pornographiques ont fait leur apparition sur internet, proposant des nouvelles « catégories », des nouvelles mises en scènes, qui altèrent leur cerveau, le modifient de façon inconsciente. Car la plasiticité du cerveau est compétitive. Le cerveau recherche toujours de la nouveauté, du plus excitant, au détriment de ce qui plaisait et excitait initialement l’individu. »

 

(18:04)

Sans titre16

Voici un bon moyen de visualiser ce qui se passe dans le cerveau.

Amené du porno tel qu’on le trouve sur internet au beau milieu de cette mécanique (voir image ci-dessus) créé des canaux sexuels (« sexual pathways ») qui se  mettent en compétition avec les autres. C’est un genre de sélection qui se produit alors à l’intérieur du cerveau. La survie du plus fort… :

Biensûr Jessica la voisine est mignonne, mais si un homme de 30 ans se masturbe tous les jours sur des vidéos de « gang bang », de « cream pies », de doubles pénétrations, les canaux sexuels qui aiment bien Jessica et la trouve attirante, vont renconter de très sérieuses difficultés.

VOICI POURQUOI :

Ce même homme ne se masturbe pas en pensant à Jessica, mais en regardant du porno. Son cerveau est constamment en train de renforcer les stimuli sexuels associés à la masturbation et à l’éjaculation.

Souvenez-vous :

« les cellules nerveuses qui s’ « éveillent », s’ « enflamment » ensemble en même temps, se connectent ensemble ». Et ceci est valable à la fois chez les rats (expérience de la cadavérine), et les hommes (vidéo de porno hardcore). En d’autres termes, la flèche jaune représente justement ces cellules nerveuses qui se renforcent et crééent un canal de plus en plus puissant et dominant (la flèche blanche perd le combat…).

(18:55)

Sans titre17

Ces lignes rouges sont des canaux nerveux qui se développent et se renforcent et qui deviennent de plus en plus puissants. En d’autres termes, les cellules nerveuses qui s’enflamment ensemble, sont bel et bien ici en train de se connectés et de grandir ensemble.

Mais alors qu’est-ce qui permet à ces cellules de se connecter ensemble entre elles ?

La DELTAFOSB

Cette molécule unique contribue fortement au conditionnement sexuel.

Pourtant, n’ai-je pas dit que c’était la Dopamine la responsable ?

(19:19)

Sans titre18

Si ! C’est le cas. En fait, les surtensions de dopamine (niveaux trop élevés) sont responsables de la production de la DeltaFosB dans le Circuit de Récompense. Le DeltafosB s’accumule alors dans le cerveau, proportionnellement avec la quantité de dopamine libérée dans le Circuit de Récompense.

Sans titre19

(19 : 31)

Cette image montre comment le DeltafosB s’accumule lorsqu’il y a surconsommation chronique. Ce qui est unique avec le DeltafosB c’est qu’elle se ballade dans le cerveau pendant une longue période. Et l’augmentation des niveaux de DeltafosB reprogramme le cerveau à vouloir plus de ça... Et ce peu importe ce que le ça est…

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Cela peut donc créé le cercle vicieux suivant : « je désire », amenant à « je fais/consomme », amenant à plus de dopamine dans le cerveau, amenant à une augmentation de la production de DeltafosB, ce qui renforce le « je désire » etc…

(20:04)

Sans titre23

*Expliqué simplement, le rôle de la DeltafosB est de :

– se rappeler (mémoriser les expériences/comportements fournissant une récompense)

– répéter (reproduire des expériences/comportements similaires pour être à nouveau récompensée)

Elle envoie un message au cerveau :

« cette activité est vraiment vraiment importante, tu devrais recommencer, encore et encore. »

(20:15)

Sans titre24

La DeltafosB accomplit cela en reprogrammant notre façon de voir les choses, nos émotions, les sons que l’on entend, et les souvenirs associés avec une sensibilité, une réactivité énorme (« big reward ») à l’orgasme, et créé une espèce de circuit qui « met le feu » à notre Centre de Récompense.

