« Le Cerveau des Ados face au Porno sur Internet » 

Traduction par INDIE – administrateur des sites pornosciencesante.blog et laveritesurleporno.unblog.fr– de la vidéo publiée le 16/05/13 sur Youtube par Gary Wilson

NOTE : toute la première partie a été écrite par INDIE

PREMIERE PARTIE

Je recommande la lecture de cet article aux parents, qui je l’espère seront suffisamment alertés pour prendre conscience de la gravité des conséquences que peut avoir la pornographie disponible n’importe quand et gratuitement sur la vie de leur enfant. Je tiens à m’excuser à l’avance si par moment mes propose peuvent faire penser à de la moralisation. Sachez qu’il n’en est rien, même si je m’exprime de façon assez directe. Mon seul objectif est d’informer et de proposer des solutions.

Pour en savoir plus sur moi, Visitez cette page

Les sites pornographiques proposent un contenu illimité, renouvelé sans cesse, de plus en plus violent, issu d’une industrie opaque, et accessibles depuis un smartphone ou un ordinateur. Il est particulièrement ennuyeux de voir apparaître dans certains discours parentaux des phrases comme « de toute façon on ne peut pas contrôler », qui cache souvent une peur de prendre ses responsabilités face à un enjeu primordial aujourd’hui : faire son maximum pour éduquer et protéger son enfant face aux dangers de la pornographie. Certes, on ne peut pas TOUT contrôler, mais cela ne peut justifier une politique de l’autruche ou un laxisme sur un sujet aussi grave. Entre TOUT contrôler et RIEN contrôler, il y a une marge immense.

« L’éducation sexuelle se fait en dehors de la maison, ce n’est pas aux parents de la faire. »

La tâche de l’éducation sexuelle est comme une balle que tout le monde se renvoie, par pudeur ou peur de ne pas savoir faire. Je vous suggère ceci : ne rien faire est toujours pire que mal faire, et si ce n’est les parents, alors qui ?

Les faits sont là : depuis l’apparition de la pornographie sur internet accessible sans aucune restriction, c’est très souvent (de plus en plus) elle qui se charge de fournir une « éducation » sexuelle aux ados/pré-ados (qui est dans une période fondamentale de sa construction-sociale, personnelle et sexuelle) avec tout le conditionnement neuro-comportemental que cela peut impliquer, notamment par l’imprégnation des normes et valeurs véhiculés par l’industrie pornographique (culture du viol, objectification de la Femme, « c’est normal de maltraiter les femmes », « la femme est une chose sur laquelle on peut se défouler », « seul le plaisir masculin compte finalement », « la femme aime se faire violenter »…)

Lecture Conseillée :  « Les Hommes ayant Commencé a voir du porno Très Jeune ont une Tendance plus forte à la Misogynie »

Pourquoi ce que j’écris ici n’est pas un point de vue moral ?

Parce-qu’il ne s’agit pas ici de juger et encore moins d’intervenir dans les pratiques sexuelles auxquelles des personnes majeures et consentantes peuvent se livrer, mais plutôt d’avertir sur les effets que le visionnage de telles images peut provoquer sur le psychisme, et de facto, sur la construction sociale du consommateur.

Au-delà de l’addiction, c’est la capacité de l’adolescent à bâtir une estime de soi, à se construire et a entretenir une relation sereine avec le sexe opposé (à tous les niveaux et dans toutes les sphères sociales) qui sont en jeu ici.

Oui parce-qu’être accro à la pornographie, c’est comme vivre dans une boîte.

Surtout si l’individu développe son addiction pendant l’adolescence, étape cruciale du développement, il n’apprend pas à faire face à la vie, utilisant le porno comme un patch pour l’aider à faire face à la frustration, aux incertitudes, aux chagrins, à l’anxiété etc.

Là où une personne sobre aura appris à gérer le quotidien avec son lot d’aléas et de fluctuations, le dépendant reste agrippé à sa béquille. Et plus les années passent, et plus il risque d’être difficile pour lui de réapprendre à marcher sans cette « aide ».

De plus, le fait de regarder des femmes se faire malmener dans des scènes de porno « hardcore » rend compliqué les interactions avec les femmes du quotidien, et notamment lorsqu’il s’agit de s’investir dans une relation amoureuse.

L’homme pornodépendant hétéro vit un conflit intérieur rendant sa vie de couple compliqué et lourde, puisque le mettant face à une contradiction majeure qu’il porte en lui : une partie de lui veut aimer et prendre soin de sa conjointe, mais une autre n’est capable d’éprouver une excitation et de jouir qu’en ressassant la violence qu’il absorbe à travers le visionnage de porno.

Qu’il le fasse par la pensée ou en cherchant à le reproduire physiquement avec sa conjointe, l’homme pornodépendant embarque son univers pornographique avec lui à chaque fois qu’il est dans une situation d’excitation sexuelle, lui servant de support « mental » pour lui garantir de retrouver plus ou moins le fameux « flash » (comme celui de la personne toxicomane, terme souvent employé par les personnes dépendantes aux substances).

D’autre part, il serait mal avisé de faire du contenu pornographie un débat moral, ce dernier n’étant possible que si les personnes étaient consentantes et adultes.

Hors, et contrairement à ce que beaucoup de gens imaginent, le porno met très souvent en scène des individus (des femmes le plus souvent) prises dans un engrenage hautement coercitif.

Une coercition à de nombreux niveaux rend le consentement totalement biaisé, d’autant que la relation entre « actrice » (qui est par ailleurs un mot lui aussi tronqué, la « performeuse » étant de toute façon une prostituée, l’altération du champs lexical traduisant une stratégie pour démocratiser la prostitution), consommateur et pornocrates (producteurs, réalisateurs etc) est basée sur un rapport de force, dans lequel l’ « actrice » est en bas de l’échelle.

Lecture Conseillée : « Trafic Sexuel : Quel Rapport avec le Porno ? »

Aucun débat moral possible étant donné qu’avant même de savoir ce qui se passe derrière la caméra, il faudrait déjà pouvoir jurer connaître l’âge de la femme / fille filmée. Hors, la réalité est que le porno juvénile existe.

Non seulement il n’est pas vraiment possible de connaître l’âge des « actrices » (elles peuvent faire plus vieilles, être entraînées à faire plus vieilles, être maquillées pour faire plus vieilles…), mais des enquêtes et rapports nous montrent cet envers du décors.

Pour revenir à aux risques liés à la consommation de pornographie chez l’adolescent, l’enjeu est décuplé car ce dernier constitue le public le plus réceptif face aux addictions.

De part l’hyper-accessibilité du porno et les caractéristiques propres à l’adolescence (et notamment ses nombreux questionnements et curiosités liés à son nouveau rapport au corps et à sa découverte de la sexualité), VOTRE ADO EST HAUTEMENT VULNERABLE FACE AU MEDIA PORNOGRAPHIQUE.

En France, le porno moderne axé sur la punition, l’humiliation et la maltraitance de la femme (qui est devenu le porno mainstream sur internet, NETTEMENT PLUS VIOLENT que le porno du samedi soir sur Canal +…) semble être consulté en moyenne vers 11 ans.

Les sites porno accessibles n’importe et n’importe quand sur internet, de façon totalement gratuite et secrète peuvent mener l’enfant ou l’ado à voir des choses qui laisseront des traumatismes.

C’est parfois dès l’âge de 9 ans que des enfants tombent sur des vidéo de zoophilie…

Les spécialistes savent parfaitement que ces phénomènes sont en corrélation étroite avec la propagation de la pornographie sur internet et le laxisme généralisé à l’égard d’internet et de l’usage que les enfants en ont (voir entre autre Israël Nisand et Bernard Duméril).

Proposition Personnelle

Attention, veuillez noter que je ne suis ni Psychologue, ni Sexologue, ni Educateur, et que l’approche proposée ici ne résulte que du fruit de mes réflexions personnelles.

 

En tant que parents, je pense qu’il s’agit de briser le silence sur le sujet du porno, mais aussi sur celui de l’éducation sexuelle, et de faire son possible pour prévenir, protéger, ou s’il est « trop tard », s’orienter vers une prise en charge thérapeutique professionnelle pour que l’enfant guérisse.

  • Il s’agit d’instaurer un dialogue avec son enfant en général, et lui montrer qu’on reste disponible pour lui et à l’écoute en cas d’interrogations ou d’inquiétudes. Les premiers questionnements et curiosités sexuelles commencent vers 9/10 ans (pour les garçons), âge auquel la plupart auront tendance à faire des recherches liées au sexe sur google – n’oublions pas qu’en tapant simplement le mot « sexe », il est possible de tomber sur du contenu particulièrement violent et avilissant rien que sur la rubrique « vidéo » de google… Images qui restent gravées dans la mémoire de l’enfant, occasionnant souvent traumatismes, confusion, anxiété, mais plus grave à cet âge : curiosité, puis excitation, risque de consommation régulière avec dépendance, et assimilation des codes et « valeurs » du porno. Les ados et préados ont bien entendu besoin de repères et d’éducation, et c’est précisément le créneau qu’utilise l’industrie du X sur internet. En restant dans l’ouverture et le dialogue avec votre ado, vous créez une relation de confiance avec lui, et c’est pour vous le meilleur moyen de savoir où il en est. Tout en conservant votre statut de parent et en restant ferme, je vous encourage à toujours laisser votre « porte ouverte », car si jamais votre enfant se sent incompris ou pire, insuffisamment écouté, il risquera alors de vous tourner le dos et de fuir le sujet systématiquement.
  • Il faut donc expliquer à son enfant qu’Internet est un univers qui comporte beaucoup de bonnes choses, mais aussi beaucoup de mauvaises, et que la pornographie n’est pas du tout inoffensive, de part son pouvoir addictif, et le fait qu’elle se place comme un « éducateur », un « guide » aussi longtemps que l’ado n’obtiens pas de réponses à son questionnement central qu’on pourrait résumer ainsi : « Qu’est ce qui m’arrive ? » (ce que j’appelle ‘« la question du corps et du sexe« )
  • L’enfant doit savoir que le porno ne met pas en spectacle une sexualité basée sur le respect et que la notion de consentement est très débattable au sein de l’industrie – je ne développerai pas en détails mais les conditions de tournage de certaines productions restent floues, et derrière des protagonistes anonymes se cachent parfois des personnes en grande détresse).]. Pour prévenir ce qu’on appelle « l’anxiété de performance », expliquez-lui également que presque tout dans la pornographie est truquée. Dites-lui que les hommes sont volontairement sélectionnés sur la taille démesurée de leur sexe… Expliquez-lui que pendant l’acte, la grande majorité du temps, la femme ne « crie » pas de plaisir comme il a pu le voir sur une vidéo… Expliquez-lui que dans le porno, la caméra est régulièrement coupée pour cacher tout un tas de choses… Dites-lui que le montage final n’a rien à voir avec ce qui s’est vraiment passé… Les vidéo donnent l’impression que l’homme a fait atteindre le « nirvana » à la femme, que cette dernière a adoré ce qu’elle a vécu, que le rapport a effectivement duré 25 minutes, que oui il est normal pour l’homme d’éjaculer 2 fois en 20 minutes et d’inonder le visage de la femme de son sperme. Faites-lui prendre conscience que le porno est un produit fait par des hommes qui ne vivent leur sexualité qu’à travers le prisme de la domination de la femme, et que dans la vraie vie, très peu de femmes apprécient le manque de respect, ou qu’on les insulte ou leur crache au visage pendant l’acte… EN GROS : expliquez à votre ado que la pornographie est la mise en scène d’une sexualité violente, et que même si les « actrices » ont l’air d’aimer ce qu’elles font, c’est d’une part totalement surjoué, et d’autre part, les pratiques et corps qui y défilent ne reflètent pas du tout la réalité. Insistez sur le fait que la vraie sexualité épanouissante est basée sur un échange, une vraie complicité, et que la très grande majorité des femmes ne portent pas d’intérêt (et souvent du dégoût) vis-à-vis des pratiques sexuelles observées dans la pornographie. Rappelez-lui que le sexe n’est pas une performance ni un concours d’acrobaties…
  • Pensez également à parler de la contraception. Malheureusement, il est rare de voir le port du préservatif dans les scènes pornographiques, considéré comme peu esthétique. On en parle en général très peu (on parle peu de la réalité des coulisses en général), mais de nombreuses personnes dans l’industrie souffrent de MST, dont le VIH. N’oubliez pas d’expliquer pourquoi se protéger pendant les rapports est essentiel.
  • Je vous déconseille de donner un accès internet à vos enfants autre que celui de l’ordinateur « familial », sur lequel je vous recommande de conserver le « compte administrateur » et en laissant un « compte invité » à vos enfants.
  • A partir du « compte administrateur », aller dans les paramètres et « Bloquer les sites inappropriés »
  • Vérifier régulièrement l’historique de navigation, ou, si vous pensez que votre enfant/ado est capable d’effacer l’historique, surveiller alors le « cache DNS ».
  • Activez « Safe Search » si vous utilisez Google.
  • Installez un bloqueur de publicité (beaucoup d’ado sont pour la première fois exposé au porno à cause d’une « fenêtre pop up »).
  • Vous pouvez également ajouter une extension comme « Stop It » et installer un logiciel de protection avec code parental (« K9 » restant la référence depuis des années).
  • J’y reviendrai dans un article complet sur « Comment Bloquer au Maximum les Contenus porno sur nos appareils ? », mais vous pouvez aussi utiliser les services DNS contre les contenus porno.
  • Si votre enfant a été exposé à des images pornographiques, n’hésitez pas à faire appel à un psychologue spécialisé pour enfants/adolescents, et si possible qui a une connaissance de l’addiction à la pornographie, ou qui en tout cas possède un discours informé sur le sujet (des propos comme « ça lui passera » ou « c’est pas grave » sont signe qu’il faut FUIR).

PLUS D’INFOS SUR LES TROUBLES COGNITIFS INDUITS PAR L’ADDICTION :

« Etudes sur les Cerveaux des Consommateurs » (34 études)

« Des Etudes révèlent des Liens entre la Consommation de Pornographie et de Sévères Troubles Cognitifs et Emotionnels »

SECONDE PARTIE 

Cette vidéo proposée par Gary Wilson, créateur du site yourbrainonporn.com, explore une petite partie des phénomènes observés lors des expériences scientifiques menées sur le cerveau des adolescents qui grandissent en regardant du porno sur internet, et plus particulièrement depuis que ce dernier est accessible en haut débit.

N.B. : en dehors des liens régulièrement disponibles à travers cette traduction et qui vous donnent la possibilité de consulter les études citées par Gary Wilson, vous trouverez également toutes les sources scientifiques sur lesquelles la vidéo s’appuie en bas de page. Merci.