Une fois activé, ce circuit créé des envie dévorantes, voire irrépréssibles (« cravings »)…

 

(20:35)

Sans titre25

Une bonne comparaison est celle des ouvriers sur le chantier qui construisent une autoroute. La Dopamine serait comme le contremaître, et les ouvriers sont comme la DeltaFosB. La Dopamine leur aboit l’ordre de connecter ces expériences ensemble, mais c’est la DeltaFosB qui construit l’autoroute.

CE QU’IL FAUT BIEN RETENIR :

Longtemps après que la DeltaFosB ait cessé de construire les connexions du Circuit lié au Désir (appelé « Wanting » chez les anglo-saxons),  ces « autoroutes dans le cerveau », ces voies neuronales, restent dans le cerveau, à l’instar des vraies autoroutes qui ne disparaissent pas par magie lorsque leur construction est achevée et que les ouvriers sont partis!

Ces « autoroutes du cerveau » constituent la raison pour laquelle les premières expériences sexuelles peuvent exercer une influence aussi puissante et persistante sur le conditionnement sexuel.

(21:10)

Sans titre26

Où retrouve-t-on ce même processus ?

Sans titre20

Ce mécanisme est présent dans toutes les addictions. Les surconsommations chroniques de drogues OU de récompenses naturelles (renforçateurs naturels : sexe, nourriture, affection) maintiennent des niveaux élevés de Dopamine. Ce qui mène évidemment à une accumulation de DeltaFosB, et reprogramme les voies neuronales, les circuits du cerveau pour faire en sortie que ce dernier CREVE D’ENVIE de consommer à nouveau, encore et encore…

(21:31)

Sans titre22

Par exemple, longtemps après qu’un ex-alcoolique soit devenu sobre, un « indice »* peut tout à fait réactiver un ancien circuit, une ancienne voie neuronale liés à l’addiction.

(* note de laveritesurleporno : les indices, ou « cues », sont les stimuli que le cerveau a mémorisés et assimilés comme étant en association directe avec la consommation de la drogue ou de la récompense naturelle à laquelle une personne est accro. Cela peut-être, comme nous l’avons vu plus haut, tout ce que la DeltaFosB a reprogrammé : un son, la vue d’une image, un moment de la journée ou de la nuit… Dans le cas de l’ex-alcoolique ci-dessus, il pourrait sagir de la simple vue d’une bouteille d’alcool…). Retour à l’article :

Une fois l’ancien circuit, l’ancienne autoroute réactivée, cela peut déclencher une envie dévorante (« craving ») de retourner consommer la drogue (ou la récompense naturelle dans le cas d’une dépendance à une drogue « naturelle »), et entraîner une RECHUTE.

Tous ces mécanismes de construction cérébrale (et qui provoque ces envies dévorante de consommer) liée à une addiction s’appelle la « sensibilisation ».

(21:50)

Sans titre26

Comme vous pouvez le voir ici grâce à cette étude menée en 2001 (en anglais), il est bien connu depuis longtemps que la DeltaFosB est le principal déclencheur des addictions. Mais évidemment, ce déclencheur n’a pas évolué, et n’est donc pas plus susceptible de nous rendre dépendants aux choses qu’avant.

Mais alors qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi le porno sur internet est aussi addictif ?

(22:04)

Sans titre28

Comme l’ont découvert plus tard plusieurs études (cliquez ici pour découvrir celle de la photo (en anglais) ), la véritable fonction profonde de la DeltaFosB est d’exhorter les animaux à se ruer vers la nourriture saturée en graisses, en sucres, et vers les opportunités sexuelles.

Et c’est justement ce tout dernier point qui fait toute la différence !