Commençons avec le phénomène le plus observable chez certains dépendants à la pornographie :

Le porno induit la Dysfonction Erectile

Il y a quelques années, les hommes ont commencé à se plaindre de DE (Dysfonction Erectile) chronique, sans parvenir à en déceler la cause. Tous étaient des gros consommateurs de pornographie. Aussi suprenant que cela puisse paraître, ce qui a généré leur DE s’est révélé être la pornographie. Qu’est-ce qui me permet de dire cela ? Parce-qu’en général, ces hommes ont guéri, après 2 mois environ passés sans porno (ainsi que sans fantasmes pornographiques lors de la masturbation, et/ou, avec un arrêt de la pratique de la masturbation tout au long de ces 2 mois). Ils ont nommé cette pratique : « Rebooting ».

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En février 2011, le Professeur et Docteur Carlo Foresta, urologue et spécialiste de la reproduction, a decelé le même phénomène en Italie, qu’il a décrit dans un article de presse rapportant les résultats d’une très grosse étude. Il a dit :

« Ca commence par de plus faible réactions* aux sites pornographiques. Ensuite, il y a une baisse générale de la libido et puis finalement, il devient impossible de maintenir ou d’obtenir une érection » . 

[*comprendre ici : l’excitation ressentie lors de la consommation de porno sur internet diminue, car pour obtenir le même plaisir, le dépendant est obligé d’aller vers du contenu 1 – nouveau, et 2 – plus extrême… On parle alors de « tolérance », phénomène typique de toute forme de dépendance et observée chez les toxicomanes.]

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Plus récemment, lors d’une émission tv médicale américaine, le Dr.Oz a proposé un programme autour de la question « Le porno cause-t-il la DE ? »

L’urologue Andrew Kramer suggère que la DE peut-être guérie après seulement 1 mois passé sans se masturber sur du porno ! Cependant, le problème lié à la pornographie a rapidement évolué. En effet, les hommes qui se plaignaient à l’époque de manifester une DE (majoritairement des gros utilisateurs d’Internet, et des « spécialistes » de la DE) ont entre-temps obtenu un accès Internet haut débit, et ce avant tout le monde. Dès que ces derniers accédèrent à une telle connexion, ils expérimentèrent des problèmes d’éjaculation retardée, et des DE, non seulement au cours des rapports sexuels, mais pour certains, également pendant leurs sessions de visionnage de pornographie.

Quasiment tous étaient âgés d’environ 27 à 50 ans.

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Rapidement, nous avons commencé à observer 2 phénomènes inattendus :

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1- un raz-de-marée de jeunes hommes d’environ 20 ans ont montré les mêmes troubles sexuels ! Ils sont d’ailleurs devenus les principaux visiteurs des sites web où justement les hommes plus âgés (ceux dont on parlait précédemment) se plaignaient du même problème de DE.

2 – Contrairement aux plus âgés, qui n’avaient besoin que d’1 mois ou 2 pour guérir de leur DE, les jeunes avaient besoin eux de 3 à 6 mois, parfois même dans certains cas de 9 mois ou plus…

Egalement, les plus âgés avaient complètement guéri, de façon solide et durable, ce qui n’était pas le cas pour les jeunes, qui ont continué de souffrir de DE de temps en temps. Cela nous confronte à une question évidente :

Pourquoi un homme de 50 ans guéri plus rapidement qu’une jeune de 23 ans ?

Surtout quand on sait que l’homme de 50 ans a pourtant :

a – consommé du porno sur une période plus longue de sa vie (pendant 30 ans ou plus parfois)

b – moins de testostérone

c – moins de dopamine (susbtance du cerveau responsable de la qualité de l’érection, et qui contrôle la libido)

d – des veines et des artères plus vieilles (la cause principale d’une DE d’origine organique est en général causé par un afflux sanguin insuffisant)

e – un organisme plus vieux, en terme à la fois musculaire, nerveux, génital…

Non seulement ils guérissent plus vite et retrouvent leurs pleines capacités sexuelles plus vite que les jeunes, mais ils peuvent expérimenter des orgasmes durant leur « reboot »(sevrage) !

Alors, pourquoi malgré tout un homme de 50 ans retrouve-t-il plus rapidement et de façon plus durable et solide ses érections normales ? Parce-que contrairement aux hommes issus des anciennes générations, le jeune a passé son adolescence a reprogrammer son cerveau, ses stimuli sexuels avec le porno sur internet !

Oui, c’est le résultat logique de l’aspect naturellement hypermalléable de la structure du cerveau d’un adolescent. Cerveau qui se conditionne lui-même, en réaction à l’accès hyper rapide et gratuit du porno sur internet. Mais cette vidéo ne traite pas véritablement de la DE, mais plutôt du Conditionnement Sexuel. Cela dit, l’apparition soudaine et massive de cas de DE chez les jeunes hommes est une preuve forte que le porno sur internet conditionne énormément la sexualité de l’individu.

Le Conditionnement Sexuel

Revenons à notre homme de 50 ans, qui a guéri rapidement et plus facilement de sa DE induite par le porno. Qu’est-ce qui, dans sa jeunesse, a provoqué son éveil sexuel ?

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En fait, il a commencé sa « carrière d’adolescent masturbateur » probablement avec un catalogue de lingerie, ou une star de la tv en photo, ou avec un magasine comme « playboy » (et encore, à condition de réussir à s’en procurer un…). Ou, à l’instar de la plupart des ado de l’époque, son imagination était son seul support de masturbation, fantasmant alors sur les filles (ou garçons) de son école sans doute).

Imaginez : vous avez 12 ou 13 ans et n’avez jamais eu d’expérience sexuelle, qu’allez vous avoir pour fantasme lors de la masturbation ? Si vous avez grandi dans les années 70, peut-être vous imaginiez-vous en train d’embrasser une fille de la classe, ou en train d’être touché par une fille, comme (Farah Fawcett par exemple)… En somme, des choses appropriées à votre âge.

Aujourd’hui, l’imagination du gamin de 13 ans (souvent plus jeune) a été remplacée par du porno Hardcore en streaming sur le net !

Des vidéos de gens en train de faire toutes sortes de choses délirantes. Aucune n’est appropriée pour des enfants de 13 ans ! Peut-être même qu’elles ne le sont pour personne (?). D’ailleurs, seule une toute petite partie de ces vidéo se rapprochent plus ou moins du vrai sexe.

Au lieu de s’éveiller sexuellement avec de vraies personnes, les ados d’aujourd’hui sont souvent derrière un écran, en train de reprogrammer leur cerveau qui s’habitue a considérer que rester assis tout seul derrière un écran à regarder, c’est cela le sexe normal.

Recherchant continuellement la prochaine vidéo ou photo, et la prochaine, et la prochaine, et la prochaine, et la prochaine…

De multiples onglets sont ouverts sur l’écran. 10, voire 20, et tous proposant une vidéo HD de 3 minutes de porno hardcore, choquante et surprenante. Et nous savons à quel point les ados aiment être choqués.

De multiples pornstars défilent à chaque vidéo ou à chaque session de masturbation, avec du fétichisme (incluant tout ce qu’on peut imaginer, mais aussi tout ce qu’on n’imagine pas…).

C’est comme essayer d’apprendre à jouer au foot en tirant des lancer-francs sur un terrain de basket… Mais… Cela va plus loin que de simplement s’entraîner pour le mauvais sport…

Consommer du porno supprime la capacité des ados à « jouer au sport » qu’ils voudraient vraiment apprendre.

« J’ai eu très peu d’expériences sexuelles, et les rares fois où j’ai eu des rapports j’ai été profondément déçu. Pas d’érection. J’ai tenté de stopper depuis 5 mois, et finallement mes érections reviennent. Je réalise que j’ai été conditionné à un point tel que mes pulsions sexuelles sont reliées directement à mon écran de pc. Les femmes ne m’excitent pas, sauf si elles sont en 2D sur mon écran. »

Revenons maintenant à ce que les hommes de 20 ans et de 50 ans ont en commun :

Comme je l’ai dit, la dopamine a un rôle majeur sur la libido et les érections. Que ce soit chez les plus âgés ou chez les jeunes, la DE créée par le porno semble être en lien avec une réduction de la dopamine. Cela signifie qu’il y a moins de dopamine libérée dans l’organisme, et moins de récepteurs de dopamine. On appelle cela la « désensibilisation ».

La réduction de dopamine, ou la désensibilisation fait partie d’une multitude de modifications cérébrales causées par l’addiction.

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La voie violette est une image simplifiée du Circuit de Récompense du cerveau. La désensibilisation, ainsi qu’une multitude d’autres modifications dans le cerveau et provoquées par les addictions se produisent dans cette zone. Ce système neurochimique archaïque est présent chez tous les mammifères. Son objectif est de nous amener à répéter urgemment les comportements qui participent à notre survie ou à celle de nos gênes (comme manger, et biensûr, le sexe). Il assure cette fonction à l’aide de la dopamine.

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(photo 1)

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(photo 2)

Voilà comment la dopamine provoque l’érection :

quand vous êtes excité sexuellement, le point rouge (coeur du Circuit de Récompense) s’ « emballe », et envoie des signaux de dopamine en bas dans l’hypothalamus (point bleu) (photo 1). Ce dernier envoie des signaux le long de la colonne vertébrale jusqu’au pénis, créant et maintenant ainsi l’érection (photo 2).

Voici une notion fondamentale :

Si les signaux de dopamine sont en-dessous de la normale (que cela se situe au niveau du point rouge – nucleus accumbens ou du point bleu – hypothalamus), le message est alors faible, et l’érection l’est donc aussi.

Une étude italienne (« Macrostructural alterations of subcortical grey matter in psychogenic erectile dysfunction » – 2012) confirme cette hypothèse. Les scientifiques ont comparé 2 groupes d’hommes avec une DE. Le 1er était composé d’hommes avec une DE clairement d’origine physique. Le 2ème, était composé d’hommes présentant une DE ne présentant aucune origine physique connue. Le groupe 2 avait moins de matière grise, ce qui signifie un affaiblissement des connexions nerveuses.

Devinez quelle partie du cerveau ont été affectées ?

Le Centre de Récompense (en rouge), et l’hypothalamus (en bleu)…

Une réduction de la matière grise amène à une diminution de la dopamine (affaiblissement des signaux), ce qui signifie qu’il y a une désensibilisationphénomène responsable de la majorité des troubles sexuels induits par le porno.

Mais si la désensibilisation était le seul facteur de la DE induite par le porno, les jeunes hommes pourraient en guérir beaucoup plus rapidement que les plus âgés.

Revenons donc à l’autre facteur : le conditionnement sexuel :

Ce dernier, s’opère naturellement durant l’adolescence, période où le cerveau est totalement dans une phase d’apprentissage du « comment se reproduire et comment propager les gênes de l’individu. »

Et c’est de cela dont traite véritablement cette présentation : les cerveaux.

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Le conditionnement neurologique sexuel s’articule autour de détails cruciaux. Les cellules nerveuses qui s’ « emballent », s’ « éveillent » ensemble, se programment ensemble (« wiring »).

Pour le cerveau d’un adolescent, cela signifie que le Circuit de Récompense sera conditionné par tout ce que l’ado va voir et expérimenter, et ce peu importe ce que c’est, du moment que cela stimule sa dopamine.

Donc, nous devons nous poser la question :

« Quel impact a ce nouveau stimulus sexuel qu’est le porno sur internet sur le cerveau, durant cette période critique du développement neurologique ? »

Je dis « critique » car la recherche prouve en ce moment qu’il est étonnamment facile de conditionner, de configurer la sexualité des jeunes mammifères, et que les effets secondaires que provoquent l’exposition à la pornographie sur les adolescents confirment de plus en plus la recherche.

(10:28)

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Considérons les résultats rapportés par cette recherche scientifique. J’appelle cette expérience :

« Alors c’est comme ça que tu le fais ? »

(« Who, what, where, when (and maybe even why)? How the experience of sexual reward connects sexual desire, preference, and performance. » – 2012)

Les scientifiques ont introduit une femelle prête à être fécondée dans l’enclos d’un mâle rat, mais l’ont extraite de la cage au bout d’1 minute seulement. En reproduisant le processus plusieurs fois, cela a conditionné le mâle, le faisant éjaculer bien plus vite que la normale, le transformant en un véritable éjaculateur précoce. Plus tard, les scientifiques ont cessé d’extraire la femelle de la cage, la laissant à l’intérieur pour une durée indeterminée. Qu’ont-ils observé ?

Le mâle continuait d’éjaculer précocement.

Ce qu’il faut bien comprendre ici, c’est que le comportement sexuel conditionné reste, même lorsque les conditions extérieures changent (et même lorsqu’elles reviennent à la normale). Pire, les scientifiques ont remarqué que ce conditionnement sexuel affecte de la même façon les mâles plus expérimentés, qui ont pourtant été par le passé habitués à un coït normal (dans le sens où l’acte sexuel était d’une durée moyenne, comme cela est le cas normalement pour les rats dans la nature).

Ils ont donc appris à devenir précoces. Leur cerveau s’est modifié.

En revanche, la différence fondamentale, est que cela est resté temporaire. En effet, les rats mâles plus âgés (et donc plus habitués à avoir des coïts normaux et non conditionnés), ont retrouvé leur temps d’éjaculation originel. Ils ont eu un accès illimité à des femelles réceptives, et pourtant, le conditionnement qui en a découlé n’a pas duré, contrairement aux jeunes mâles peu expérimentés.

Le porno sur internet, c’est comme la cage pleine de femelles pour l’ado, qui dispose d’un accès illimité à des partenaires sexuels, même si ces derniers sont en 2D.

Cela expliquerait donc pourquoi les jeunes qui souffrent d’une DE causée par la pornographie et qui ont été conditionnés sexuellement et neurologiquement dès l’adolescence par le porno sur Internet haut débit sont plus longs à guérir.

« Alien est le mot que j’emploierais pour décrire quel effet j’ai ressenti quand j’ai tenté d’avoir un rapport sexuel avec une vraie femme. Ca m’a semblé artificiel et étranger. C’est comme si j’avais été tellement conditionné à m’asseoir derrière un écran et à me masturber devant du porno que mon esprit considère que c’est ça le sexe normal. »

(11:49)

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Voici une nouvelle expérience scientifique. Je l’appelle :

« Ce qui était dégoûtant est devenu érotique »

(« Conditioning and sexual behavior: a review »-2001)

Le chercheur Jim Pfaus et son équipe ont pulvérisé une odeur de chair morte sur un groupe de femelles. On appelle ça la « cadaverine ». Normalement, les mâles rats évitent la chair pourrie… Ce n’est pas un comportement qu’ils ont appris (voir la notion d’apprentissage). Ils enterrent leurs morts, et se lavent pour faire disparaître l’odeur de cadavérine.

Mais là, les scientifiques ont placé ces femelles « puantes » réceptives au coït, dans une cage avec des mâles jeunes et vierges.

Avec leur niveau de dopamine très élevé (de par leur âge), les mâles ont, malgré l’odeur, fécondé les femelles et éjaculer plusieurs fois. Quelques jours après, ces jeunes mâles furent placés dans une cage avec 2 groupes de femelles : le 1er avec une odeur normale, et le 2ème pulvérisé précédemment par de la cadavérine.

Résultat ?

Les jeunes mâles conditionnés sexuellement au coït avec les femelles « puantes » se sont accoupler avec des individus des 2 groupes de femelles, alors que les mâles non conditionnés, qui ont pourtant eu le même accès illimité aux 2 groupes de femelles réceptives, ne se sont même pas approché des femelles « puantes ».

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Combien de temps ont duré les effets de ce conditionnement ?

Quelques jours plus tard, les mâles jeunes et anciennement vierges conditionnés ont reçu des bouts de bois saturés de cadavérine. Ils ont commencé par jouer avec, puis sont restés collés dessus, comme ils le feraient en temps normal avec du gâteau au chocolat ou des sécrétions vaginales.

Comme le dit le chercheur Tim Pfaus, « cette révélation pourrait avoir un lien avec l’apparition des différentes paraphilies chez les humains qui, sans ce conditionnement sexuel, percevraient cela comme aversif.« 

Pfaus dit aussi que les expériences sexuelles lors de l’adolescence ont le pouvoir de programmer le cerveau à toute forme de fétichisme, incluant ainsi des choses que nous considérerions comme anormales et répugnantes sans ce conditionnement.

Cela pourrait aussi expliquer pourquoi certains consommateurs de porno se retrouvent souvent déconcertés ou affligés par leur comportement d’escalade, par leur recherche continue de toujours plus d’excitation.

Souvent, les hommes ne sont en mesure de décrire leur fétichisme qu’une fois qu’ils ont réussi à éliminer la pornographie de leur vie :

« Je regardais du porno bizarre quand je me masturbais. Du porno qui me dégoûtait après l’avoir regardé. Le cerveau va toujours vers du porno plus extrême pour s’envoyer en l’air. Je ne pense pas que c’étaient des vrais fétichismes, car si les choses s’étaient réellement produites devant moi, j’aurais quitté la pièce. Je ne reviendrai jamais vers la pornographie, parce-qu’après ma dernière rechute, il ne m’a fallu que 2 semaines pour passer du porno mainstream au porno vraiment bizarre. »

« J’ai été dans des fétichismes comme le marriage, le bondage, l’humilitation, et depuis ma seconde année d’Université, j’ai bousillé quelques relations à cause de ça. Depuis que j’ai stoppé le porno, il peut se passer des semaines sans que cela mes anciens fétichismes porno ne me viennent à l’esprit ».

La réalité est que ces hommes ne peuvent pas réellement connaître leurs vrais goûts sexuels tant qu’ils ne parviennent pas à stopper le porno.

(14:35)

Sans titre8

Qu’est-ce qui provoque alors l’acquisition de ses goûts pornographiques chez une personne ?

Réponse : le conditionnement sexuel.

Quel est l’élément qui pousse à ce conditionnement sexuel ?

Réponse : la Dopamine. De toute évidence…

La Dopamine, responsable du conditionnement sexuel

(14:49)

Sans titre9

Cette expérience scientifique (« Enhaced D2-type receptor activity facilitates the development of conditioned same-sex partner preference in male rats. » – 2012) , nous révèle vraiment le pouvoir de la dopamine et son impact sur le conditionnement sexuel.

On peut y voir un mâle rat conditionné sexuellement à préférer un partenaire du même sexe.

Les chercheurs ont injecté au rat un produit qui imite le comportement de la dopamine, reproduisant l’effet d’ « éveil » du cerveau lorsqu’il est sexuellement excité. Ils ont ensuite mis le rat dans une cage avec un autre mâle. Les 2 mâles ont coppulé ensemble durant la journée (le temps qu’il faut pour que le produit cesse d’agir dans l’organisme du rat). Les chercheurs ont répété ce processus 2 fois de plus, à 4 jours d’intervalle.

Quelques jours plus tard, le mâle reconditionné a eu le choix du partenaire. Sans produit injecté cette fois-ci. Il est entré dans une cage et avait la possiblité de coppuler avec une femelle réceptive ou avec un autre rat du même sexe.

Devinez ce qui a déclenché le plus d’excitation dans le cerveau du rat ?

Le mâle.

Il a en effet révélé une meilleure « réponse », une plus grande excitation et donc et une meilleure érection, tout en pratiquant davantage de « jeux sexuels ».

(16:02)

Sans titre12

Cela peut paraître étonnant, mais plusieurs consommateurs de pornographie disent que le porno qu’ils regardent la majorité du temps ne correspond pas à leur orientation sexuelle :

Homme 1 : « Je croyais que j’étais bisexuel avec un fétichisme pour les pieds. Aujourd’hui, ça me dégoûte. Je suis hétéro et j’aime les femmes,, pas les pieds. »

Il ne s’agit pas ici d’offenser les hommes qui aiment réellement les pieds, ou les autres hommes bien entendu. Nous parlons ici des goûts sexuels que la pornographie semble avoir le pouvoir de créer, mais qui s’en vont une fois que le consommateur se sépare du porno :

« Y a-t-il d’autres personnes comme moi qui ont l’impression que cette partie de leur cerveau qui aimait ces fétichismes est en train de disparaître ? »

Autre témoignage :

Sans titre13

Homme 2 : « Je suis devenu accro à la fin de mon adolescence. Le sexe gay est pour moi normal et naturel. Mais j’ai perdu mon intérêt, mon attirance pour lui, et avec le temps, je me suis mis à regarder du sexe hétéro. Les corps masculins ne m’intéressaient plus, et j’ai même développé un fétichisme pour les zones génitales féminines. J’ai décidé d’arrêter de regarder du porno, et après quelques temps, je suis hereux de pouvoir dire que mon fétichisme a disparu, et que mon attirance pour les rapports homosexuels sont redevenus ma norme à moi, comme avant. »

L’orientation sexuelle « d’origine » de ces hommes n’a en fait pas changée. Mais un renforcement constant (en regardant du porno régulièrement) des modifications du cerveau associé à des pics de dopamine ont altéré le genre de porno qu’ils aimaient regarder, faisant l’ « acquisition » de nouveaux goûts sexuels ou de nouveaux fétichismes. Ceci n’est pas inhabituel…

(17:13)

En effet, en 2012, une longue étude menée auprès de 1500 hommes consommateurs de porno a été menée sur le site « reddit.com » :

56% d’entre eux ont témoigné que leurs goûts sexuels étaient devenus plus extrêmes et déviants*.

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[* C’est aussi et surtout pour stopper cette escalade que la personne dépendante doit se prendre en main. Certes, cette dernière a été victime d’un laxisme de la part de la société sur le sujet, et d’un manque d’informations sur les dégâts de cette « nouvelle drogue ». Mais aujourd’hui, grâce à des articles comme celui-ci, LA PERSONNE SAIT.

Parents, proches, n’hésitez pas à orienter la personne vers la page suivante pour TESTER (vous apprendrez également sur cette page à communiquer avec la personne que vous pensez être accro).

Nul ne peut fermer les yeux face à une addiction qui alimente une Demande pour une industrie de plus en plus violente, tout en détruisant la vie de la personne dépendante. Il ne s’agit pas de culpabiliser, mais de faire en sorte que chacun prenne ses responsabilités pour prévenir au mieux, dans la conscience et le dialogue.

Parents : donner un smartphone, un ordinateur ou une tablette avec un accès internet augmente bien entendu énormément les risques d’exposition, et donc d’addiction. Mais si vous agissez de façon préventive et que vous ne cédez pas à cette nouvelle norme qui consiste à donner un accès internet personnel à un enfant susceptible de surfer toute la nuit sur des sites X, alors vous augmenterez grandement les chances que votre progéniture reste loin de la pornographie.

  • Pour apprendre à protéger l’ordinateur familial, je vous recommande de lire l’article rédigé par AFREG – administrateur du site pornodependance.com:

 http://www.pornodependance.com/MoyensFiltrage.html

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RETOUR A L’ARTICLE :

– 24% étaient ennuyés par rapport à cela

– 32% ne s’en souciaient pas

 

Sans titre15

 

Le psychiatre Norman Doidge explique dans son livre « The Brain that Changes Itself » que ce qui excitait initialement ses patients a changé, en même temps que les sites de streaming pornographiques ont fait leur apparition sur internet, proposant des nouvelles « catégories », des nouvelles mises en scènes, qui altèrent leur cerveau, le modifient de façon inconsciente. Car la plasiticité du cerveau est compétitive. Le cerveau recherche toujours de la nouveauté, du plus excitant, au détriment de ce qui plaisait et excitait initialement l’individu. »

 

(18:04)

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Voici un bon moyen de visualiser ce qui se passe dans le cerveau.

Amené du porno tel qu’on le trouve sur internet au beau milieu de cette mécanique (voir image ci-dessus) créé des canaux sexuels (« sexual pathways ») qui se  mettent en compétition avec les autres. C’est un genre de sélection qui se produit alors à l’intérieur du cerveau. La survie du plus fort… :

Biensûr Jessica la voisine est mignonne, mais si un homme de 30 ans se masturbe tous les jours sur des vidéos de « gang bang », de « cream pies », de doubles pénétrations, les canaux sexuels qui aiment bien Jessica et la trouve attirante, vont renconter de très sérieuses difficultés.

VOICI POURQUOI :

Ce même homme ne se masturbe pas en pensant à Jessica, mais en regardant du porno. Son cerveau est constamment en train de renforcer les stimuli sexuels associés à la masturbation et à l’éjaculation.

Souvenez-vous :

« les cellules nerveuses qui s’ « éveillent », s’ « enflamment » ensemble en même temps, se connectent ensemble ». Et ceci est valable à la fois chez les rats (expérience de la cadavérine), et les hommes (vidéo de porno hardcore). En d’autres termes, la flèche jaune représente justement ces cellules nerveuses qui se renforcent et crééent un canal de plus en plus puissant et dominant (la flèche blanche perd le combat…).

(18:55)

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Ces lignes rouges sont des canaux nerveux qui se développent et se renforcent et qui deviennent de plus en plus puissants. En d’autres termes, les cellules nerveuses qui s’enflamment ensemble, sont bel et bien ici en train de se connectés et de grandir ensemble.

Mais alors qu’est-ce qui permet à ces cellules de se connecter ensemble entre elles ?

La DELTAFOSB

Cette molécule unique contribue fortement au conditionnement sexuel.

Pourtant, n’ai-je pas dit que c’était la Dopamine la responsable ?

(19:19)

Sans titre18

Si ! C’est le cas. En fait, les surtensions de dopamine (niveaux trop élevés) sont responsables de la production de la DeltaFosB dans le Circuit de Récompense. Le DeltafosB s’accumule alors dans le cerveau, proportionnellement avec la quantité de dopamine libérée dans le Circuit de Récompense.

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(19 : 31)

Cette image montre comment le DeltafosB s’accumule lorsqu’il y a surconsommation chronique. Ce qui est unique avec le DeltafosB c’est qu’elle se ballade dans le cerveau pendant une longue période. Et l’augmentation des niveaux de DeltafosB reprogramme le cerveau à vouloir plus de ça... Et ce peu importe ce que le ça est…

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Cela peut donc créé le cercle vicieux suivant : « je désire », amenant à « je fais/consomme », amenant à plus de dopamine dans le cerveau, amenant à une augmentation de la production de DeltafosB, ce qui renforce le « je désire » etc…

(20:04)

Sans titre23

*Expliqué simplement, le rôle de la DeltafosB est de :

– se rappeler (mémoriser les expériences/comportements fournissant une récompense)

– répéter (reproduire des expériences/comportements similaires pour être à nouveau récompensée)

Elle envoie un message au cerveau :

« cette activité est vraiment vraiment importante, tu devrais recommencer, encore et encore. »

(20:15)

Sans titre24

La DeltafosB accomplit cela en reprogrammant notre façon de voir les choses, nos émotions, les sons que l’on entend, et les souvenirs associés avec une sensibilité, une réactivité énorme (« big reward ») à l’orgasme, et créé une espèce de circuit qui « met le feu » à notre Centre de Récompense.

Une fois activé, ce circuit créé des envie dévorantes, voire irrépréssibles (« cravings »)…

 

(20:35)

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Une bonne comparaison est celle des ouvriers sur le chantier qui construisent une autoroute. La Dopamine serait comme le contremaître, et les ouvriers sont comme la DeltaFosB. La Dopamine leur aboit l’ordre de connecter ces expériences ensemble, mais c’est la DeltaFosB qui construit l’autoroute.

CE QU’IL FAUT BIEN RETENIR :

Longtemps après que la DeltaFosB ait cessé de construire les connexions du Circuit lié au Désir (appelé « Wanting » chez les anglo-saxons),  ces « autoroutes dans le cerveau », ces voies neuronales, restent dans le cerveau, à l’instar des vraies autoroutes qui ne disparaissent pas par magie lorsque leur construction est achevée et que les ouvriers sont partis!

Ces « autoroutes du cerveau » constituent la raison pour laquelle les premières expériences sexuelles peuvent exercer une influence aussi puissante et persistante sur le conditionnement sexuel.

(21:10)

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Où retrouve-t-on ce même processus ?

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Ce mécanisme est présent dans toutes les addictions. Les surconsommations chroniques de drogues OU de récompenses naturelles (renforçateurs naturels : sexe, nourriture, affection) maintiennent des niveaux élevés de Dopamine. Ce qui mène évidemment à une accumulation de DeltaFosB, et reprogramme les voies neuronales, les circuits du cerveau pour faire en sortie que ce dernier CREVE D’ENVIE de consommer à nouveau, encore et encore…

(21:31)

Sans titre22

Par exemple, longtemps après qu’un ex-alcoolique soit devenu sobre, un « indice »* peut tout à fait réactiver un ancien circuit, une ancienne voie neuronale liés à l’addiction.

(* note de laveritesurleporno : les indices, ou « cues », sont les stimuli que le cerveau a mémorisés et assimilés comme étant en association directe avec la consommation de la drogue ou de la récompense naturelle à laquelle une personne est accro. Cela peut-être, comme nous l’avons vu plus haut, tout ce que la DeltaFosB a reprogrammé : un son, la vue d’une image, un moment de la journée ou de la nuit… Dans le cas de l’ex-alcoolique ci-dessus, il pourrait sagir de la simple vue d’une bouteille d’alcool…). Retour à l’article :

Une fois l’ancien circuit, l’ancienne autoroute réactivée, cela peut déclencher une envie dévorante (« craving ») de retourner consommer la drogue (ou la récompense naturelle dans le cas d’une dépendance à une drogue « naturelle »), et entraîner une RECHUTE.

Tous ces mécanismes de construction cérébrale (et qui provoque ces envies dévorante de consommer) liée à une addiction s’appelle la « sensibilisation ».

(21:50)

Sans titre26

Comme vous pouvez le voir ici grâce à cette étude menée en 2001 (en anglais), il est bien connu depuis longtemps que la DeltaFosB est le principal déclencheur des addictions. Mais évidemment, ce déclencheur n’a pas évolué, et n’est donc pas plus susceptible de nous rendre dépendants aux choses qu’avant.