(22:19)

Sans titre29

(étude complète en anglais disponible ici)

Mais il existe un autre facteur qui fait également une grande différence… C’est le fait que l’adolescent est programmé naturellement pour chercher à apprendre rapidement tout ce qu’il faut savoir à propos du sexe. Il est même programmé pour se rappeler de chaque détails, afin d’augmenter ses chances de « conclure » dès qu’une opportunité sexuelle se présente à lui*

(*Note de laveritesurleporno : tout le cerveau n’est pas archaïque et animal bien entendu, mais le Centre de Récompense est bel et bien notre partie « reptilienne » qui nous pousse à cultiver les opportunités, car il fonctionne sur un mode ancestral, qui consiste à nous exhorter de propager nos gênes. La pornographie cultive démesurément cette partie primitive de notre cerveau). Retour à l’article :

En 2010, d’autres études ont affirmé que la DeltaFosB est bien la responsable des modifications cérébrales mais aussi des changements comportementaux qui opèrent à long terme lors du processus de conditionnement sexuel.

(22:44)

Sans titre31

Et en 2013, cette étude (étude complète en anglais disponible ici) a fait le lien entre toutes les autres :

« Non seulement les récompenses obtenues par la consommation de drogues naturelles et non naturelles convergent vers les mêmes voies neuronales (« same neural pathways »), mais elles convergent également vers le même médiateur moléculaire, ainsi que vers les mêmes neurones (cellules nerveuses), afin d’influencer le désir ressenti (« wanting ») pour la consommation de ces deux types de récompenses… »

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Cela signifie que les « cravings » ressenties pour une drogue addictive « non naturelle » (cocaïne, alcool…) OU pour du sexe, ou pour de la nourriture, OU POUR DU PORNO, utilisent toutes les mêmes mécanismes du cerveau et les mêmes voies neuronales.

Avec la DeltaFossB aux commandes, cela signifie également que les addictions comportementales existent et partagent les mêmes mécanismes fondamentaux et provoquent les mêmes modifications cérébrales que les addictions aux drogues.

(23:28)

Sans titre30

Cela signifie-t-il que le conditionnement sexuel se comporte exactement de la même manière qu’une addiction ?

Non biensûr, dans le sens où ce dernier est normalement un processsus naturel que tous les adolescents expérimentent. L’addiction en revanche est une pathologie. Néanmoins, la DeltaFosB est commune aux deux.

Ses instructions sont – se rappeler (mémoriser les expériences, les comportements qui ont procuré une récompense), – répéter (reproduire des expériences similaires pour obtenir à nouveau la récompense)

Sans titre32

Peu importe qu’il s’agisse de fumer une cigarette,  d’avoir un rapport sexuel avec une femelle sentant le cadavre (expérience des râts), ou de surfer sur ses sites porno préférés (dans le cas de l’adolescent).

(23:59)

Sans titre33

Si un adolescent regarde beaucoup de porno sur internet, à quel moment le conditionnement sexuel s’arrête et à quel moment l’addiction au porno commence ?

Il n’y a pas de réponse simple à cette question car les deux partagent les mêmes mécanismes cérébraux…

Les hommes plus âgés sont souvent en mesure de dire à quel moment ils sont devenus dépendants, parce-qu’ils savent ce qui était normal pour eux avant de devenir accro. Mais si un homme de 23 ans n’a jamais rien connu d’autre que le porno sur internet depuis ses 12 ans, comment peut-il savoir à quel moment il a franchi la limite le faisant basculer dans une consommation compulsive ?

Maitenant que les vidéo porno hardcore sont disponibles pour tout le monde à n’importe quel âge, gratuitement, via un simple clic, l’humanité est entrée dans un nouveau paradigme. 

(24:40)

Sans titre34

Evidemment, le porno n’a rien à voir avec le sexe… Mais malheureusement le porno active la surproduction de Dopamine, en réponse aux stimuli sexuels. Et les niveaux de Dopamine augmentent toujours plus, encore et encore…

Sans titre35

Au-delà de la stimulation sexuelle qu’il induit, le porno sur internet possède cette capacité EXCLUSIVE de maintenir longtemps des surtensions de Dopamine. La nouveauté constante (le contenu pornographique sur internet est sans fin), le fait de rechercher, de « chasser » du matériel qui choque, qui surprend… Tous ces éléments élèvent la dopamine.

(25:06)

Sans titre36

Et de toute façon, même lorsque parfois la Dopamine commence à redescendre ne serait-ce qu’un tout petit peu, dès que cela se produit, le simple fait de cliquer sur la prochaine image ou la vidéo suivante suffit à tout faire remonter…

CE PHENOMENE NE PEUT SE PRODUIRE AVEC UN SIMPLE MAGAZINE PLAYBOY, OU UN DVD…

Certains dépendants au porno maintiennent cet état de surexcitation (impliquant donc un maintien des niveaux super élevés de Dopamine) pendant des heures, retardant volontairement l’éjaculation.

(25:25)

Sans titre37

Beaucoup de consommateurs de porno se contentent de visionner, sans forcément se masturber (dans l’avion, au travail, ou encore à la librairie).

Les ado eux, en regardent beaucoup à l’école via leur smartphones…

Ou alors, ils commencent à visionner juste après le dîner, jusqu’à ce qu’ils s’endorment vers 2h du matin…

Et malheureusement, non seulement le contenu des sites pornographiques a évolué vers du contenu plus violent et plus extrême, mais en plus, son système de distribution a également grandi.

Aujourd’hui, le porno est omniprésent, gratuit et accessible à tout âge, et à toute heure.

Et quel est le spectre de la population le plus adepte des technologies modernes ? Les ado…

(25:58)

Sans titre38

Il y a donc véritablement un « éléphant dans la chambre », mais nous n’en avons toujours pas parlé : le cerveau de l’adolescent.

Le cerveau de l’adolescent n’est pas similaire à celui de l’adulte. Il a moins d’expérience. Il est anatomiquement, biologiquement et physioloquement différent du cerveau de l’enfant ou de celui de l’adulte.

Sans titre39

Ces différences se manifestent de 2 façons fondamentales :

– Un déséquilibre de force entre la partie primitive du cerveau qui « recherche » (« thrill-seeking part »), et notre partie plus évoluée, le « cerveau rationnel ».

2 – Un véritable festival d’apparition de nouvelles connexions neuronales, elles-mêmes rapidement suivies par un « tri », un élagage de ces connexions, et par une réorganisation du cerveau.

(26:38)

Sans titre40

Analysons ensemble la première différence fondamentale citée plus haut.Durant l’adolescence, ce déséquilibre de force entre les 2 parties du cerveau implique chez l’ado :

– Un Circuit de Récompense saturé : le côté « Sexe, Drogues et Rock’n Roll » est exacerbé. Mais paradoxalement,

– les Lobes Frontaux sont encore en pleine construction : le côté « Bon, essayons tout de même de réfléchir un peu à ce qu’on fait » n’atteindra  pas sa pleine capacité et mâturité avant 25 ans.

Sans titre41

Pourquoi l’ado a un cerveau qui lui envoie bien plus de messages qui lui disent : « vas-y fonce réfléchis pas ! » que les adultes ou les enfants ?

1 – le cerveau de l’ado produit bien plus de dopamine que le fait un cerveau d’adulte.

2 – la sensibilité du cerveau à la Dopamine et aux autres excitants neuro-chimiques est clairement bien plus élevée. Le pic se produit vers 15 ans.

Cette combinaison entre une forte production de Dopamine, et des récepteurs de la Dopamine bien plus nombreux et efficaces que chez l’enfant ou l’adulte, maintient l’adolescent dans une permanente recherche de nouveauté, phénomène qui est alors, à ce niveau de développement cérébral, à son stade ultime.