Mais alors qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi le porno sur internet est aussi addictif ?

(22:04)

Sans titre28

Comme l’ont découvert plus tard plusieurs études (cliquez ici pour découvrir celle de la photo (en anglais) ), la véritable fonction profonde de la DeltaFosB est d’exhorter les animaux à se ruer vers la nourriture saturée en graisses, en sucres, et vers les opportunités sexuelles.

Et c’est justement ce tout dernier point qui fait toute la différence !

(22:19)

Sans titre29

(étude complète en anglais disponible ici)

Mais il existe un autre facteur qui fait également une grande différence… C’est le fait que l’adolescent est programmé naturellement pour chercher à apprendre rapidement tout ce qu’il faut savoir à propos du sexe. Il est même programmé pour se rappeler de chaque détails, afin d’augmenter ses chances de « conclure » dès qu’une opportunité sexuelle se présente à lui*

(*Note de laveritesurleporno : tout le cerveau n’est pas archaïque et animal bien entendu, mais le Centre de Récompense est bel et bien notre partie « reptilienne » qui nous pousse à cultiver les opportunités, car il fonctionne sur un mode ancestral, qui consiste à nous exhorter de propager nos gênes. La pornographie cultive démesurément cette partie primitive de notre cerveau). Retour à l’article :

En 2010, d’autres études ont affirmé que la DeltaFosB est bien la responsable des modifications cérébrales mais aussi des changements comportementaux qui opèrent à long terme lors du processus de conditionnement sexuel.

(22:44)

Sans titre31

Et en 2013, cette étude (étude complète en anglais disponible ici) a fait le lien entre toutes les autres :

« Non seulement les récompenses obtenues par la consommation de drogues naturelles et non naturelles convergent vers les mêmes voies neuronales (« same neural pathways »), mais elles convergent également vers le même médiateur moléculaire, ainsi que vers les mêmes neurones (cellules nerveuses), afin d’influencer le désir ressenti (« wanting ») pour la consommation de ces deux types de récompenses… »

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Cela signifie que les « cravings » ressenties pour une drogue addictive « non naturelle » (cocaïne, alcool…) OU pour du sexe, ou pour de la nourriture, OU POUR DU PORNO, utilisent toutes les mêmes mécanismes du cerveau et les mêmes voies neuronales.

Avec la DeltaFossB aux commandes, cela signifie également que les addictions comportementales existent et partagent les mêmes mécanismes fondamentaux et provoquent les mêmes modifications cérébrales que les addictions aux drogues.

(23:28)

Sans titre30

Cela signifie-t-il que le conditionnement sexuel se comporte exactement de la même manière qu’une addiction ?

Non biensûr, dans le sens où ce dernier est normalement un processsus naturel que tous les adolescents expérimentent. L’addiction en revanche est une pathologie. Néanmoins, la DeltaFosB est commune aux deux.

Ses instructions sont – se rappeler (mémoriser les expériences, les comportements qui ont procuré une récompense), – répéter (reproduire des expériences similaires pour obtenir à nouveau la récompense)

Sans titre32

Peu importe qu’il s’agisse de fumer une cigarette,  d’avoir un rapport sexuel avec une femelle sentant le cadavre (expérience des râts), ou de surfer sur ses sites porno préférés (dans le cas de l’adolescent).

(23:59)

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Si un adolescent regarde beaucoup de porno sur internet, à quel moment le conditionnement sexuel s’arrête et à quel moment l’addiction au porno commence ?

Il n’y a pas de réponse simple à cette question car les deux partagent les mêmes mécanismes cérébraux…

Les hommes plus âgés sont souvent en mesure de dire à quel moment ils sont devenus dépendants, parce-qu’ils savent ce qui était normal pour eux avant de devenir accro. Mais si un homme de 23 ans n’a jamais rien connu d’autre que le porno sur internet depuis ses 12 ans, comment peut-il savoir à quel moment il a franchi la limite le faisant basculer dans une consommation compulsive ?

Maitenant que les vidéo porno hardcore sont disponibles pour tout le monde à n’importe quel âge, gratuitement, via un simple clic, l’humanité est entrée dans un nouveau paradigme. 

(24:40)

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Evidemment, le porno n’a rien à voir avec le sexe… Mais malheureusement le porno active la surproduction de Dopamine, en réponse aux stimuli sexuels. Et les niveaux de Dopamine augmentent toujours plus, encore et encore…

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Au-delà de la stimulation sexuelle qu’il induit, le porno sur internet possède cette capacité EXCLUSIVE de maintenir longtemps des surtensions de Dopamine. La nouveauté constante (le contenu pornographique sur internet est sans fin), le fait de rechercher, de « chasser » du matériel qui choque, qui surprend… Tous ces éléments élèvent la dopamine.

(25:06)

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Et de toute façon, même lorsque parfois la Dopamine commence à redescendre ne serait-ce qu’un tout petit peu, dès que cela se produit, le simple fait de cliquer sur la prochaine image ou la vidéo suivante suffit à tout faire remonter…

CE PHENOMENE NE PEUT SE PRODUIRE AVEC UN SIMPLE MAGAZINE PLAYBOY, OU UN DVD…

Certains dépendants au porno maintiennent cet état de surexcitation (impliquant donc un maintien des niveaux super élevés de Dopamine) pendant des heures, retardant volontairement l’éjaculation.

(25:25)

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Beaucoup de consommateurs de porno se contentent de visionner, sans forcément se masturber (dans l’avion, au travail, ou encore à la librairie).

Les ado eux, en regardent beaucoup à l’école via leur smartphones…

Ou alors, ils commencent à visionner juste après le dîner, jusqu’à ce qu’ils s’endorment vers 2h du matin…

Et malheureusement, non seulement le contenu des sites pornographiques a évolué vers du contenu plus violent et plus extrême, mais en plus, son système de distribution a également grandi.

Aujourd’hui, le porno est omniprésent, gratuit et accessible à tout âge, et à toute heure.

Et quel est le spectre de la population le plus adepte des technologies modernes ? Les ado…

(25:58)

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Il y a donc véritablement un « éléphant dans la chambre », mais nous n’en avons toujours pas parlé : le cerveau de l’adolescent.

Le cerveau de l’adolescent n’est pas similaire à celui de l’adulte. Il a moins d’expérience. Il est anatomiquement, biologiquement et physioloquement différent du cerveau de l’enfant ou de celui de l’adulte.

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Ces différences se manifestent de 2 façons fondamentales :

– Un déséquilibre de force entre la partie primitive du cerveau qui « recherche » (« thrill-seeking part »), et notre partie plus évoluée, le « cerveau rationnel ».

2 – Un véritable festival d’apparition de nouvelles connexions neuronales, elles-mêmes rapidement suivies par un « tri », un élagage de ces connexions, et par une réorganisation du cerveau.

(26:38)

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Analysons ensemble la première différence fondamentale citée plus haut.Durant l’adolescence, ce déséquilibre de force entre les 2 parties du cerveau implique chez l’ado :

– Un Circuit de Récompense saturé : le côté « Sexe, Drogues et Rock’n Roll » est exacerbé. Mais paradoxalement,

– les Lobes Frontaux sont encore en pleine construction : le côté « Bon, essayons tout de même de réfléchir un peu à ce qu’on fait » n’atteindra  pas sa pleine capacité et mâturité avant 25 ans.

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Pourquoi l’ado a un cerveau qui lui envoie bien plus de messages qui lui disent : « vas-y fonce réfléchis pas ! » que les adultes ou les enfants ?

1 – le cerveau de l’ado produit bien plus de dopamine que le fait un cerveau d’adulte.

2 – la sensibilité du cerveau à la Dopamine et aux autres excitants neuro-chimiques est clairement bien plus élevée. Le pic se produit vers 15 ans.

Cette combinaison entre une forte production de Dopamine, et des récepteurs de la Dopamine bien plus nombreux et efficaces que chez l’enfant ou l’adulte, maintient l’adolescent dans une permanente recherche de nouveauté, phénomène qui est alors, à ce niveau de développement cérébral, à son stade ultime.

D’ailleurs, une étude a découvert que TOUT ce à quoi le cerveau de l’adolescent répond (tout ce qui lui procure de l’excitation et un « shoot » de dopamine donc) récompense le Circuit de Récompense 2 à 4 fois plus que ne le fait le cerveau de l’adulte.

3 – le cerveau d’un ado produit des nivaux très élevés de DeltaFosB.

Ces 3 facteurs rendent le cerveau de l’adolescent extrêmement fragile aux phénomènes d’addictions. Bien plus que nos cerveaux d’adultes.

(27:58)

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Pire encore, le lobe frontal, chargé de dire « stop » face à une surconsommation de drogues (naturelles ou non), est bien plus faible, que chez l’adulte (hypofrontalité naturelle).

Malheureusement, les hormones sexuelles qui initient la sensibilité de l’adolescent à « chasser le plaisir extrême », à « foncer tête baissée » n’arrangent rien non plus du côté du développement du lobe frontal. Chose pourtant fondamentale !

Rappelons que le lobe frontal a pour fonctions essentielles de :

– contrôler les impulsions (impulsivité)

– inhiber les comportements inadaptés

– assumer les conséquences de nos actes

Le cerveau d’un ado est comme une voiture doté d’un moteur de Ferrari, mais des freins de la Fiat Panda…

Les adolescents prennent souvent leurs décisions en se basant sur des impulsions naturelles, tout en ayant des difficultés à percevoir ce que ces choix peuvent impliquer.

(28:41)

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Une fois de plus, l’addiction à la pornographie chez les adolescents n’est pas une coïncidence…

Oui, ce déséquilibre de forces dans le cerveau de l’ado est, normalement, une chose naturelle, qui correspond à un stade classique de l’évolution de l’individu. D’ailleurs, tous les mammifères connaissent cette phase de développement durant l’adolescence :

1 – une tendance accrue à prendre des risques

2 – une tendance accrue à rechercher des sensations fortes

Les animaux et les humains, à l’adolescence, s’enflamment pour le sexe, sortent de leur maison pour aller explorer de nouveaux territoires, et éventuellement trouve des partenaires en dehors de leur tribu.

POURQUOI CE MECANISME EST-IL PREVU NATURELLEMENT PAR L’EVOLUTION ?

Un seul objectif : réduire les risques de consanguinité.

Aujourd’hui, le cerveau de l’ado est poussé par ces besoins insistants, et en se lançant dans l’inconnu du monde extérieur, peuvent facilement tombé face à des choses auxquelles ils ne sont pas forcément préparés, du point de vue de leur stade de développement. Du point de vue de l’évolution. Cela peut se passer sans trop de dégâts, mais parfois, cela se passe très mal.

Par exemple, la moto cross, les voitures puissantes, les drogues, la junkfood, les jeux vidéo et biensûr, le porno sur internet.

(29:22)

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La seconde image montre que le cerveau de l’ado est un véritable festival d’apparitions de nouvelles connexions neuronales, lors des premières années de l’adolescence. Environ 50 à 100 billions, suivies par un tri systématique (entre ce qu’il faut garder et ce qui semble inutile), et une réorganisationdu cerveau.

Le cerveau commence à changer vers l’âge de 11 ans mais ses fonctions deviennent rapidement de plus en plus ordonnées et efficaces.

Ce processus permet à l’ado d’apprendre, d’assimiler tout ce qu’il peut appréhender au sein de son environnement, et mémorise les nouvelles expériences importantes, via le principe de « ce qui s’enflamme ensemble au même moment, se connecte ensemble ».

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Pour mieux comprendre, imaginez simplement des routes, ou des voies/canaux présents dans le cerveau. Plus vous empruntez une nouvelle route, plus ça devient facile de le faire.

Ces routes deviennent en fait des routines…  Elles ont été mémorisées, et sont devenues des habitudes. Elles peuvent même devenir de véritables compétences, comme dans toute forme d’apprentissage.

CE QU’IL FAUT RETENIR :

Plus vous êtes habitué à emprunter une voie dont vous avez l’habitude, et plus vous êtes susceptibles de le faire, même si vous n’en avez pas réellement envie.

(30:20)

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Le grand spécialiste du cerveau de l’adolescent Jay Giedd appelle ça le principe du « utilise-le ou laisse-le tomber » (« use it or loose it ») :

« Les cellules et les connexions utilisées vont survivre et fleurir, celles qui ne sont pas utilisées vont flétrir et mourir. »

Donc l’adolescent qui fait de la musique, du sport et qui étudie va donc développer renforcer les cellules et les connexions liées à ces activités. Mais si l’adolescent est souvent allongé sur un canapé, à jouer aux jeux vidéo ou à regarder la télé, ce seront alors les cellules et les connexions liées à cela qui vont survivre.

Il n’y aucun doute sur le fait que les connexions neuronales liées à la sexualité vont survivre et fleurir durant l’adolescence.

La question est : quelles sont les données extérieures qui vont formater ces circuits ?

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Réfléchissez simplement à l’énorme diversité d’environnements à laquelle les adolescent se sont adaptés à travers les âges. Cette capacité d’adaptation a très bien fonctionnée pour un éventail très large de différentes coutumes et pratiques sexuelles incluant un véritable partenaire.

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Aujourd’hui, les voies neuronales sexuelles de l’adolescent de 13 ans peuvent être modelées par des vidéo/photos hardcore, et une nouveauté sans fin du contenu des sites porno. Il peut se passer des années avant qu’il ne fasse sa première rencontre amoureuse ou bien même avant qu’il n’embrasse pour la première fois.

Cliquer sur une souris à remplacer le fait de devoir parcourir la Savane pour chercher un partenaire.

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Pendant qu’il reste collé à son écran, un ado n’apprend pas à aller vers les autres, n’apprend pas à « draguer », et reste loin des opportunités de trouver un partenaire, ce à quoi son cerveau est pourtant préparé.

En restant devant le porno, un adolescent n’habitue pas son cerveau à être stimulé par le fait de « flirter », par les phéromones ou encore par la vue d’une femme qu’il trouverait séduisante, et dotée de proportions normales…

CONCLUSION

Comme l’a dit le Professeur de Biologie Jay Phelan, co-auteur de « Mean Genes » :

« Toute stimulation excessive du Circuit de Récompenses qui implique un recours à des comportements auxquels il n’est pas préparé, insuffisamment « évolué », est problématique. »

« Au même titre que le crack  ou que les Krispy Kreme donuts, le porno sur internet est un phénomène de plus révélant un dysfonctionnement, un décalage »

This half-hour presentation describes the science behind sexual conditioning and the unique vulnerabilities of the adolescent brain—and explains why today’s highspeed porn can cause unexpected effects in some users’ brains. Follow this link for more information and the science behind this presentation: http://www.yourbrainonporn.com/adoles…
For lists of studies supporting this presentation see the following pages:
1 – Studies linking porn use to sexual problems and less sexual & relationship satisfaction: http://www.yourbrainonporn.com/studie…
2 – Brain studies on porn users and sex addicts: http://www.yourbrainonporn.com/brain-…
3 – Porn Use & Sex Addiction Studies: http://yourbrainonporn.com/sex-addiction
4 – Pornography and Adolescents Studies: http://yourbrainonporn.com/adolescent…

For studies confirming a tremendous rise in youthful ED and low libido see this page: http://yourbrainonporn.com/research-c…

A review of the literature by Gary Wilson & US Navy doctors – « Is Internet Pornography Causing Sexual Dysfunctions? A Review with Clinical Reports »: http://www.mdpi.com/2076-328X/6/3/17/htm

 

[PARENTS, PROCHES, RENDEZ-VOUS ICI : http://laveritesurleporno.unblog.fr/comment-sortir-de-laddiction/]

Porno, Nouveauté et « Effet Coolidge »

 Traduction par INDIE – administrateur des sites pornosciencesante.blog et laveritesurleporno.unblog.fr de l’article intitulé : « Porn, Novelty and the Coolidge Effect », et publié le 08/08/2011 sur le site yourbrainonporn.com


[NOTE D’INDIE : Avant de commencer la lecture de cet article, je me dois de préciser que ce dernier a été mis en ligne pour proposer une meilleure compréhension du phénomène de l’addiction à la pornographie, mais qu’il peut avoir 2 effets indésirables chez le lecteur : 1 – déclencher/alimenter une victimisation excessive, 2 – donner l’impression qu’on ne peut pas se sortir de la dépendance.

A propos du 1 : en effet, ayant été moi-même dépendant pendant des années et ayant fréquenté régulièrement d’autres dépendants, je sais par expérience que lorsqu’on est accro, on tendance à se déresponsabiliser, le cerveau cherchant souvent des prétextes pour rester dans l’addiction. Aussi je tiens à rappeler que même si l’article suivant suggère que nos cerveaux ne fonctionnent pas très différemment de celui des rats, nous avons en revanche, nous humains, la capacité de nous reprendre en mains quand nos comportements sont nuisibles pour nous et/ou pour d’autres personnes.

A propos du 2 : voir en détails les mécaniques neurologiques qui se produisent derrière la dépendance/consommation de pornographie peut donner cette impression que « la bataille est perdue d’avance ». Pourtant, ceci est totalement FAUX, et d’ailleurs, au-delà d’une fausse croyance de bonne foi, il peut là aussi s’agir d’un raisonnement que le cerveau voudra réutiliser pour justifier sa consommation. Méfiez-vous de vous-mêmes donc. Des milliers de personnes s’en sortent et s’en sont sorties, en cherchant l’aide appropriée (cliquez pour savoir comment agir).

Il ne s’agit pas d’un travail facile certes, mais vous pouvez y arriver.

Courage !

 

Si vous consommez régulièrement de la pornographie et/ou pensez avoir un souci de dépendance, je vous invite à lire cette PAGE.]

1- Sans l’ « effet Coolidge », il n’y aurait pas de porno sur internet.

Dès lors que vous auriez la possibilité de féconder à volonté un nombre illimité de partenaires sexuelles consentantes , L’effet Coolidge (ancien programme neurobiologique présent chez tous les mammifères) vous priverait alors de la douce et paisible satisfaction que vous ressentez naturellement après l’orgasme. Sans ce mécanisme neurologique, il n’y aurait tout simplement pas de porno sur Internet. En effet, L’effet Coolidge perçoit chaque nouvelle sollicitation érotique (y compris celles proposées par votre écran), comme une opportunité génétique précieuse et tente de prendre le contrôle de l individu, via la production de puissants neurochimiques dans le cerveau.

Que se passe-t-il lorsque vous déposez un rat mâle dans une cage avec une femelle consentante ? Tout d’abord, il y a une frénésie sexuelle. Le rat mâle est très excité. Ensuite, le mâle se fatigue et se lasse progressivement de la femelle. Même si quelque part il désire plus de sexe, finalement, il se contente de ça  (satiété sexuelle). Cependant, si vous remplacez la femelle par une nouvelle, que se passe-t-il ? Hop ! Le mâle est totalement « relancé  » ,et use d’une certaine galanterie pour arriver à ses fins et réussir à fertiliser la nouvelle femelle.

Vous pouvez répéter ce processus avec des nouvelles femelles encore et encore, jusqu’à ce que le mâle rat s’épuise, parfois  jusqu’à en mourir.

Les scientifiques ont nommé ce phénomène :  l’effet Coolidge. Cela a également été observé chez les femmes*. (voir étude scientifique)

Coolidge Effect graph

Le rat « court » après chaque nouvelle femelle, poussé par des surtensions de dopamine (un neurochimique) dans son cerveau.

Aucune activité ne libére autant de dopamine que le sexe,

car nos gènes se soucient de l’avenir par-dessus tout (nous sommes programmés pour perpétuer notre espèce, pour assurer sa survie).

Les surtensions de la dopamine ordonnent donc au rat de ne laisser aucune femelle consentante au coït non fécondée. 

La dopamine est le neurochimique responsable de la motivation. Sans cela, nous nous ficherions de courtiser les femmes, d’avoir  des orgasmes, et même de manger.

Lorsque la dopamine baisse, la motivation aussi. La dopamine est également le déclencheur de toutes les dépendances.

Le cerveau d’un addict devient de moins en moins sensible à sa drogue (surtout lorsqu’il s’agit de drogues naturelles, et le sexe en est une), et donc, paradoxalement, entre dans la recherche de plus en plus désespérée d’obtenir le même « shoot » de plaisir.

Pour cela, il doit alors augmenter les doses.

Revenons au rat. Après chaque copulation avec la même femelle, son circuit de récompense produit de moins en moins de dopamine. Observez le graphique en haut de la page. La cinquième fois qu’un rat copule avec la même femelle, il lui faut 17 minutes pour redescendre. Le temps d’éjaculation augmente à mesure que la dopamine diminue. Mais s’il continue de changer de femelle, il peut « faire sa petite affaire » très rapidement, sans fatiguer et avec toujours le même niveau d’excitation intense lors des 5 coïts avec les 5 femelles différentes ! Son cerveau renouvelle sa virilité avec des sécrétions fortes de sa dopamine en réponse à chaque nouveau partenaire.

Contrairement aux rats, les humains sont des « pair bonders », c’est-à-dire qu’ils ont une tendance naturelle à choisir une/un partenaire pour rester en couple. Nous sommes plus ou moins (selon les variables de chaque individu et de son parcours) programmés neurologiquement pour élever notre progéniture ensemble et pour trouver beaucoup de satisfaction, de contentement dans notre union. Mais l’effet Coolidge se cache en nous aussi, et peut se réveiller lorsque « l’appel du devoir » est suffisamment fort.

[

Une fois, j’ai eu une conversation avec un homme qui avait grandi à Los Angeles. « J’ai arrêté de compter après ma 350 ème amante », a-t-il confessé, et je suppose qu’il doit y avoir quelque chose de terriblement problématique avec moi parce que j’ai toujours perdu mon intérêt sexuel pour ces femmes très rapidement. Pourtant, certaines de ces femmes sont vraiment très belles.

Au moment de notre conversation, sa troisième femme l’avait quitté pour un Français et il était découragé. Elle avait perdu son intérêt pour lui.

2 – Le Porno sur le net : l’effet Coolidge sur les « twins turbo »

 

L’érotisme en ligne amène un consommateur à visionner sans cesse du contenu explicite. Les « partenaires » (protagonistes des scènes porno) forment un défilé sans fin qui continue d’augmenter constamment la dopamine. Un homme a remarqué que ce qui maintient dans la consommation compulsive, le truc qui rend accro, c’est la NOUVEAUTE :

« J’ai accumulé beaucoup de pornographie chez moi. Je pensais avoir accumulé une merveilleuse base de données de plaisir. Mais je ne me souviens pas y être vraiment revenu, être retourné voir les mêmes images et vidéo. C’était la nouveauté qui me stimulait : la nouvelle « pornstar », la nouvelle vidéo, la nouvelle mise en scène. »

Il n’est pas surprenant que de nombreuses études sur le porno montrent que les rats et les humains ne sont pas si différents quand il s’agit de répondre à de nouveaux stimuli sexuels. Par exemple, lorsque des chercheurs australiens ont montré le même film érotique à plusieurs reprises à un groupe d’hommes, leurs pénis et leurs cerveaux ont tous deux révélé une diminution progressive de l’excitation sexuelle. Le «same old same old» (le porno routinier) devient ennuyeux (il y a donc bien une « habituation »*, ce qui indique une diminution de la dopamine).

[* Définition de Habituation : on parle d habituation lorsque le cerveau manifeste une lassitude, un désintérêt face à un stimulus qui auparavant suscitait une forte réaction, un fort intérêt. « Phénomène de diminution progressive ou de disparition d’une réponse à la suite de la répétition d’un même stimulus (Dodge, 1923) ». Définition de wikipédia : « En psychologie, l’habituation constitue une forme d’apprentissage. Elle consiste en la diminution graduelle (et relativement prolongée) de l’intensité ou de la fréquence d’apparition d’une réponse à la suite de la présentation répétée ou prolongée du stimulus l’ayant déclenchée. »]

Après 18 visionnages de la même scène, alors que les hommes qui participaient à l’expérience étaient en train de « somnoler », les chercheurs ont introduit un nouveau contenu érotique pour les 19ème et 20ème représentations.

Bingo! Les cerveaux et les pénis se sont totalement réveillés ! (voir l’étude ici).

EST-CE PAREIL POUR LES FEMMES ? La réponse est… OUI !

Les scientifiques ont également constaté que se masturber en regardant une nouvelle actrice porno augmente le volume d’éjaculation chez l’homme, et le taux de mobilité de ses spermatozoïdes contenu dans le sperme alors éjaculé. En outre, le temps qu’il a fallu aux participants pour éjaculer a diminué considérablement. En bref, la nouveauté sexuelle, la nouveauté érotico-pornographique se traduit par un sperme plus fertile et une éjaculation plus rapide, contrôlés par le cerveau et l’instinct de survie qui se chargent d’optimiser les chances de perpétuer l’espèce en augmentant la possiblité de fertilisation. On peut parler de « super accouplement »…

Voilà pourquoi les niveaux de dopamine et de deltafosb augmentent de façon incroyable à chaque fois que le consommateur découvre une nouvelle actrice (ou nouvel acteur pour les hommes homosexuels).

En effet, l’effet Coolidge est reconnu comme étant un booster de l’activité neuronale du Circuit de Récompense, agissant dès que l’individu est exposé à un partenaire sexuel nouveau. La production de dopamine augmente dès qu’il y a de la nouveauté, surtout si cela concerne le domaine sexuel. La recherche confirme que l’anticipation de la récompense et de la nouveauté s’amplifient pour augmenter l’excitation et relancer le cerveau limbique.

Le Circuit de Récompense, partie primitive du cerveau, se fiche de savoir si vous avez déjà eu plus que votre dose de sexe; il veut des résultats génétiques.

Par exemple, Sooty, un cochon d’inde male, a pénétré dans une cage de vingt-quatre femelles. Après qu’il fut retiré de la cage, pendant quelques jours, il était épuisé. (La recherche sur d’autres rongeurs montre que la récupération complète du cerveau prend environ sept jours, et la recherche sur les humains révèle également un cycle post-éjaculation d’au moins sept jours).

Cependant, le circuit de récompense de Sooty l’a poussé à féconder 42 cochons femelles.

De telles opportunités génétiques étaient autrefois rares chez les mâles mamifères,

mais l’effet Coolidge, peut influencer les hommes à ignorer leurs limites naturelles, dès lors qu’ils auraient un accès illimité à des partenaires consentantes. Ils continueraient jusqu’à en tomber d’épuisement*.

Le Porno sur internet offre gratuitement et instantanément cette dangeureuse possibilité…

[*Note de laveritesurleporno : le problème supplémentaire avec l’industrie pornographique est que la notion de consentement est souvent biaisée…]

De toute évidence, les hommes ont besoin de temps pour récupérer, pour retrouver leur puissance et leur vigueur après avoir surmonté leurs mécanismes de satiété sexuelle lié à la dopamine / nouveauté. Mais qu’en est-il des personnes surfant sur internet en ce moment même ? Combien ignorent l’importance de respecter leurs mécanismes naturels de satiété sexuelle, et ne prennent pas le temps nécessaire pour se reposer ? Il y a toujours un autre «partenaire», toujours une  autre actrice séduisante qui fait que le cerveau exige de la « féconder » (le cerveau ne fait pas la différence entre une partenaire réelle et une actrice dans un écran d’ordinateur).

Par le passé, lorsque les hommes souffraient de dysfonction érectile induite par le porno, et qu’ils cessaient d’en regarder, ils traversaient une énorme Flatline (période prolongée de perte de libido). Une fois qu’ils « coupent les gaz », leur libido « fait une sieste » qui dure des semaines, une version extrême de la période de récupération de Sooty.

3 – La nouveauté rend les partenaires reelles moins attirantes*

 

La dopamine n’est pas produite seulement en réponse à la nouveauté.

Quand quelque chose est plus excitant, plus stimulant que prévu, le cerveau s’ « illumine », et le Circuit de récompense du cerveau libère de la dopamine.

Et le porno sur Internet offre toujours quelque chose d’inattendu, quelque chose de plus coquin.*

[*Note de laveritesurleporno : ceci augmente encore plus les « hyper productions » de dopamine et de deltafosb, renforçant ainsi le processus de l’addiction, et le besoin pour le dépendant de voir des choses plus choquantes, plus « coquines », plus extrêmes, afin de retrouver le même plaisir]

En revanche, le sexe avec votre bien aimé(e) n’est pas toujours aussi satisfaisant que prévu.

Il ne propose pas non plus de variété infinie. Il offre d’autres types de récompenses plus satisfaisantes. Malheureusement, une partie primitive de notre cerveau a besoin d’une quantité de dopamine au moins égale à celle produite lors de l’activité sexuelle habituelle, ceci afin de nous permettre de continuer d’éprouver du plaisir lors de cette même activité sexuelle.

EN GROS :
trop de stimulation synthétique, virtuelle, peut tout à fait  vous amener à trouver votre partenaire non attrayant(e) voire moche.
Pire encore, selon une étude de 2007la simple exposition à une série d’images de femmes sexy provoque chez l’homme une dévaluation immédiate de son partenaire de la vie réelle
[je vous laisse imaginer ce que ça donne avec de la pornographie à gogo sur le net, surtout de façon régulière… On est loin du magasine sexy ou des « pin up » de calendrier consulté une fois par an…].
Il commence alors à percevoir sa partenaire non seulement comme moins attrayante physiquement, mais aussi comme plus froide, et moins intelligente !
De plus, après avoir consommer de la pornographie, les sujets d’une étude de 1988 ont témoigné ressentir moins de satisfaction que d’habitude à l’égard de la façon d’être globale de leur partenaire intime (les principaux sujets de déception étant l’affection que la partenaire leur porte, son apparence, sa curiosité sexuelle ainsi que sa performance sexuelle).*
[*note delaveritesurleporno :  voilà pourquoi le porno sur internet mène souvent à un désintérêt croissant des véritables rapports sexuels, conduisant à des ruptures amoureuses, des problèmes énormes d’estime de soi des deux côtés du couple (le porno affecte les couples].