D’ailleurs, une étude a découvert que TOUT ce à quoi le cerveau de l’adolescent répond (tout ce qui lui procure de l’excitation et un « shoot » de dopamine donc) récompense le Circuit de Récompense 2 à 4 fois plus que ne le fait le cerveau de l’adulte.

3 – le cerveau d’un ado produit des nivaux très élevés de DeltaFosB.

Ces 3 facteurs rendent le cerveau de l’adolescent extrêmement fragile aux phénomènes d’addictions. Bien plus que nos cerveaux d’adultes.

(27:58)

Sans titre42

Pire encore, le lobe frontal, chargé de dire « stop » face à une surconsommation de drogues (naturelles ou non), est bien plus faible, que chez l’adulte (hypofrontalité naturelle).

Malheureusement, les hormones sexuelles qui initient la sensibilité de l’adolescent à « chasser le plaisir extrême », à « foncer tête baissée » n’arrangent rien non plus du côté du développement du lobe frontal. Chose pourtant fondamentale !

Rappelons que le lobe frontal a pour fonctions essentielles de :

– contrôler les impulsions (impulsivité)

– inhiber les comportements inadaptés

– assumer les conséquences de nos actes

Le cerveau d’un ado est comme une voiture doté d’un moteur de Ferrari, mais des freins de la Fiat Panda…

Les adolescents prennent souvent leurs décisions en se basant sur des impulsions naturelles, tout en ayant des difficultés à percevoir ce que ces choix peuvent impliquer.

(28:41)

Sans titre43

Une fois de plus, l’addiction à la pornographie chez les adolescents n’est pas une coïncidence…

Oui, ce déséquilibre de forces dans le cerveau de l’ado est, normalement, une chose naturelle, qui correspond à un stade classique de l’évolution de l’individu. D’ailleurs, tous les mammifères connaissent cette phase de développement durant l’adolescence :

1 – une tendance accrue à prendre des risques

2 – une tendance accrue à rechercher des sensations fortes

Les animaux et les humains, à l’adolescence, s’enflamment pour le sexe, sortent de leur maison pour aller explorer de nouveaux territoires, et éventuellement trouve des partenaires en dehors de leur tribu.

POURQUOI CE MECANISME EST-IL PREVU NATURELLEMENT PAR L’EVOLUTION ?

Un seul objectif : réduire les risques de consanguinité.

Aujourd’hui, le cerveau de l’ado est poussé par ces besoins insistants, et en se lançant dans l’inconnu du monde extérieur, peuvent facilement tombé face à des choses auxquelles ils ne sont pas forcément préparés, du point de vue de leur stade de développement. Du point de vue de l’évolution. Cela peut se passer sans trop de dégâts, mais parfois, cela se passe très mal.

Par exemple, la moto cross, les voitures puissantes, les drogues, la junkfood, les jeux vidéo et biensûr, le porno sur internet.

(29:22)

Sans titre44

La seconde image montre que le cerveau de l’ado est un véritable festival d’apparitions de nouvelles connexions neuronales, lors des premières années de l’adolescence. Environ 50 à 100 billions, suivies par un tri systématique (entre ce qu’il faut garder et ce qui semble inutile), et une réorganisationdu cerveau.

Le cerveau commence à changer vers l’âge de 11 ans mais ses fonctions deviennent rapidement de plus en plus ordonnées et efficaces.

Ce processus permet à l’ado d’apprendre, d’assimiler tout ce qu’il peut appréhender au sein de son environnement, et mémorise les nouvelles expériences importantes, via le principe de « ce qui s’enflamme ensemble au même moment, se connecte ensemble ».

Sans titre50

Pour mieux comprendre, imaginez simplement des routes, ou des voies/canaux présents dans le cerveau. Plus vous empruntez une nouvelle route, plus ça devient facile de le faire.

Ces routes deviennent en fait des routines…  Elles ont été mémorisées, et sont devenues des habitudes. Elles peuvent même devenir de véritables compétences, comme dans toute forme d’apprentissage.