Il y a encore quelques décennies, le sexe avec un partenaire fournissait généralement plus de dopamine que de se masturber (encore..) en regardant notre bon vieux magasine, ou notre photo sexy préférée. Après tout, une fois que « Miss Juillet » a été « fertilisé », vous n’aviez plus autant de dopamine lorsque vous recommenciez à vous masturber en regardant à nouveau ses mêmes courbes, aussi jolies soient elles. Il fallait attendre « Miss Août » pour relancer la dopamine et donc l’excitation. Ensuite, les « sex shop » sont arrivés. Mais sincèrement, combien de fois était-il possible à cette époque de se masturber à nouveau sur la même vidéo avant de passer à la nouvelle ? Un grand nombre de fois, entre autre car avant, le porno était payant, et qu’il fallait affronter le regard des autres pour y accéder.

 

Hors, le porno d’Internet d’aujourd’hui, en revanche, offre un véritable feu d’artifice sans fin,  gratuit et accessible via un simple clic de souris.

 

Depuis l’apparition du porno sur internet , vous pouvez « chasser » (qui est d’ailleurs une autre activité de libération de dopamine en soi) pendant des heures et fertiliser  (virtuellement) plus de partenaires sexuels en dix minutes que vos ancêtres chasseurs-cueilleurs n’auraient eu au cours de leur vie.

 

Ces « shoot » de dopamine incessants peuvent modifier le comportement de l’individu consommateur de porno,  comme le ferait une drogue « non naturelle ».

 

(La cocaïne, par exemple, rend « high », « shooté », »euphorique », justement parce-qu’elle libère un niveau de dopamine très élevé ou excédentaire qui circule dans le cerveau).

 

Elle est assez puissante pour reprogrammer les mécanismes de satiété sexuelle de votre cerveau.

 

« Je me suis masturbé aux images porno statiques (pas de vidéo donc, « juste » des photos) depuis que je suis adolescent. Je n’ai jamais eu de problème de dysfonctionnements érectiles jusqu’à il y a environ 6 ans. Le problème est apparu lorsque l’accès au streaming gratuit de pornographie est arrivé sur Internet. Au fur et à mesure que la vitesse de connexion augmentait, il en allait de même pour une irrésistible et écrasante capacité à en voir autant que je pouvais. C’est ainsi que j’ai fini par recâbler, reprogrammer mon cerveau pour ne plus pouvoir être excité que par le porno et la masturbation. Je suis en relation avec une femme merveilleuse et magnifique depuis 4 ans et j’ai remarqué un déclin progressif de ma libido et une hausse de mon souci de dysfonctionnement érectile. »
Vous entendez souvent cela, « le Porno a toujours existé partout dans le monde, donc il doit être inoffensif ».
Pourtant, cette affirmation n’a plus aucun sens, et constitue un argument sans valeur, dès lors que l’effet néfaste qu’à cette nouveauté permanente sur le cerveau est entièrement compris et prouvé scientifiquement.
Le porno sur Internet disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, avec des catégories et mots-clefs illimités, et proposant un contenu infini, ne permet de calmer son appétit sexuel que de façon illusoire et temporaire, car en fait il vous entraîne à aller bien au-delà de cet appétit,
à vouloir toujours plus, peut-être avec des conséquences malheureuses.
Pour certains, se masturber au porno Internet devient plus excitant que le sexe réel :

« Loin de  juste « se toucher », nous, les masturbateurs chroniques s’engageons généralement dans une pratique que nous appelons «bordure» (« edging ») : nous nous amenons au bord de l’orgasme à plusieurs reprises, mais sans éjaculation. Nous maintenons des niveaux extrêmement élevés d’excitation sexuelle littéralement pendant des heures. Je participe activement à plusieurs groupes Internet axés sur la masturbation et je suis un modérateur de l’und’entre eux. Beaucoup d’entre nous vont jusqu’à abandonner le partenaire de la vie réelle, même si le partenaire reste disponible et désireux. Nous avons également inventé le terme «impuissance copulatrice»(« copulatory impotence ») pour désigner le phénomène commun de pouvoir d’être excité par le porno sur Internet, mais pas pour un partenaire réel. »

 

« Un mécanisme évolutif naturel qui « penserait » que chaque actrice porno constitue une nouvelle possiblité d’assurer sa progéniture et de propager ses gênes pourrait ainsi éloigner les consommateurs de porno de leurs vrais partenaires et de leur conjoint(e) ? »

 

Oui, parce que le mécanisme fonctionne avec de la dopamine. Votre cerveau suppose que si quelque chose vous rend vraiment « chaud », c’est qu’il doit y avoir une opportunité de fécondation honnête (même s’il faut prendre des risques dangereux pour la santé).

 

4 – L’effet Coolidge conduit-il à la «disparition des hommes?»

 

À moins que vous ne compreniez le mécanisme « Coolidge Effect », qui vous pousse à « toujours continuer », même lorsque vous en avez assez,

il est difficile de faire le rapprochement entre une libido insatiable et le fait que cela soit causé par une désensibilisation de votre cerveau, elle-même causée par la surcharge de dopamine induite par le porno.

Difficile alors de comprendre pourquoi le porno peut vous amener à ne plus vouloir avoir de vrais rapports sexuels, ou en tout cas à vous en désintéresser progressivement. Le problème, c’est que si vous n’avez pas connaissance de l’effet coolidge, il se peut que face à des probèmes de « pannes » sexuelles, le puissant aphrodisiaque que constitue le contenu infini du porno sur internet vous laisse croire d’abord qu’il est la réponse à tous vos problèmes de performance sexuelle…

 

[note de laveritesurleporno : beaucoup de sexologues et de « spécialistes » défendent encore aujourd’hui l’idée que voir du porno pourrait « pimenter », « stimuler » le désir dans le couple, ce qui est bien entendu totalement FAUX.

RDV sur cette PAGE pour apprendre à choisir son thérapeute.]

 

La réalité, cependant, c’est que l’insatisfaction neurochimique induite au fond du cerveau par le porno pourrait bien alimenter vos envies irrépressibles (« cravings ») de chercher toujours plus d’excitation et de stimulation.

 

Un indice qui permettrait de voir si votre niveau de libido a été modifié par la pornographie serait de vérifier si le fait de consulter du porno sur Internet vous donne une érection plus puissante ou non. (n’oublions pas que dans le passé, les hommes se masturbaient facilement jusqu’à l’orgasme sans porno).

D’autres simptômes qui devraient vous alerter sont :

– l’augmentation de l’agitation,

– l’irritabilité et l’insatisfaction,

– le désir d’avoir d’une activité sexuelle plus… coquine,

– le fait de trouver votre partenaire moins attrayant(e) ou attractif(ive) que le porno sur internet,

– un besoin de contenu (vidéos, images) plus extrême.

Tous ces symptômes sont le signe que votre cerveau exprime vis-à-vis du porno ce que les scientifiques nomment : la «tolérance». Ces symptômes sont donc à considérer sérieusement, car ils peuvent être le signe que vous êtes en train de devenir dépendant.
Liez donc ce témoignage, rapporté par un consommateur de porno, et qui s’est exprimé après avoir assisté à l’intervention « TED » de cinq minutes :’The Demise of Guys?’ Par le célèbre psychologue Philip Zimbardo (et qui exlique comment la «dépendance à l’excitation» affecte toute une génération) :

 

« J’ai personnellement beaucoup souffert de ce dont il parle dans cette vidéo. Depuis l’arrêt du porno, la désidentification a diminué. Je fais des blagues spirituelles et parle couramment sans penser à ce que je dis ou à m’inquiéter de ce que les autres pensent de moi. Ma relation avec ma copine est également devenue plus intime car certains des murs que je mettais en place sont en train de s’effondrer. Excellente vidéo. »

 

Une grande partie du problème commence lorsque la possibilité de nouveauté infinie réveille sournoisement le « fouet » de la nature « Coolidge Effect », qui veut s’assurer que vous faites remplissez votre devoir de propager vos gênes, d’agir pour la survie de votre espèce (tant que les partenaires réceptifs sont là, pas question de stopper…) et ceci même si vous avez déjà eu assez de rapports sexuels (d’où l’épuisement).

 

Vos gènes ne se soucient pas de votre niveau de stress, de votre santé ou de votre relation amoureuse. Ils vous demandent de choisir impérativement l’option qui libère le plus de dopamine.

 

Quand un partenaire arrive sur votre écran (actrice, acteur porno), votre cerveau suppose que vous êtes dans l’activité naturelle de la propagation des vos gènes. C’est une priorité absolue, indépendamment des dommages collatéraux.

 

Etudes sur les Cerveaux des Consommateurs de pornographie

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(traduction par INDIE – administrateur des sites pornosciencesante.blog et laveritesurleporno.unblog.fr – de l’article anglophone « Brain Studies on porn Users », publié 31/07/2014 sur le site yourbrainonporn.com)

Cette page répertorie toutes les études évaluant la structure du cerveau des consommateurs de porno sur Internet, et son fonctionnement. À ce jour, TOUTES les études approuvent  la théorie de la dépendance au porno (aucune étude n’a été à l’encontre de ce qui constitue aujourd’hui une réalité scientifique). Les résultats de ces 34 études neurologiques sont totalement cohérentes avec plus de 220 études qui ont démontré la réalité de l’addiction à Internet, dont beaucoup incluaient des consommateurs réguliers de porno sur internet. Toutes soutiennent le principe selon lequel l’utilisation d’Internet peut causer des changements cérébraux similaires à ceux connus et démontrés par la science et qui sont en lien avec le phénomène de  dépendance.

« Etudes sur le cerveau » (« Brain studies ») (IRMF, IRM, EEG, Neuro-endocrine):

Ensemble, ces études sur le cerveau ont révélé :

1. Les 3 principaux changements cérébraux liés à la dépendance: sensibilisation, désensibilisation et hypofrontalité, sont bien présent chez les consommateurs de pornographie.

2. Une augmentation de la consommation de porno est en corrélation avec la diminution de matière grise dans le circuit de récompense (striatum dorsal).

3. Une augmentation de la consommation de pornographie est en corrélation avec un affaiblissement  du Circuit de Récompense (lors de la visualisation d’images sexuelles).

4. Une augmentation de la consommation de pornographie est en corrélation avec un affaiblissement des connexions neurales entre le circuit de récompense et le cortex préfrontal.

5. Les dépendants ont montré une plus grande activité préfrontale en réponse à des stimuli sexuels, mais une réduction de l’activité cérébrale face à des stimuli normaux (processus typique de la toxicomanie).

6. Au cours d’un test, 60% des sujets dépendants compulsifs au porno ont connu une DE (Dysfonction Erectile) ou une faible libido avec des partenaires, mais pas avec le porno: tous ont déclaré que l’utilisation de pornographie sur Internet a causé leur DE / faible libido.

7. Un renforcement des biais congnitifs, (phénomène typique et bien connu observé chez les consommateurs de drogues). Ceci indique une sensibilisation (générée par le DeltaFosb).

8. Un besoin de porno accru, une augmentation de l’envie irrésistible de consommer (« craving »), mais une faible satisfaction. Cela s’harmonise avec le modèle accepté de toxicomanie – (incetive sensitization)

9. Les dépendants au porno montrent un intérêt renforcé pour du contenu pornographique nouveau, et leur cerveau s’habitue plus rapidement aux images sexuelles (phénomène de « tolérance » typique de la toxicomanie).

10. Plus les utilisateurs porno sont jeunes, plus la réactivité de centre de récompense est grande face aux stimuli.

11. Hausse de l’EEG(P300) lorsque les consommateurs de porno ont été exposés à des « indices »* (« cues ») (ce qui se produit dans les autres addictions).

*les indices sont tous les stimuli qui « incitent » l’individu à retourner consommer sa drogue (« naturelle » ou « non naturelle », c’est-à-dire les « renforçateur naturels »-sexe, nourriture, affection, ou les substances -alcool, cocaîne, tabac etc…). Face à un indice, une mémoire est activée dans le cerveau, qui s’ « éveille » et créer la tentation chez le dépendant.

12. La diminution voire l’absence de désir pour le sexe avec une personne réelle est en corrélation avec, paradoxalement, une plus grande réactivité aux images porno.

13. Une augmentation de la consommation de porno est en corrélation avec une réduction de l’amplitude de LPP (« Late Positive Potential ») lors de la visualisation de photos érotiques : indique une habituation* ou une désensibilisation, caractéristiques de la toxicomanie.

*Note de laveritesurleporno : selon Jean-François Richard, figure historique de la psychologie cognitive en France et professeur émérite à l’Université de Paris8, l’habituation est un terme désignant la diminution progressive et la disparition d’une réponse normalement provoquée par un stimulus lorsque ce dernier est répété. Ainsi, la réaction électrodermale engendrée par la présentation d’un stimulus nouveau, une lumière par exemple, disparaît au bout d’un certain nombre de présentations de ce même stimulus.

On peut rapprocher l’habituation de l’extinction, qui désigne aussi la disparition d’une réponse à la suite de la répétition d’un stimulus. Mais ce second terme s’applique à la disparition d’une réponse conditionnée lorsque le stimulus conditionnel est répété sans être suivi de renforcement. Le terme d’habituation s’emploie pour une réponse inconditionnelle non apprise, telle que la réaction d’orientation observée lorsqu’un stimulus nouveau apparaît dans le champ perceptif.

14. Axe HPA dysfonctionnel et circuits de stress cérébraux altérés (similaire la toxicomanie) (et un volume d’amygdale plus élevé, ce qui est associé à un stress social chronique).

15. Changements épigénétiques sur les gènes essentiels à la réponse biologique humaine au stress (étroitement associés à la dépendance).

16. Niveaux plus élevés de TNF (Facteurs de Nécrose Tumorale) (typique de la dépendance).

17. Des niveaux plus élevés de facteur de nécrose tumorale (TNF) – (ce qui se produit également dans l’abus de drogue et la dépendance).

Liens vers les études scientifiques :

(en cours de traduction)

1. « Structure du cerveau et connectivité fonctionnelle associée à la consommation de pornographie »: « your brain on porn » (2014) – Cette étude sur l’IRMF de l’Institut Max Planck a révélé une diminution de la matière grise dans le système de récompense (striatum dorsal) en corrélation avec la quantité de porno consommée. Il a également constaté qu’une augmentation de la consommation de porno était en corrélation avec une réduction de l’activité du circuit de récompense lors du visionnage de photos à caractère sexuel. Les chercheurs pensent que ces résultats indiquent une désensibilisation et, éventuellement, une tolérance, qui nécessite alors une plus grande stimulation pour atteindre le même niveau de plaisir. L’étude a également rapporté que la consommation de porno est importante et on observe un affaiblissement de la connexion entre le circuit de récompense et le cortex préfrontal – un changement de cerveau caractéristique du phénomène classique de toute dépendance. (voir en anglais : Brain Structure and Functional connectivity associated pornography consumption (2014))

2. Neural Correlates of Sexual Cue Reactivity in Individuals with and without Compulsive Sexual Behaviours (2014) – The first in a series of Cambridge University studies found the same brain activity pattern in porn addicts (CSB subjects) as seen in drug addicts and alcoholics. It also found that porn addicts fit the accepted addiction model of wanting « it » more, but not liking « it » more. The researchers also reported that 60% of subjects (average age: 25) had difficulty achieving erections/arousal with real partners, yet could achieve erections with porn.

3. Enhanced Attentional Bias towards Sexually Explicit Cues in Individuals with and without Compulsive Sexual Behaviours (2014) – The second Cambridge University study. An excerpt: « Our findings of enhanced attentional bias… suggest possible overlaps with enhanced attentional bias observed in studies of drug cues in disorders of addictionsThese findings converge with recent findings of neural reactivity to sexually explicit cues in [porn addicts] in a network similar to that implicated in drug-cue-reactivity studies and provide support for incentive motivation theories of addiction underlying the aberrant response to sexual cues in [porn addicts].« 

4. Novelty, Conditioning and Attentional Bias to Sexual Rewards (2015) – Another Cambridge University fMRI study. Compared to controls porn addicts preferred sexual novelty and conditioned cues associated porn. However, the brains of porn addicts habituated faster to sexual images. Since novelty preference wasn’t pre-existing, porn addiction drives novelty-seeking in an attempt to overcome habituation and desensitization.

5. Neural Substrates of Sexual Desire in Individuals with Problematic Hypersexual Behavior (2015) – This Korean fMRI study replicates other brain studies on porn users. Like the Cambridge University studies it found cue-induced brain activation patterns in sex addicts which mirrored the patterns of drug addicts. In line with several German studies it found alterations in the prefrontal cortex which match the changes observed in drug addicts. What’s new is that the findings perfectly matched the prefrontal cortex activation patterns observed in drug addicts: Greater cue-reactivity to sexual images, yet inhibited response to other normal stimuli.

6. Sexual Desire, not Hypersexuality, is Related to Neurophysiological Responses Elicited by Sexual Images (2013) – This EEG study was touted in the media as evidence against the existence of porn/sex addiction. Not so. This SPAN Lab study, like #7 below, actually lends support to the existence of both porn addiction and porn use down-regulating sexual desire. How so? The study reported higher EEG readings (relative to neutral pictures) when subjects were briefly exposed to pornographic photos. Studies consistently show that an elevated P300 occurs when addicts are exposed to cues (such as images) related to their addiction. However, due to methodological flaws the findings are uninterpretable: 1) the study had no control group for comparison; 2) subjects were heterogeneous (males, females, non-heterosexuals); 3) subjects were not screened for mental disorders or addictions; 4) the questionnaires were not validated for porn addiction. In line with the Cambridge University brain scan studies, this EEG study also reported greater cue-reactivity to porn correlating with less desire for partnered sex. To put another way – individuals with greater brain activation to porn would rather masturbate to porn than have sex with a real person. Shockingly, study spokesperson Nicole Prause claimed that porn users merely had « high libido », yet the results of the study say the exact opposite (their desire for partnered sex was dropping in relation to their porn use). Five peer-reviewed papers expose the truth: 12345. Also see the extensive YBOP critique.

7. Modulation of Late Positive Potentials by Sexual Images in Problem Users and Controls Inconsistent with « Porn Addiction » (2015) – Another SPAN Lab EEG (brain-wave) study comparing the 2013 subjects from the above study to an actual control group (yet it suffered from the same methodological flaws named above). The results: compared to controls « individuals experiencing problems regulating their porn viewing » had lower brain responses to one-second exposure to photos of vanilla porn. The lead author, Nicole Prause, claims these results « debunk porn addiction ». What legitimate scientist would claim that their lone anomalous study has debunked an entire field of study? In reality, the findings of Prause et al. 2015 align perfectly with Kühn & Gallinat (2014)which found that more porn use correlated with less brain activation in response to pictures of vanilla porn. Prause’s findings also align with Banca et al. 2015 which is #4 in this list. Moreover, another EEG study found that greater porn use in women correlated with less brain activation to porn. Lower EEG readings mean that subjects are paying less attention to the pictures. Put simply, frequent porn users were desensitized to static images of vanilla porn. They were bored (habituated or desensitized). See this extensive YBOP critiqueSix peer-reviewed papers agree that this study actually found desensitization/habituation in frequent porn users (a sign of addiction): 123456.

8. HPA Axis Dysregulation in Men With Hypersexual Disorder (2015) – A study with 67 male sex addicts and 39 age-matched controls. The Hypothalamus-Pituitary-Adrenal (HPA) axis is the central player in our stress response. Addictions alter the brain’s stress circuits leading to a dysfunctional HPA axis. This study on sex addicts (hypersexuals) found altered stress responses that mirror the findings with substance addictions.

9. The Role of Neuroinflammation in the Pathophysiology of Hypersexual Disorder (2016) – This study reported higher levels of circulating Tumor Necrosis Factor (TNF) in sex addicts when compared to healthy controls. Elevated levels of TNF (a marker of inflammation) have also been found in substance abusers and drug addicted animals (alcohol, heroin, meth). There were strong correlations between TNF levels and rating scales measuring hypersexuality.

10. Methylation of HPA Axis Related Genes in Men With Hypersexual Disorder (2017) – This is a follow-up of #8 above which found that sex addicts have dysfunctional stress systems – a key neuro-endocrine change caused by addiction. The current study found epigenetic changes on genes central to the human stress response and closely associated with addiction. With epigenetic changes, the DNA sequence isn’t altered (as happens with a mutation). Instead, the gene is tagged and its expression is turned up or down (short video explaining epigenetics). The epigenetic changes reported in this study resulted in altered CRF gene activity. CRF is a neurotransmitter and hormone that drives addictive behaviors such as cravings, and is a major player in many of the withdrawal symptoms experienced in connection with substance and behavioral addictions, including porn addiction.

11. Compulsive Sexual Behavior: Prefrontal And Limbic Volume and Interactions (2016) – Compared to healthy controls CSB subjects (porn addicts) had increased left amygdala volume and reduced functional connectivity between the amygdala and dorsolateral prefrontal cortex DLPFC. Reduced functional connectivity between the amygdala and the prefrontal cortex aligns with substance addictions. It is thought that poorer connectivity diminishes the prefrontal cortex’s control over a user’s impulse to engage in the addictive behavior. This study suggests that drug toxicity may lead to less gray matter and thus reduced amygdala volume in drug addicts. The amygdala is consistently active during porn viewing, especially during initial exposure to a sexual cue. Perhaps the constant sexual novelty and searching and seeking leads to a unique effect on the amygdala in compulsive porn users. Alternatively, years of porn addiction and severe negative consequences is very stressful – and chronic social stress is related to increased amygdala volume. Study #8 above found that « sex addicts » have a overactive stress system. Could the chronic stress related to porn/sex addiction, along with factors that make sex unique, lead to greater amygdala volume?

12. Ventral Striatum Activity When Watching Preferred Pornographic Pictures is Correlated With Symptoms of Internet Pornography Addiction (2016) – Finding #1: Reward center activity (ventral striatum) was higher for preferred pornographic pictures. Finding #2: Ventral striatum reactivity correlated with the internet sex addiction score. Both findings indicate sensitization and align with the addiction model. The authors state that the « Neural basis of Internet pornography addiction is comparable to other addictions.« 

13. Altered Appetitive Conditioning and Neural Connectivity in Subjects With Compulsive Sexual Behavior (2016) – A German fMRI study replicating two major findings from Voon et al., 2014 and Kuhn & Gallinat 2014. Main Findings: The neural correlates of appetitive conditioning and neural connectivity were altered in the CSB group. According to the researchers, the first alteration – heightened amygdala activation – might reflect facilitated conditioning (greater « wiring » to previously neutral cues predicting porn images). The second alteration – decreased connectivity between the ventral striatum and the prefrontal cortex – could be a marker for impaired ability to control impulses. Said the researchers, « These [alterations] are in line with other studies investigating the neural correlates of addiction disorders and impulse control deficits. » The findings of greater amygdalar activation to cues (sensitization) and decreased connectivity between the reward center and the prefrontal cortex (hypofrontality) are two of the major brain changes seen in substance addiction. In addition, 3 of the 20 compulsive porn users suffered from « orgasmic-erection disorder ».

14. Compulsivity Across the Pathological Misuse of Drug and Non-Drug Rewards (2016) – A Cambridge University study comparing aspects of compulsivity in alcoholics, binge-eaters, video game addicts and porn addicts (CSB). Excerpts: CSB subjects were faster to learning from rewards in the acquisition phase compared to healthy volunteers and were more likely to perseverate or stay after either a loss or a win in the Reward condition. These findings converge with our previous findings of enhanced preference for stimuli conditioned to either sexual or monetary outcomes, overall suggesting enhanced sensitivity to rewards (Banca et al., 2016).

15. Can Pornography be Addictive? An fMRI Study of Men Seeking Treatment for Problematic Pornography Use (2017) – Excerpts: Men with and without problematic porn use (PPU) differed in brain reactions to cues predicting erotic pictures, but not in reactions to erotic pictures themselves, consistent with the incentive salience theory of addictions. This brain activation was accompanied by increased behavioral motivation to view erotic images (higher ‘wanting’). Ventral striatal reactivity for cues predicting erotic pictures was significantly related to the severity of PPU, amount of pornography use per week and number of weekly masturbations. Our findings suggest that like in substance-use and gambling disorders the neural and behavioral mechanisms linked to anticipatory processing of cues relate importantly to clinically relevant features of PPU. These findings suggest that PPU may represent a behavioral addiction and that interventions helpful in targeting behavioral and substance addictions warrant consideration for adaptation and use in helping men with PPU.

16. Conscious and Non-Conscious Measures of Emotion: Do They Vary with Frequency of Pornography Use? (2017) – Study assessed porn user’s responses (EEG readings & Startle Response) to various emotion-inducing images – including erotica. The study found several neurological  differences between low frequency porn users and high frequency porn users. An excerpt: Findings suggest that increased pornography use appears to have an influence on the brain’s non-conscious responses to emotion-inducing stimuli which was not shown by explicit self-report.

17. Preliminary Investigation of The Impulsive And Neuroanatomical Characteristics of Compulsive Sexual Behavior (2009) – Primarily sex addicts. Study reports more impulsive behavior in a Go-NoGo task in sex addicts (hypersexuals) compared to control participants. Brain scans revealed that sex addicts had greater disorganized prefrontal cortex white matter. This finding is consistent with hypofrontality, a hallmark of addiction.

The above studies are all the « brain studies » published (or in the press) on internet porn users.


Neuro-Psychological Studies on Porn Users (most with only excerpts):

(en cours de traduction)