CE QU’IL FAUT RETENIR :

Plus vous êtes habitué à emprunter une voie dont vous avez l’habitude, et plus vous êtes susceptibles de le faire, même si vous n’en avez pas réellement envie.

(30:20)

Sans titre51

Le grand spécialiste du cerveau de l’adolescent Jay Giedd appelle ça le principe du « utilise-le ou laisse-le tomber » (« use it or loose it ») :

« Les cellules et les connexions utilisées vont survivre et fleurir, celles qui ne sont pas utilisées vont flétrir et mourir. »

Donc l’adolescent qui fait de la musique, du sport et qui étudie va donc développer renforcer les cellules et les connexions liées à ces activités. Mais si l’adolescent est souvent allongé sur un canapé, à jouer aux jeux vidéo ou à regarder la télé, ce seront alors les cellules et les connexions liées à cela qui vont survivre.

Il n’y aucun doute sur le fait que les connexions neuronales liées à la sexualité vont survivre et fleurir durant l’adolescence.

La question est : quelles sont les données extérieures qui vont formater ces circuits ?

Sans titre55

Réfléchissez simplement à l’énorme diversité d’environnements à laquelle les adolescent se sont adaptés à travers les âges. Cette capacité d’adaptation a très bien fonctionnée pour un éventail très large de différentes coutumes et pratiques sexuelles incluant un véritable partenaire.

Sans titre56

Aujourd’hui, les voies neuronales sexuelles de l’adolescent de 13 ans peuvent être modelées par des vidéo/photos hardcore, et une nouveauté sans fin du contenu des sites porno. Il peut se passer des années avant qu’il ne fasse sa première rencontre amoureuse ou bien même avant qu’il n’embrasse pour la première fois.

Cliquer sur une souris à remplacer le fait de devoir parcourir la Savane pour chercher un partenaire.

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Pendant qu’il reste collé à son écran, un ado n’apprend pas à aller vers les autres, n’apprend pas à « draguer », et reste loin des opportunités de trouver un partenaire, ce à quoi son cerveau est pourtant préparé.

En restant devant le porno, un adolescent n’habitue pas son cerveau à être stimulé par le fait de « flirter », par les phéromones ou encore par la vue d’une femme qu’il trouverait séduisante, et dotée de proportions normales…

CONCLUSION

Comme l’a dit le Professeur de Biologie Jay Phelan, co-auteur de « Mean Genes » :

« Toute stimulation excessive du Circuit de Récompenses qui implique un recours à des comportements auxquels il n’est pas préparé, insuffisamment « évolué », est problématique. »

« Au même titre que le crack  ou que les Krispy Kreme donuts, le porno sur internet est un phénomène de plus révélant un dysfonctionnement, un décalage »

This half-hour presentation describes the science behind sexual conditioning and the unique vulnerabilities of the adolescent brain—and explains why today’s highspeed porn can cause unexpected effects in some users’ brains. Follow this link for more information and the science behind this presentation: http://www.yourbrainonporn.com/adoles…
For lists of studies supporting this presentation see the following pages:
1 – Studies linking porn use to sexual problems and less sexual & relationship satisfaction: http://www.yourbrainonporn.com/studie…
2 – Brain studies on porn users and sex addicts: http://www.yourbrainonporn.com/brain-…
3 – Porn Use & Sex Addiction Studies: http://yourbrainonporn.com/sex-addiction
4 – Pornography and Adolescents Studies: http://yourbrainonporn.com/adolescent…

For studies confirming a tremendous rise in youthful ED and low libido see this page: http://yourbrainonporn.com/research-c…

A review of the literature by Gary Wilson & US Navy doctors – « Is Internet Pornography Causing Sexual Dysfunctions? A Review with Clinical Reports »: http://www.mdpi.com/2076-328X/6/3/17/htm

 

[PARENTS, PROCHES, RENDEZ-VOUS ICI : http://laveritesurleporno.unblog.fr/comment-sortir-de-laddiction/]

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