  1. Watching Pornographic Pictures on the Internet: Role of Sexual Arousal Ratings and Psychological-Psychiatric Symptoms for Using Internet Sex Sites Excessively (2011) – Results indicate that self-reported problems in daily life linked to online sexual activities were predicted by subjective sexual arousal ratings of the pornographic material, global severity of psychological symptoms, and the number of sex applications used when being on Internet sex sites in daily life, while the time spent on Internet sex sites (minutes per day) did not significantly contribute to explanation of variance in IATsex score. We see some parallels between cognitive and brain mechanisms potentially contributing to the maintenance of excessive cybersex and those described for individuals with substance dependence
  2. Pornographic Picture Processing Interferes with Working Memory Performance (2013) – Some individuals report problems during and after Internet sex engagement, such as missing sleep and forgetting appointments, which are associated with negative life consequences. One mechanism potentially leading to these kinds of problems is that sexual arousal during Internet sex might interfere with working memory (WM) capacity, resulting in a neglect of relevant environmental information and therefore disadvantageous decision making. Results revealed worse WM performance in the pornographic picture condition of the 4-back task compared with the three remaining picture conditions. Findings are discussed with respect to Internet addiction because WM interference by addiction-related cues is well known from substance dependencies.
  3. Sexual Picture Processing Interferes with Decision-Making Under Ambiguity (2013) – Decision-making performance was worse when sexual pictures were associated with disadvantageous card decks compared to performance when the sexual pictures were linked to the advantageous decks. Subjective sexual arousal moderated the relationship between task condition and decision-making performance. This study emphasized that sexual arousal interfered with decision-making, which may explain why some individuals experience negative consequences in the context of cybersex use.
  4. Cybersex addiction: Experienced sexual arousal when watching pornography and not real-life sexual contacts makes the difference (2013) – The results show that indicators of sexual arousal and craving to Internet pornographic cues predicted tendencies towards cybersex addiction in the first study. Moreover, it was shown that problematic cybersex users report greater sexual arousal and craving reactions resulting from pornographic cue presentation. In both studies, the number and the quality with real-life sexual contacts were not associated to cybersex addiction. The results support the gratification hypothesis, which assumes reinforcement, learning mechanisms, and craving to be relevant processes in the development and maintenance of cybersex addiction. Poor or unsatisfying sexual real life contacts cannot sufficiently explain cybersex addiction.
  5. Cybersex addiction in heterosexual female users of internet pornography can be explained by gratification hypothesis (2014) – Results indicated that Internet porn users rated pornographic pictures as more arousing and reported greater craving due to pornographic picture presentation compared with non-users. Moreover, craving, sexual arousal rating of pictures, sensitivity to sexual excitation, problematic sexual behavior, and severity of psychological symptoms predicted tendencies toward cybersex addiction in porn users. Being in a relationship, number of sexual contacts, satisfaction with sexual contacts, and use of interactive cybersex were not associated with cybersex addiction.
  6. Empirical Evidence and Theoretical Considerations on Factors Contributing to Cybersex Addiction From a Cognitive Behavioral View (2014) – Previous work suggests that some individuals might be vulnerable to CA, while positive reinforcement and cue-reactivity are considered to be core mechanisms of CA development. In this study, 155 heterosexual males rated 100 pornographic pictures and indicated their increase of sexual arousal. Moreover, tendencies towards CA, sensitivity to sexual excitation, and dysfunctional use of sex in general were assessed. The results of the study show that there are factors of vulnerability to CA and provide evidence for the role of sexual gratification and dysfunctional coping in the development of CA.
  7. Prefrontal control and internet addiction: a theoretical model and review of neuropsychological and neuroimaging findings (2015) – Consistent with this, results from functional neuroimaging and other neuropsychological studies demonstrate that cue-reactivity, craving, and decision making are important concepts for understanding Internet addiction. The findings on reductions in executive control are consistent with other behavioral addictions, such as pathological gambling. They also emphasize the classification of the phenomenon as an addiction, because there are also several similarities with findings in substance dependency.  Moreover, the results of the current study are comparable to findings from substance dependency research and emphasize analogies between cybersex addiction and substance dependencies or other behavioral addictions.
  8. Implicit associations in cybersex addiction: Adaption of an Implicit Association Test with pornographic pictures. (2015) – Recent studies show similarities between cybersex addiction and substance dependencies and argue to classify cybersex addiction as a behavioral addiction. In substance dependency, implicit associations are known to play a crucial role. Results show positive relationships between implicit associations of pornographic pictures with positive emotions and tendencies towards cybersex addiction, problematic sexual behavior, sensitivity towards sexual excitation as well as subjective craving.
  9. Symptoms of cybersex addiction can be linked to both approaching and avoiding pornographic stimuli: results from an analog sample of regular cybersex users (2015) – Results showed that individuals with tendencies toward cybersex addiction tended to either approach or avoid pornographic stimuli. Additionally, moderated regression analyses revealed that individuals with high sexual excitation and problematic sexual behavior who showed high approach/avoidance tendencies, reported higher symptoms of cybersex addiction. Analogous to substance dependencies, results suggest that both approach and avoidance tendencies might play a role in cybersex addiction.
  10. Getting stuck with pornography? Overuse or neglect of cybersex cues in a multitasking situation is related to symptoms of cybersex addiction (2015) – Individuals with tendencies towards cybersex addiction seem to have either an inclination to avoid or to approach the pornographic material, as discussed in motivational models of addiction. The results of the current study point towards a role of executive control functions, i.e. functions mediated by the prefrontal cortex, for the development and maintenance of problematic cybersex use (as suggested by Brand et al., 2014). Particularly a reduced ability to monitor consumption and to switch between pornographic material and other contents in a goal adequate manner may be one mechanism in the development and maintenance of cybersex addiction.
  11. Trading Later Rewards for Current Pleasure: Pornography Consumption and Delay Discounting (2015) – Study 1: Participants completed a pornography use questionnaire and a delay discounting task at Time 1 and then again four weeks later. Participants reporting higher initial pornography use demonstrated a higher delay discounting rate at Time 2, controlling for initial delay discounting. Study 2:  Participants who abstained from pornography use demonstrated lower delay discounting than participants who abstained from their favorite food. The finding suggests that Internet pornography is a sexual reward that contributes to delay discounting differently than other natural rewards. It is therefore important to treat pornography as a unique stimulus in reward, impulsivity, and addiction studies and to apply this accordingly in individual as well as relational treatment.
  12. Sexual Excitability and Dysfunctional Coping Determine Cybersex Addiction in Homosexual Males (2015) – Recent findings have demonstrated an association between CyberSex Addiction (CA) severity and indicators of sexual excitability, and that coping by sexual behaviors mediated the relationship between sexual excitability and CA symptoms. The aim of this study was to test this mediation in a sample of homosexual males. Questionnaires assessed symptoms of CA, sensitivity to sexual excitation, pornography use motivation, problematic sexual behavior, psychological symptoms, and sexual behaviors in real life and online. Moreover, participants viewed pornographic videos and indicated their sexual arousal before and after the video presentation. Results showed strong correlations between CA symptoms and indicators of sexual arousal and sexual excitability, coping by sexual behaviors, and psychological symptoms. CA was not associated with offline sexual behaviors and weekly cybersex use time. Coping by sexual behaviors partially mediated the relationship between sexual excitability and CA. The results are comparable with those reported for heterosexual males and females in previous studies and are discussed against the background of theoretical assumptions of CA, which highlight the role of positive and negative reinforcement due to cybersex use.
  13. Subjective Craving for Pornography and Associative Learning Predict Tendencies Towards Cybersex Addiction in a Sample of Regular Cybersex Users (2016) – There is no consensus regarding the diagnostic criteria of cybersex addiction. Some approaches postulate similarities to substance dependencies, for which associative learning is a crucial mechanism. In this study, 86 heterosexual males completed a Standard Pavlovian to Instrumental Transfer Task modified with pornographic pictures to investigate associative learning in cybersex addiction. Additionally, subjective craving due to watching pornographic pictures and tendencies towards cybersex addiction were assessed. Results showed an effect of subjective craving on tendencies towards cybersex addiction, moderated by associative learning.  Overall, these findings point towards a crucial role of associative learning for the development of cybersex addiction, while providing further empirical evidence for similarities between substance dependencies and cybersex addiction.
  14. Exploring the Relationship between Sexual Compulsivity and Attentional Bias to Sex-Related Words in a Cohort of Sexually Active Individuals (2016) – This study replicates the findings of this 2014 Cambridge University study that compared the attentional bias of porn addicts to healthy controls. The new study differs: rather than comparing porn addicts to controls, the new study correlated scores on a sex addiction questionnaire to the results of a task assessing attentional bias (explanation of attentional bias). The study described two key results: 1) Higher sexual compulsivity scores correlated with greater interference (increased distraction) during the attentional bias task. This aligns with substance abuse studies. 2) Among those scoring high on sexual addiction, fewer years of sexual experience were related to greater attentional bias. The authors concluded that this result could indicate that more years of « compulsive sexual activity » lead to greater habituation or a general numbing of the pleasure response (desensitization). An excerpt from the conclusion section: « One possible explanation for these results is that as a sexually compulsive individual engages in more compulsive behaviour, an associated arousal template develops and that over time, more extreme behaviour is required for the same level of arousal to be realised. It is further argued that as an individual engages in more compulsive behaviour, neuropathways become desensitized to more ‘normalised’ sexual stimuli or images and individuals turn to more ‘extreme’ stimuli to realise the arousal desired. »
  15. Mood changes after watching pornography on the Internet are linked to symptoms of Internet-pornography-viewing disorder (2016) – Excerpts: The main results of the study are that tendencies towards Internet Pornography Disorder (IPD) were associated negatively with feeling generally good, awake, and calm as well as positively with perceived stress in daily life and the motivation to use Internet pornography in terms of excitation seeking and emotional avoidance.  Furthermore, tendencies towards IPD were negatively related to mood before and after watching Internet pornography as well as an actual increase of good and calm mood. The relationship between tendencies towards IPD and excitement seeking due to Internet-pornography use was moderated by the evaluation of the experienced orgasm’s satisfaction. Generally, the results of the study are in line with the hypothesis that IPD is linked to the motivation to find sexual gratification and to avoid or to cope with aversive emotions as well as with the assumption that mood changes following pornography consumption are linked to IPD (Cooper et al., 1999 and Laier and Brand, 2014).
  16. Problematic sexual behavior in young adults: Associations across clinical, behavioral, and neurocognitive variables (2016) – Individuals with Problematic Sexual Behaviors (PSB) exhibited several neuro-cognitive deficits. These findings indicate poorer executive functioning (hypofrontality) which is a key brain feature occurring in drug addicts. A few excerpts: From this characterization, it is be possible to trace the problems evident in PSB and additional clinical features, such as emotional dysregulation, to particular cognitive deficits…. If the cognitive problems identified in this analysis are actually the core feature of PSB, this may have notable clinical implications.
  17. Executive Functioning of Sexually Compulsive and Non-Sexually Compulsive Men Before and After Watching an Erotic Video (2017) – Exposure to porn affected executive functioning in men with « compulsive sexual behaviors », but not healthy controls. Poorer executive functioning when exposed to addiction-related cues is a hallmark of substance disorders (indicating both altered prefrontal circuits and sensitization). Excerpts: This finding indicates better cognitive flexibility after sexual stimulation by controls compared with sexually compulsive participants. These data support the idea that sexually compulsive men do not to take advantage of the possible learning effect from experience, which could result in better behavior modification. This also could be understood as a lack of a learning effect by the sexually compulsive group when they were sexually stimulated, similar to what happens in the cycle of sexual addiction, which starts with an increasing amount of sexual cognition, followed by the activation of sexual scripts and then orgasm, very often involving exposure to risky situations.
  18. Exposure to Sexual Stimuli Induces Greater Discounting Leading to Increased Involvement in Cyber Delinquency Among Men (2017) – In two studies exposure to visual sexual stimuli resulted in: 1) greater delayed discounting (inability to delay gratification), 2) greater inclination to engage in cyber-deliquency, 3) greater inclination to purchase counterfeit goods & hack someone’s Facebook account. Taken together this indicates that porn use increases impulsivity and may reduce certain executive functions (self-control, judgment, foreseeing consequences, impulse control). Excerpt: These findings provide insight into a strategy for reducing men’s involvement in cyber delinquency; that is, through less exposure to sexual stimuli and promotion of delayed gratification. The current results suggest that the high availability of sexual stimuli in cyberspace may be more closely associated with men’s cyber-delinquent behavior than previously thought.

 12 articles de issus de la presse neurologique font également des constats similaires :

(en cours de traduction)

    1. Neuroscience of Internet Pornography Addiction: A Review and Update. Un passage en revue des mécanismes qui sous-tendent le développement et le maintien des troubles spécifiques liée à l’utilisation d’Internet, incluant les troubles liés à la consommation de pornographie sur internet. Les auteurs suggèrent que l’addiction à la pornographie (et la dépendance au cybersexe), est similaire aux troubles liés à l’utilisation d’internet, et est à classer comme un trouble lié à l’utilisation d’Internet, et à catégoriser avec les autres dépendances comportementales générées par des troubles liés à l’utilisation de substances, en tant que comportements addictifs.
    2. Sex Addiction as a Disease: Evidence for Assessment, Diagnosis, and Response to Critics (2015), Qui fournit un tableau qui reprenant des critiques spécifiques sur l’existence de la dépendance au porno et au sexe, et proposant des citations qui les contrecarrent.
    3. Neurobiology of Compulsive Sexual Behavior: Emerging Science (2016). Extrait: « Compte tenu de certaines similitudes entre le CSB (Compulsive Sexual Behavior – Comportement Sexuel Compulsif) et les toxicomanies, les interventions ayant prouvé leur efficacité chez les toxicomanies peuvent être prometteuses pour le CSB, ce qui donne un aperçu des orientations futures de la recherche pour enquêter directement sur cette possibilité ».
    4. Should Compulsive Sexual Behavior be Considered an Addiction? (2016). « Extrait: «Des caractéristiques similaires existent entre les Comportements Sexuels Compulsifs et les troubles liés à la consommation de substances. Les systèmes de neurotransmetteurs qui peuvent favoriser le CSB sont les mêmes que ceux liés aux troubles liés à la consommation de substances, et les études récentes de neuroimagerie mettent en évidence des similitudes liées à l' »envie irrépréssible » (« craving ») et aux biais attentionnels. Des traitements pharmacologiques et psychothérapeutiques similaires peuvent être applicables à la CSB et à l’addiction aux substances. «  »
    5. Neurobiological Basis of Hypersexuality (2016). Extrait : « Considérées dans leur ensemble, il semble évident que les altérations du lobe frontal, de l’amygdale, de l’hippocampe, de l’hypothalamus, du septum et des régions cérébrales qui traitent la récompense jouent un rôle de premier plan dans l’émergence de l’hypersexualité. Les études génétiques et les approches de traitement neuropharmacologique indiquent une implication Du système dopaminergique « .
    6. Compulsive Sexual Behaviour as a Behavioural Addiction: The Impact of the Internet and Other Issues (2016).Extraits: « il faut mettre davantage l’accent sur le fait qu’Internet peut faciliter les comportements sexuels problématiques ». Et « les preuves cliniques de ceux qui aident et traitent ces personnes devraient avoir une plus grande crédibilité par la communauté psychiatrique
    7. Cybersex Addiction (2015). Extraits: «Dans les articles récents, la dépendance au cybersexe est considérée comme un type spécifique de dépendance à Internet. Certaines études actuelles ont étudié des parallèles entre la dépendance au cybersexe et d’autres dépendances comportementales, telles que les troubles liés au jeu sur Internet (Internet Gaming Disorders). La réactivité aux stimuli (« cue-reactivity ») et l’envie irrépréssible (« craving ») sont considérées comme jouant un rôle majeur dans La dépendance au cybersexe. Les études sur la neuroimagerie soutiennent l’hypothèse l’existence de points communs significatifs entre la dépendance au cybersexe et d’autres dépendances comportementales ainsi que la dépendance aux substances « . »
    8. Searching for Clarity in Muddy Water: Future Considerations for Classifying Compulsive Sexual Behavior as An Addiction (2016).  Excerpts: « Extraits: « Nous avons récemment reconsidéré des preuves classant le comportement sexuel compulsif (CSB) comme une dépendance exclusivement comportementale (c’est-à-dire sans similitudes avec les dépendances aux substances). Notre examen a révélé que le Comportement Sexuel Compulsif présente des parallèles cliniques, neurobiologiques et phénoménologiques avec des troubles liés à les troubles liés à la consommation de drogues. Bien que l’American Psychiatric Association ait rejeté l’hypersexual Désordre du DSM-5, un diagnostic de CSB (excitation sexuelle excessive) peut être effectué à l’aide de la CIM-10. CSI est également envisagée par la CIM-11. »
    9. Is Internet Pornography Causing Sexual Dysfunctions? A Review With Clinical Reports (2016). An extensive review of the literature related to porn-induced sexual problems. Involving 7 US Navy doctors and Gary Wilson, the review provides the latest data revealing a tremendous rise in youthful sexual problems. It also reviews the neurological studies related to porn addiction and sexual conditioning via Internet porn. The doctors provide 3 clinical reports of men who developed porn-induced sexual dysfunctions. A second 2016 paper by Gary Wilson discusses the importance of studying the effects of porn by having subjects abstain from porn use: Eliminate Chronic Internet Pornography Use to Reveal Its Effects (2016).
    10. Integrating Psychological and Neurobiological Considerations Regarding The Development and Maintenance of Specific Internet-Use Disorders: An Interaction of Person-Affect-Cognition-Execution model (2016). A review of the mechanisms underlying the development and maintenance of specific Internet-use disorders, including « Internet-pornography-viewing disorder ». The authors suggest that pornography addiction (and cybersex addiction) be classified as internet use disorders and placed with other behavioral addictions under substance-use disorders as addictive behaviors.
    11. Sexual Addiction chapter from Neurobiology of Addictions, Oxford Press (2016) – Excerpt: We review the neurobiological basis for addiction, including natural or process addiction, and then discuss how this relates to our current understanding of sexuality as a natural reward that can become functionally « unmanageable » in an individual’s life.
    12. Neuroscientific Approaches to Online Pornography Addiction (2017) – Excerpt: In the last two decades, several studies with neuroscientific approaches, especially functional magnetic resonance imaging (fMRI), were conducted to explore the neural correlates of watching pornography under experimental conditions and the neural correlates of excessive pornography use. Given previous results, excessive pornography consumption can be connected to already known neurobiological mechanisms underlying the development of substance-related addictions.